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Bulletin n° : B119 - Question et réponse écrite n° : 2120 - Législature : 54


Auteur Raf Terwingen, CD&V
Département Vice-premier ministre et ministre de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé de la Régie des Bâtiments
Sous-département Sécurité et Intérieur
Titre Les attaques à l'explosif de distributeurs de billets.
Date de dépôt19/04/2017
Langue N
Publication question     B119
Date publication 30/05/2017, 20162017
Statut questionRéponses reçues
Date de délai23/05/2017

 
Question

Le nombre d'attaques de distributeurs automatiques de billets au moyen d'explosifs gazeux est en constante augmentation depuis quelques années dans les pays européens. Ce phénomène consiste à faire exploser un distributeur automatique en vue de s'emparer des billets qu'il contient. Les criminels diffusent un gaz inflammable, tel que l'acétylène, dans les appareils après en avoir bouché les ouvertures à l'aide de mastic. Une explosion est ensuite provoquée, libérant les billets contenus dans l'appareil. Cette forme particulière de vol avec effraction est principalement commise aux Pays-Bas. Outre la perte de l'argent liquide, des dégâts sont souvent occasionnés à l'infrastructure. Les services de police belges ont-ils connaissance de ce phénomène? Dans l'affirmative, combien de fois ce type de délit a-t-il été signalé à la police au cours des cinq dernières années?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B123
Date publication 27/06/2017, 20162017
Réponse

Pour la production des statistiques policières de criminalité, il est fait usage des données qui sont enregistrées par les services de police, tant locale que fédérale, dans les procès-verbaux initiaux et reprises dans la Banque de données nationale générale (BNG). C'est donc une banque de données policières où sont enregistrés les faits sur base de procès-verbaux résultant des missions de police judiciaire et administrative. Elle a une finalité tant opérationnelle que statistique. Les statistiques policières de criminalité reprennent les informations qui doivent obligatoirement être enregistrées dans un procès-verbal initial comme, par exemple, la qualification du fait, la date de perpétration, le lieu où le fait a été commis, etc. Outre ces variables obligatoires, pour chaque fait, des informations complémentaires peuvent être enregistrées dans des champs facultatifs (par exemple les modi operandi) Ces éléments facultatifs ont principalement une finalité opérationnelle et sont nettement moins destinés à des fins d'exploitation statistique. Une recherche dans la BNG, sur base des variables infraction "vol et extorsion" en combinaison avec les modi operandi "faire exploser" et "fait exploser l'engin", des faits auxquels l'objet "distributeur d'argent automatique" est couplé a fourni les résultats ci-après. En 2013, deux faits ont été enregistrés. Pour 2014, trois enregistrements ont été comptabilisés alors qu'en 2015 on en a recensé un. Pour l'année 2012 et les trois premiers trimestres de 2016, aucun fait n'a été trouvé. Étant donné que le modus operandi n'est pas un champ obligatoire à compléter lors de l'enregistrement du PV, il est possible qu'il s'agisse ici d'une sous-estimation du nombre de faits enregistrés.

 
Descripteurs EurovocMONNAIE | CRIMINALITE | BANQUE | VOL | DISTRIBUTEUR AUTOMATIQUE