...

Question et réponse écrite n° : 0683 - Législature : 54


Auteur Yoleen Van Camp, N-VA
Département Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique
Sous-département Affaires sociales et Santé publique
Titre La prescription du médicament le moins onéreux.
Date de dépôt26/01/2016
Langue N
Statut questionRéponses reçues
Date de délai26/02/2016

 
Question

La campagne axée sur la prescription du médicament le moins onéreux a été évoquée durant la réunion de commission au cours de laquelle nous avons examiné le pacte avec l'industrie pharmaceutique. Vous avez déclaré que la plupart des médecins et dentistes avaient effectivement appliqué ce principe et que les économies ainsi réalisées s'étaient élevées à 13 millions d'euros pour les patients et 29,8 millions d'euros pour l'État. 1. a) Combien de médecins et combien de dentistes (je voudrais des statistiques distinctes) ont reçu un courrier à ce sujet? b) Chez combien d'entre eux n'a-t-on constaté aucune différence en matière de prescriptions par rapport à la période précédente? 2. a) Note-t-on une différence en ce qui concerne le succès de la campagne dans les diverses parties du pays (Flandre, Wallonie, Bruxelles)? b) Note-t-on une différence en ce qui concerne d'autres paramètres, par exemple la spécialité d'un médecin, ou des différences entre les médecins et les dentistes, ou en fonction du sexe ou de l'âge des médecins? 3. Pour quels médicaments la campagne a-t-elle été la plus efficace? Quels sont les 5 médicaments pour lesquels la hausse du nombre de prescriptions de variantes moins onéreuses a été la plus fulgurante? 4. Vous avez déclaré qu'aucune sanction n'était prévue en 2015 pour les médecins et les dentistes qui ne s'inscrivaient pas dans cette démarche de prescription de médicaments moins onéreux. Envisage-t-on bel et bien de telles sanctions en 2016?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B064
Date publication 29/02/2016, 20152016
Réponse

1. a) Tous les médecins et dentistes ayant prescrit un nombre de conditionnements minimum (c'est-à-dire 200 pour les médecins et 30 pour les dentistes) au cours du premier semestre de 2014, ont reçu fin mars 2015 une lettre avec le feedback individuel 2015 sur leur profil de prescription de médicaments. Au total, 25.598 médecins et 5.274 dentistes ont reçu une lettre. b) Le fait d'avoir eu un comportement prescripteur différent de celui de la période antérieure n'étant pas une raison pour envoyer un feedback individuel 2015 sur le profil de prescription de médicaments à un médecin/dentiste, cette donnée n'a pas été analysée. Par ailleurs, la définition d'une "prescription bon marché" a été modifiée au 1er janvier 2016, ce qui fait que les résultats du feedback individuel précédent (2010) ne peuvent pas simplement être comparés avec ceux du feedback individuel 2015. 2. a) Comme prévu, une première évaluation quantitative a eu lieu en janvier 2016. L'INAMI a vérifié si, sur base des données des mois de mars à août 2015, les médecins et les dentistes ont réussi à atteindre les quotas de prescription "bon marché" existants avec la nouvelle définition. L'analyse démontre que globalement, les médecins et dentistes atteignent les quotas de prescription "bon marché" existants avec la nouvelle définition. Pour un nombre limité de disciplines, le pourcentage atteint est inférieur au quota. Au niveau individuel, les résultats varient. L'INAMI est actuellement en train d'effectuer une analyse complémentaire et plus approfondie de ces résultats d'un point de vue médical: est-ce que l'offre médicamenteuse pour une discipline laisse assez de marge pour (encore) adapter le comportement prescripteur et pour atteindre les quota théoriquement atteignables ou non? Les résultats des deux analyses seront ensuite discutés en concertation avec les médecins et dentistes lors d'une réunion d'évaluation. 2. b) Lors de la première évaluation quantitative de l'INAMI, les pourcentages atteints ont été déterminés par discipline, aussi bien pour les médecins que pour les dentistes. Il n'a pas été tenu compte de paramètres tels que le sexe et l'âge. 3. Lorsque l'on compare les délivrances du quatrième trimestre 2014 avec celles du mois d'août 2015 (dernier mois disponible dans la banque de données Pharmanet), on constate que la part des médicaments "bon marché" est passée de 45 % à 50 %. Sur base annuelle, cela représente 270 millions de DDD (dose moyenne journalière). Les 5 molécules où l'on retrouve l'accroissement le plus important (en DDD extrapolés en année pleine) sont les suivantes: Il est à noter que cet accroissement du pourcentage de médicaments "bon marché" peut résulter du fait que les prescripteurs choisissent des conditionnements "bon marché" au sein de la molécule mais également du fait que les firmes responsables baissent le prix de leurs conditionnements pour qu'ils obtiennent le statut "bon marché". 4. Les pourcentages de prescription par discipline sont restés inchangés en 2015. L'évaluation quantitative qui a été faite et l'analyse plus approfondie en cours permettront de vérifier si les médecins et dentistes peuvent arriver à respecter les pourcentages de prescription "bon marché" et/ou s'il est nécessaire d'adapter ces pourcentages. Ceci se fera en concertation avec le secteur. Des sanctions ne sont pour l'instant pas prévues.

 
Desc. Eurovoc principalPOLITIQUE DE LA SANTE
Descripteurs EurovocFRAIS PHARMACEUTIQUES | POLITIQUE DE LA SANTE | MEDICAMENT