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Question et réponse écrite n° : 0527 - Législature : 54


Auteur Richard Miller, MR
Département Secrétaire d'Etat à la Lutte contre la pauvreté, à l'Égalité des chances, aux Personnes handicapées, et à la Politique scientifique, chargée des Grandes Villes, adjointe au Ministre de la Sécurité et de l'Intérieur
Sous-département Lutte contre la pauvreté,Égalité des chances,Personnes handicapées, Politique scientifique
Titre Le Martyre de saint Sébastien de Wenceslas Coebergher, emporté d'Anvers en 1794.
Date de dépôt22/05/2017
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai27/06/2017

 
Question

Faisant suite au débat en commission relatif à votre note de politique, et plus précisément sur la problématique de la restitution des oeuvres d'art pillées par les troupes françaises à la fin du 18e et au début du 19e siècle, et qui sont réparties depuis l'édit de 1801 entre les musées français, je voudrais faire référence à l'inventaire annoncé par vos services. À la suite de questions que j'avais posées à votre prédécesseur, la réalisation d'un inventaire reprenant l'ensemble des oeuvres retirées des églises, monastères, cathédrales, etc., de nos régions, a été décidée. Sa publication est annoncée pour 2018, ce qui malheureusement me paraît tardif. Si, avec l'appui du SPF Affaires étrangères, on peut envisager d'entamer un dialogue avec le nouveau gouvernement français pour dégager une solution à l'amiable, il ne faut pas tarder. C'est en ce sens que, pour la période dite "Le siècle de Rubens", je vous demande si vos services peuvent d'ores et déjà confirmer que Le Martyre de saint Sébastien de Coebergher Wenceslas, emporté d'Anvers en 1794 est toujours exposé au musée de Nancy, sans que celui-ci ne puisse faire valoir le moindre droit d'acquisition?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B123
Date publication 27/06/2017, 20162017
Réponse

Les seize oeuvres d'art (de P.P. Rubens, J. Jordaens, G. de Crayer, F. Wouters, T. Bosschaerts, C. De Vos, O. Venius et W. Coebergher) qui ont disparu de nos Régions durant la période française que vous mentionnez, datent en effet de la période baroque.  En réalité, elles constituent moins d'un dixième des oeuvres d'art identifiées comme étant disparues au cours de cette période, dont la plupart sont des peintures. Le tableau le plus récent reprenant les oeuvres d'art disparues au cours de la période française a été établi il y plus de 130 ans dans des conditions difficiles, et principalement à partir de pièces d'archives. C'est la raison pour laquelle l'Institut royal du Patrimoine (IRPA) artistique réalise une étude scientifique en vue de vérifier leur provenance et de contrôler toutes les données dont il dispose. Ces recherches scientifiques prennent du temps et cette étude, qui sera suivie d'un colloque, n'a pas pour seul but d'examiner l'exactitude des données, mais également d'en assurer l'exhaustivité. Je vous informe par ailleurs que l'IRPA engagera à partir d'octobre prochain un scientifique supplémentaire afin d'accélérer la recherche. Cela est rendu possible grâce à un soutien du Fonds Baillet-Latour. Le SPF Affaires étrangères pas seul à participer à la concertation en la matière; y participent également toutes les instances belges compétentes, dont les Communautés. À ma connaissance, les seize oeuvres d'art susmentionnées sont réparties entre les musées régionaux français que vous avez évoqués. Leur provenance est bien indiquée dans diverses publications, catalogues d'art, sites web, ainsi que dans les collections digitalisés de ces musées. Leur "acquisition" remonte à une période où les collections publiques et les musées venaient à peine d'apparaître et où il n'existait pas encore de cadre légal ou de mesures de protection légales.

 
Descripteurs EurovocFRANCE | MUSEE | OEUVRE D'ART | PATRIMOINE CULTUREL | OCCUPATION MILITAIRE | PEINTURE | VOL