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Bulletin n° : B116 - Question et réponse écrite n° : 2225 - Législature : 54


Auteur Roel Deseyn, CD&V
Département Ministre de la Mobilité, chargé de Belgocontrol et de la Société nationale des chemins de fer belges
Sous-département Mobilité, Belgocontrol et SNCB
Titre Gare de Dixmude. - Mesures de lutte contre le vandalisme.
Date de dépôt24/03/2017
Langue N
Publication question     B116
Date publication 05/05/2017, 20162017
Statut questionRéponses reçues
Date de délai02/05/2017

 
Question

Fin février 2017, le bâtiment de la gare de Dixmude a été vandalisé. La SNCB a pris la décision unanime de fermer la salle d'attente et les toilettes en dehors des heures d'ouverture du guichet. Cette décision est non seulement regrettable du point de vue de la lutte contre le vandalisme en tant que tel, mais aussi parce qu'elle réduit encore les modalités pour les usagers du train qui ne bénéficient justement pas d'un service élargi. Cette mesure est également étonnante compte tenu des discussions entre l'administration communale de Dixmude et la SNCB dans l'optique de l'installation d'une surveillance par caméra dans la gare et aux abords de la gare. Le problème pourrait de toute façon être pallié à court terme sans réduire la voilure en termes de services à la clientèle. Cette décision inattendue doit être qualifiée de malheureuse étant donné l'engagement communal de Dixmude de financer des caméras sur fonds propre, ce qui pose la question du fonctionnement habituel de la SNCB à l'égard des autorités locales. 1. Concernant le vandalisme en soi. a) Une évaluation des dommages occasionnés antérieurement dans cette gare peut-elle être fournie? b) S'agissait-il d'un acte isolé ou la gare SNCB de Dixmude a-t-elle déjà connu d'autres actes de vandalisme? c) La nature et la fréquence du vandalisme à Dixmude diffèrent-elles des autres villes et communes? Une telle mesure peut-elle être adaptée de manière standard à d'autres (grandes) villes et communes ainsi qu'à d'autres provinces? d) Pour quels motifs la SNCB a-t-elle pris une décision draconienne comme la fermeture de la salle d'attente et des toilettes en dehors des heures d'ouverture du guichet? e) Pourquoi ne pas avoir attendu l'issue des discussions en cours avec l'administration communale relatives à la surveillance par caméra? 2. Concernant le service restant à Dixmude. a) Quelles solutions de rechange la SNCB offre-t-elle à Dixmude en matière de confort des voyageurs et en matière de services à la clientèle? b) Une estimation du nombre d'usagers au départ de Dixmude en dehors des heures d'ouverture du guichet est-elle possible? Ces données diffèrent-elles beaucoup du nombre de voyageurs pendant les heures d'ouverture? Comment le nombre de voyageurs (embarquement et débarquement) en gare de Dixmude a-t-il évolué ces cinq dernières années? 3. Concernant la surveillance par caméra dans la gare et aux abords de la gare. a) Pourquoi la SNCB n'investit-elle pas elle-même dans la surveillance par caméra dans la gare de Dixmude? Pourquoi laisse-t-elle le soin à l'administration communale de réaliser cet investissement? b) Est-ce possible d'obtenir une vue d'ensemble de nos gares nationales où la SNCB a investi elle-même dans l'installation et l'entretien de systèmes de surveillance par caméra? c) Pourquoi ne pas avoir suivi la même approche pour les différentes gares belges? Quels critères a-t-on utilisés et sur quelle base les a-t-on utilisés?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B129
Date publication 04/09/2017, 20162017
Réponse

1. La réduction du service à Dixmude et la demande de vidéosurveillance doivent être considérées de manière distincte. La décision de réduire la disponibilité de la salle d'attente et des installations sanitaires a été prise avant la demande de vidéosurveillance émanant de la ville. Le maintien de l'ouverture de la salle d'attente au-delà des heures d'ouverture des guichets était une mesure exceptionnelle au profit de la ville. Il avait été convenu au préalable que cette mesure serait annulée dès la survenance d'actes de vandalisme. La décision de fermer la salle d'attente et les toilettes en dehors des heures d'ouverture du guichet a été prise à la suite de nombreux actes de vandalisme. Jusqu'ici, la SNCB a réparé elle-même les dégâts. La mesure a dès lors été mise en oeuvre pour mettre un terme aux multiples dommages délibérés aux installations sanitaires. La SNCB applique également cette mesure dans d'autres villes, communes et provinces. 2. a) Les quais sont équipés d'un abri et d'une marquise accessibles en permanence. Les billets et pass les plus demandés peuvent toujours être achetés via le distributeur automatique. b) Le nombre de voyageurs à l'embarquement et au débarquement est resté stable ces cinq dernières années. Les jours ouvrables, 582 voyageurs par jour en moyenne prennent le train à Dixmude. Le samedi et le dimanche, on compte respectivement 261 et 432 voyageurs. En 2016, quelque 100 transactions journalières ont été enregistrées à la gare, dont 60 % aux guichets, ce qui correspond à une moyenne de huit transactions par heure. Le reste est vendu via le distributeur automatique. L'utilisation du distributeur automatique est répartie de manière équilibrée tout au long de la journée, avec une moyenne de trois transactions par heure. Le week-end, cette moyenne est d'environ six transactions par heure. 3. a) La SNCB procède à une analyse de risques sur la base des communications (appels) et des incidents. Sur la base de cette analyse de risques, Dixmude n'est pas reprise comme gare à risques; aussi, la SNCB estime qu'il n'est pas opportun d'y investir dans la vidéosurveillance. La demande de vidéosurveillance émanait de la ville dans le cadre de vols de vélos à la gare. Les chiffres ne montrent toutefois pas que la gare de Dixmude est confrontée à une grave problématique. b) Initialement, la SNCB a équipé elle-même ses 50 gares principales de vidéosurveillance. Cela s'est fait dans le cadre du projet Malaga. Lors de la transformation d'une gare, la SNCB établit dans le cadre du masterplan un avis de protection, incluant la plupart du temps la vidéosurveillance. Dans ce cas, c'est la SNCB qui supporte en principe les coûts. Par ailleurs, la possibilité d'une vidéosurveillance ou d'autres mesures de protection peut être examinée dans les gares qui sont confrontées à une menace sérieuse ou à des problèmes de sécurité. Dans ces cas spécifiques, la SNCB peut décider de prendre à sa charge les coûts d'une vidéosurveillance. Les gares où la commune ou la ville investit elle-même dans une vidéosurveillance sont Sint-Pieters-Leeuw (gare de Ruisbroek), Wavre-Sainte-Caterine, Duffel, Opwijk, Waregem, Denderleeuw, Waarschoot et Landegem. c) Si une gare n'est pas confrontée à une menace sérieuse ou à un problème de sécurité et si la Ville est elle-même demandeuse d'une vidéosurveillance, une participation financière lui est demandée. La SNCB reste responsable de la gestion des images et de leur suivi en temps réel.

 
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Descripteurs EurovocPROVINCE DE FLANDRE OCCIDENTALE | POLITIQUE DES TRANSPORTS | TRANSPORT FERROVIAIRE | VANDALISME | GARE FERROVIAIRE
Mots-clés libresSNCB