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Bulletin n° : B108 - Question et réponse écrite n° : 1344 - Législature : 54


Auteur Jean-Marc Nollet, Ecolo-Groen
Département Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique
Sous-département Affaires sociales et Santé publique
Titre Stilnox.
Date de dépôt19/01/2017
Langue F
Publication question     B108
Date publication 03/03/2017, 20162017
Statut questionRéponses reçues
Date de délai24/02/2017

 
Question

Les autorités françaises ont décidé d'appliquer des normes plus strictes dans le cadre de la prescription de Stilnox. Cette décision est justifiée par le risque de pharmacodépendance, d'abus et d'usage détourné. 1. Quelle analyse faites-vous de la décision française? Quelles mesures avez-vous prises afin que ces médicaments ne fassent pas l'objet d'un usage détourné dans notre pays? Qu'en est-il du cadre légal entourant la délivrance de ce produit en Belgique? 2. Pourriez-vous donner quelques chiffres concernant la consommation de ce médicament en Belgique? Qu'en est-il par rapport aux autres pays de l'Union? 3. Des dispositions similaires pourraient-elles être prises dans notre pays concernant des médicaments hypnotiques comme les benzodiazépines?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B138
Date publication 04/12/2017, 20172018
Réponse

1. Les différentes règles autour de la manière de prescrire et des ordonnances dans les différents pays sont difficiles à comparer. En effet, en France, une partie de la législation sur les médicaments stupéfiants s'appliquera dorénavant aussi au zolpidem (le principe actif du Stilnox, ou Stilnoct en Belgique). Le zolpidem n'y sera plus disponible que moyennant une prescription "sécurisée" ("ordonnance sécurisée"), ce qui n'existe pas en tant que tel en Belgique. En Belgique, comme en France, le zolpidem ne figure pas sur la liste des médicaments stupéfiants, mais bien sur la liste des substances psychotropes (article 25, arrêté royal du 22 janvier 1998). En ce qui concerne la prescription et la délivrance, cette classification ne présente cependant pas de restrictions spécifiques. La question de savoir s'il ne serait pas mieux d'inclure le zolpidem dans la liste des médicaments stupéfiants a souvent été posée ces dernières années, mais cela n'est actuellement pas le cas. La problématique principale de l'usage abusif / détourné du zolpidem vient du fait qu'il y a assez souvent des prescriptions falsifiées. Cette problématique sera dès lors résolue par l'introduction généralisée de la prescription électronique prévue pour le 1er janvier 2018. 2. Le tableau ci-dessous donne l'évolution de la consommation (exprimée en nombre de conditionnements) des médicaments ayant comme principe actif le zolpidem. 3. Il n'est pas possible de comparer la consommation du zolpidem avec les autres pays de l'Union Européen parce que l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (INAMI) n'a pas d'informations concernant la consommation des médicaments dans ces pays.

 
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Descripteurs EurovocPOLITIQUE DE LA SANTE | MEDICAMENT | TRANQUILLISANT