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Question et réponse écrite n° : 0412 - Législature : 54


Auteur Gwenaëlle Grovonius, PS
Département Vice-premier ministre et ministre de la Coopération au développement, de l'Agenda numérique, des Télécommunications et de la Poste
Sous-département Coopération au développement, Agenda numérique, Télécommunications et Poste
Titre L'Assemblée générale des Nations Unies (QO 6875).
Date de dépôt01/02/2016
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai04/03/2016

 
Question

Vous vous êtes rendu fin septembre 2015, en grande délégation, à l'assemblée générale des Nations Unies. Je tiens à ce sujet à saluer les déclarations relatives aux droits sexuels et reproductifs, l'égalité de genre ou encore la protection sociale, faites par le premier ministre. 1. Le premier ministre a indiqué que 50 % de notre aide au développement seront dorénavant consacrés aux pays les moins avancés (PMA). Cela était déjà le cas. Alors que le Gouvernement semble se diriger vers un gel de l'aide au Burundi et prochainement à la RDC, quelle est la politique globale du Gouvernement lorsqu'il s'agit - selon vous - de geler une partie ou la totalité de l'aide au développement destinée à un pays partenaire? 2. Le premier ministre a ensuite déclaré que la Belgique s'engage aussi, à travers son aide au développement, à soutenir d'autres pays dans la réalisation du nouvel agenda des Objectifs de développement durable (ODD). Pourriez-vous préciser quels pays et pour quels types d'interventions? 3. Enfin, il a plaidé pour la mobilisation d'un large éventail de ressources. Sous la précédente législature, la Chambre a adopté une proposition de résolution de mon groupe relative aux sources innovantes de financement du développement dont la taxe sur les transactions financières (demandes 2 et 3). Quelles sont selon vous ces nouvelles recettes?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B064
Date publication 29/02/2016, 20152016
Réponse

L'objectif est bien de consacrer au moins 50 % de l'aide publique belge au développement aux Pays les moins avancés (PMA). L'aide publique belge inclut aussi les acteurs non gouvernementaux (ONG, universités, institutions scientifiques, etc.), l'aide multilatérale, l'aide humanitaire, l'appui au développement du secteur privé local et d'autres canaux divers et ne se limite donc pas à la coopération gouvernementale avec 14 pays. Le gel de la coopération gouvernementale, par exemple au Burundi, peut effectivement rendre cet objectif plus difficile à atteindre mais rendra d'autant plus nécessaire une plus grande concentration de l'ensemble de la coopération belge. Vous dites que c'est déjà le cas, que 50 % de l'APD belge est déjà consacré aux pays les moins avancés. Cela n'est pas correct. En 2014, 39 % de l'APD belge était consacré aux pays les moins avancés. Le défi est donc considérable. Nous voulons passer de 39 % à 50 % pendant cette législature. 50 % de l'APD en faveur des pays en développement, bien entendu. Le financement du développement ne repose pas uniquement sur l'aide publique au développement. Les transferts privés de fonds par des migrants constituent une des principales ressources financières de nombre de pays. S'y ajoutent les investissement privés étrangers et le commerce international. Mais c'est surtout la mobilisation des ressources nationales et la lutte contre la corruption et les flux illicites de capitaux qui peuvent faire pencher la balance en faveur d'un développement inclusif et durable. C'est dans cet esprit que le gouvernement a inscrit le Tax Policy and Administration Topical Trust Fund du Fonds monétaire international dans la nouvelle liste des organisations multilatérales partenaires de la coopération belge.

 
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