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Bulletin n° : B105 - Question et réponse écrite n° : 2002 - Législature : 54


Auteur Inez De Coninck, N-VA
Département Ministre de la Mobilité, chargé de Belgocontrol et de la Société nationale des chemins de fer belges
Sous-département Mobilité, Belgocontrol et SNCB
Titre Les trains supprimés.
Date de dépôt22/12/2016
Langue N
Publication question     B105
Date publication 10/02/2017, 20162017
Statut questionRéponses reçues
Date de délai03/02/2017

 
Question

Les médias ont relayé des chiffres inquiétants concernant le nombre de trains supprimés, qui s'avère avoir fortement augmenté l'année dernière. Ce nombre, qui s'élevait à 30.508 en 2014, a été ramené à 22.947 en 2015, pour finalement atteindre provisoirement 35.788 fin octobre 2016. La SNCB impute cette augmentation au nombre élevé d'alertes à la bombe, de grèves sauvages et de personnes circulant sur les voies. Selon la presse, la SNCB n'est responsable que d'une suppression de train sur quatre. La SNCB et Infrabel sont quasiment impuissantes face au nombre croissant d'alertes à la bombe. Elles peuvent toutefois lutter plus fermement contre les grèves non annoncées. 1. Combien de trains sont-ils supprimés à cause d'alertes à la bombe? 2. Combien de trains sont-ils supprimés à cause de grèves annoncées? 3. Combien de trains sont-ils supprimés à cause de grèves sauvages? 4. Combien de trains sont-ils supprimés à cause de personnes circulant sur les voies? 5. Comment ces chiffres ont-ils évolué au cours des dernières années? Quelles sont les tendances? Pourriez-vous exprimer vos réponses tant en chiffres absolus qu'en chiffres relatifs? 6. Quelles sanctions la SNCB a-t-elle prises contre les grévistes sauvages en 2016?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B119
Date publication 30/05/2017, 20162017
Réponse

1. à 4. Un aperçu de l'évolution du nombre de trains qui ont été complètement ou partiellement supprimés à cause d'alertes à la bombe, de grèves annoncées, de grèves sauvages et de personnes circulant sur les voies est présenté ci-dessous pour les années 2014, 2015 et 2016. En marge de ces chiffres, la SNCB tient à indiquer que sa part de responsabilité se limite à 12,25 %. Elle est donc responsable d'une suppression de train sur huit, et non sur quatre. 5. Les chiffres démontrent que l'évolution du nombre de trains supprimés et partiellement supprimés à cause d'alertes à la bombe est fortement à la hausse sur les années 2014, 2015 et 2016. Cette tendance doit aussi être replacée dans le contexte de la situation sociétale actuelle, certainement depuis le 22 mars 2016 et en lien avec le niveau 3 de menace de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM). En ce qui concerne le nombre de personnes dans les voies, cette tendance est aussi malheureusement en hausse. Le phénomène de personnes dans les voies est un point permanent de préoccupation au sein d'Infrabel. Des mesures aux endroits à risque ont été et continuent à être prises (clôture, matelas de dissuasion, etc.). Malheureusement, tous les endroits à risque ne pouvant être traités simultanément, renverser cette tendance de manière considérable prendra du temps. Le phénomène est aussi traité dans un groupe de travail commun (Infrabel/SNCB) ayant pour scope le traitement opérationnel des cas de trespassing. Concernant les grèves, les chiffres de 2016 sont en hausse par rapport aux années précédentes, aussi bien pour les grèves annoncées que pour les grèves non annoncées. Infrabel met tout en oeuvre pour garantir un climat social serein, avec une attention particulière pour le bien-être de ses collaborateurs. 6. La SNCB a infligé une sanction administrative au personnel qui était en grève lors des grèves non reconnues.

 
Desc. Eurovoc principalPOLITIQUE DES TRANSPORTS
Descripteurs EurovocGREVE | POLITIQUE DES TRANSPORTS | TRANSPORT FERROVIAIRE
Mots-clés libresSNCB | HORAIRE DES TRANSPORTS