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Question et réponse écrite n° : 0862 - Législature : 54


Auteur Marco Van Hees, PTB-GO!
Département Vice-premier ministre et ministre de la Coopération au développement, de l'Agenda numérique, des Télécommunications et de la Poste
Sous-département Coopération au développement, Agenda numérique, Télécommunications et Poste
Titre Les rémunérations du comité de direction de Proximus.
Date de dépôt23/03/2017
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai02/05/2017

 
Question

La question d'une éventuelle augmentation de salaire de Dominique Leroy, la CEO de Proximus, a fait récemment l'objet d'une polémique dans les médias. Le plafond gouvernemental pour les CEO d'entreprises (semi-)publiques cotées en bourse est de 650.000 euros par an, ce qui représente tout de même près de trois fois votre rémunération de premier ministre. Mais à la lecture du dernier rapport annuel de Proximus, on constate que ce plafond est largement dépassé. D'une part, la rémunération annuelle de Dominique Leroy mentionnée pour 2015 n'est pas de 650.000, mais de 814.000 euros. Et plus surprenant encore, les sept autres membres du comité de direction gagnent ensemble 8.222.458 euros, soit un revenu annuel moyen de 1,17 million d'euros par directeur. Ceux-ci gagnent donc plus que leur chef et nettement plus que le plafond. 1. Comment se fait-il que la rémunération de la CEO de Proximus atteint 814.000 euros en 2015 alors que le plafond est de 650.000 euros? 2. Est-il normal que les adjoints de la CEO, membres du comité de direction, gagnent plus qu'elle et, surtout, qu'ils pulvérisent le plafond, percevant presque deux fois son montant? 3. Les membres du comité de direction sont-ils soumis au plafond? Si non, envisagez-vous de remédier à ce manquement?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B116
Date publication 05/05/2017, 20162017
Réponse

1. et 2. Je me réfère au rapport de rémunération qui fait état de façon correcte du total des rémunérations que l'entreprise a attribuées au CEO de Proximus et aux autres membres du comité exécutif. Il est important de noter que les rémunérations octroyées au CEO actuel sont entièrement basées sur des accords contractuels passés lorsque le ministre précédent (J-P Labille) était en fonction. La rémunération salariale a alors été fixée à 650.000 euros bruts par an, indexés. L'accord comprenait une rémunération de base de 500.000 euros bruts par an, à laquelle s'ajoute une partie variable de 150.000 euros bruts par an. Outre la rémunération pécuniaire, une série d'avantages complémentaires ont alors été déterminés de manière contractuelle, tels que des avantages liés à la pension et la mise à disposition d'une voiture de société. Le plafond convenu par mon prédécesseur ne s'applique pas à la rémunération individuelle des autres membres du comité exécutif qui est fixée de façon autonome par le conseil d'administration sur base de recommandations qui lui sont faites par le comité de nomination et de rémunération. 3. Je n'ai pas l'intention d'adapter le plafond de 650.000 euros convenu par mon prédécesseur, ni de modifier les accords contractuels passés, sous son mandat, avec le CEO de Proximus.

 
Descripteurs EurovocENTREPRISE PUBLIQUE | SALAIRE | TELECOMMUNICATION | CADRE
Mots-clés libresPROXIMUS