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Bulletin n° : B108 - Question et réponse écrite n° : 2069 - Législature : 54


Auteur Karin Temmerman, SP.A
Département Ministre de la Mobilité, chargé de Belgocontrol et de la Société nationale des chemins de fer belges
Sous-département Mobilité, Belgocontrol et SNCB
Titre Le manque de sécurité à la gare de Lebbeke (QO 15216).
Date de dépôt23/01/2017
Langue N
Publication question     B108
Date publication 03/03/2017, 20162017
Statut questionRéponses reçues
Date de délai24/02/2017

 
Question

Début 2016, j'avais attiré l'attention de votre prédécesseur sur le manque de sécurité récurrent à la gare de Lebbeke (question n° 8117, Compte rendu intégral, Chambre, 2015-2016, CRIV 54 COM 310). La réponse de la ministre ne m'avait toutefois pas donné entière satisfaction. Il se trouve que sur le terrain, rien n'a changé aujourd'hui. Pour accéder à la gare de Lebbeke le matin, la plupart des navetteurs doivent d'abord traverser la voie de chemin de fer pour rejoindre le quai en direction de Bruxelles. À l'heure de pointe matinale, le train de 7 h 20 vers Termonde accuse un retard récurrent. Lorsqu'il entre en gare, les barrières s'abaissent et restent dans cette position jusqu'à ce qu'il redémarre. Si le train suivant - celui pour Bruxelles - arrive exactement à l'heure, alors que le précédent avait du retard, les barrières restent abaissées et ne se relèvent que lorsque le train pour Bruxelles quitte la gare. Comme je vous l'ai déjà indiqué, cette situation se présente fréquemment. Même en cas de fermeture du passage à niveau, les usagers ont normalement suffisamment de temps pour avoir leur train mais parfois, l'intervalle qui a été calculé à cet effet entre les trains est trop court. Régulièrement, des dizaines de personnes doivent attendre dix minutes devant le passage à niveau fermé et lorsqu'elles se rendent compte qu'il ne rouvre pas, il leur arrive de se faufiler entre les barrières pour ne pas manquer leur train. Durant l'heure de pointe vespérale, trois trains se présentent dans un laps de temps très court (deux vers Termonde, à 17 h 11 et 17 h 20, le premier étant très souvent en retard), et un vers Bruxelles (17 h 12). De ce fait, les barrières restent souvent abaissées longtemps ou ne se relèvent que très brièvement. Cette situation est à l'origine d'une multitude d'incidents: embouteillages à la sortie du parking, voitures qui se trouvent sur les voies au moment de la fermeture des barrières et qui ont du mal à s'en dégager, navetteurs qui doivent se frayer un chemin entre les nombreuses voitures, etc. Dans sa réponse du 13 janvier 2016, la ministre Galant avait indiqué qu'Infrabel examinait une solution technique qui tienne compte des possibilités de retard, sans qu'il soit toutefois dérogé aux principes de sécurité applicables aux passages à niveau. 1. Pourquoi les barrières restent-elles abaissées même lorsque le train qui quitte la gare ne doit plus croiser le passage à niveau? 2. Les barrières du passage à niveau pourraient-elles être abaissées moins longtemps? 3. Pourriez-vous dresser un état des lieux des solutions techniques qu'Infrabel examinait au moment de ma question précédente? 4. Y a-t-il eu entre-temps des projets d'aménagement du passage à niveau de la gare de Lebbeke? 5. Dans le cadre du plan de transport 2017, la SNCB compte-t-elle aménager les horaires à la gare de Lebbeke? Si ce changement apporte une solution à la situation décrite, est-il possible d'anticiper l'entrée en vigueur du nouvel horaire?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B140
Date publication 18/12/2017, 20172018
Réponse

Les barrières s'abaissent dès qu'un train est en approche sur une des deux voies et restent abaissées jusqu'au moment où les systèmes de sécurité indiquent que le train qui est arrivé s'est éloigné suffisamment au-delà du passage à niveau. Il est possible d'optimiser le temps de fermeture des barrières dans certains cas, mais cela n'est pas toujours faisable. Pour le cas qui nous occupe, l''étude d'optimalisation a établi qu'il y a une solution technique permettant une ouverture plus rapide des barrières lorsque le train est arrivé à hauteur du quai de Lebbeke, évidemment sans déroger au principe selon lequel ces barrières s'ouvriront seulement lorsque cela peut se faire en toute sécurité. La SNCB ne souhaite pas encore entrer dans le détail sur des éléments concrets du plan de transport. En effet, le Conseil d'administration de la SNCB vient seulement de se prononcer fin décembre sur la dernière version, qui doit encore être soumise à l'échelon politique. Le plan de transport définitif entrera en vigueur en décembre 2017.

 
Desc. Eurovoc principalPOLITIQUE DES TRANSPORTS
Descripteurs EurovocPROVINCE DE FLANDRE ORIENTALE | INFRASTRUCTURE DE TRANSPORT | POLITIQUE DES TRANSPORTS | CIRCULATION ROUTIERE | SECURITE DES TRANSPORTS | TRANSPORT FERROVIAIRE
Mots-clés libresSNCB