Commissie voor Justitie

Commission de la Justice

 

van

 

Woensdag 16 september 2026

 

Namiddag

 

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du

 

Mercredi 16 septembre 2026

 

Après-midi

 

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La réunion publique de commission est ouverte à 15 h 02 et présidée par M. Ismaël Nuino.

De openbare commissievergadering wordt geopend om 15.02 uur en voorgezeten door de heer Ismaël Nuino.

 

Les textes figurant en italique dans le Compte rendu intégral n’ont pas été prononcés et sont la reproduction exacte des textes déposés par les auteurs.

De teksten die cursief zijn opgenomen in het Integraal Verslag werden niet uitgesproken en steunen uitsluitend op de tekst die de spreker heeft ingediend.

 

01 Débat d'actualité sur la surpopulation carcérale et la grève dans les prisons et questions jointes de

- Khalil Aouasti à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Le manque de soutien au personnel pénitentiaire et l'extension du service minimum" (56017824C)

- Marijke Dillen à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "La grève prévue dans les prisons" (56018347C)

- Alain Yzermans à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Les actions syndicales prévues dans les prisons à partir du 6 septembre" (56018348C)

- François De Smet à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Les négociations avec les syndicats concernant le dossier de la surpopulation carcérale" (56018470C)

- Marijke Dillen à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Le rapport accablant du Conseil de l'Europe sur la surpopulation carcérale" (56018668C)

- Alain Yzermans à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Le nouveau rapport accablant du Conseil de l'Europe (CPT) sur la surpopulation carcérale" (56018679C)

- Julien Ribaudo à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Le rapport du CPT sur la situation dans les prisons" (56018702C)

- Julien Ribaudo à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "La grève et les conditions de travail du personnel pénitentiaire" (56018704C)

- François De Smet à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Le rapport critique du Comité européen pour la prévention de la torture concernant nos prisons" (56018718C)

- Khalil Aouasti à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Le mouvement social dans les prisons" (56018854C)

- Claire Hugon Lecharlier à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "La nouvelle grève des agents pénitentiaires" (56018877C)

- Claire Hugon Lecharlier à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Le nouveau rapport du Comité pour la prévention de la torture et traitements dégradants" (56018879C)

- Ismaël Nuino à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "La grève du personnel pénitentiaire" (56018887C)

- Nawal Farih à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Le rapport du CPT sur la surpopulation dans les prisons" (56018981C)

01 Actualiteitsdebat over de overbevolking en de staking in de gevangenissen en toegevoegde vragen van

- Khalil Aouasti aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "Het gebrek aan steun voor het gevangenispersoneel en de uitbreiding van de minimale dienstverlening" (56017824C)

- Marijke Dillen aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De aangekondigde staking in de gevangenissen" (56018347C)

- Alain Yzermans aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De vakbondsacties in de gevangenissen vanaf 6 september" (56018348C)

- François De Smet aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De onderhandelingen met de vakbonden over de overbevolking van de gevangenissen" (56018470C)

- Marijke Dillen aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "Het vernietigende rapport van de Raad van Europa over de overbevolking van de gevangenissen" (56018668C)

- Alain Yzermans aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "Het nieuwe vernietigende rapport van de Raad van Europa (CPT) over de overbevolkte gevangenissen" (56018679C)

- Julien Ribaudo aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "Het rapport van het CPT over de situatie in de gevangenissen" (56018702C)

- Julien Ribaudo aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De staking en de arbeidsomstandigheden van het gevangenispersoneel" (56018704C)

- François De Smet aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "Het kritische rapport van het CPT over onze gevangenissen" (56018718C)

- Khalil Aouasti aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De sociale acties in de gevangenissen" (56018854C)

- Claire Hugon Lecharlier aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De nieuwe staking van de penitentiair beambten" (56018877C)

- Claire Hugon Lecharlier aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "Het nieuwe verslag van het Europees Comité voor de Preventie van Foltering" (56018879C)

- Ismaël Nuino aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De staking van het gevangenispersoneel" (56018887C)

- Nawal Farih aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "Het CPT-rapport over de overbevolking van de gevangenissen" (56018981C)

 

01.01  Khalil Aouasti (PS): Madame la ministre, j'ai effectivement deux questions dans ce débat d'actualité. Peut-être serait-il d'ailleurs plus intéressant de les joindre et de n'en faire qu'une seule, puisque l'une précédait le mouvement social et même la décision du gouvernement du 17 juillet 2026, tandis que l'autre lui succède.

 

Comme je l'ai indiqué, les agents pénitentiaires se plaignent depuis de nombreux mois, voire de nombreuses années, de leurs conditions de travail. Lorsqu'ils évoquent leurs conditions de travail, ils parlent de leurs conditions matérielles dans des bâtiments vétustes, du manque d'uniformes et d'outils simplement nécessaires pour travailler ou se protéger.

 

Mais ils se plaignent aussi de conditions de détention qui rendent, en réalité, les conditions de travail toxiques, voire explosives, au sein des établissements pénitentiaires. Je citerai notamment la surpopulation carcérale, l'absence d'accès aux soins pour toute une série de détenus ou encore le fait que certaines personnes ne mangent pas à leur faim, avec toutes les conséquences que cela entraîne.

 

Comme je vous l'ai indiqué, l'accord social avait été négocié en janvier et n'était même pas encore entré en vigueur que de nouvelles négociations avaient déjà débuté. Alors même que ces négociations et cette concertation syndicale n'avaient pas pu aboutir, le gouvernement a, le 17 juillet 2026, exécuté la loi de 2019 en adoptant un arrêté royal pour appliquer le droit de réquisition. Cette décision a été vécue comme un véritable poignard dans le dos. Avec l'arrivée du 21 juillet et la chaleur de l'été, vous pensiez que vous alliez être tranquilles, compte tenu du momentum politique du gouvernement.

 

Il se fait que les organisations syndicales ont légitimement décidé de mener un mouvement social. Elles dénoncent le fait de devoir fonctionner quotidiennement avec 35 % d'effectifs en moins à Haren, le fait que, dans des prisons comme celle de Bruges – comme l'a relevé le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) – des internés doivent être menottés afin de permettre au personnel de s'occuper des autres détenus et le fait que certaines prisons contiennent encore de l'amiante. Tout cela rend leurs conditions de travail insuffisantes.

 

Ce n'est certainement pas un éventuel accord représentant 300 euros par an qui va les calmer, puisque ce n'est pas de cela qu'ils parlent, mais bien de leur sécurité. Cette grève constitue donc un véritable cri d'alarme.

 

Madame la ministre, sur quelle base avez-vous adopté cet arrêté royal du 17 juillet 2026, alors que la dernière évaluation disponible remontait à deux ans et n'était plus adaptée à la situation actuelle? Sur quelle base ont été adaptés les plans modèles qui prévoient des cadres remplis à 100 %, ce qui ne correspond même pas à la réalité des effectifs actuels?

 

Quand comptez-vous enfin sortir de cette situation de surpopulation carcérale, après deux lois d'urgence inefficaces et l'annonce, dans la presse, d'un milliard d'euros dont nous attendons toujours le premier euro? Quelles réelles mesures d'urgence entendez-vous mettre en place, avec quel budget et quand?

 

Enfin, quand reprendrez-vous une véritable concertation sociale, en la respectant et en la menant jusqu'à son terme, afin de permettre aux premières personnes qui tiennent ces édifices pénitentiaires – que la majorité a refusé d'entendre dans cette commission il y a quelques minutes – de pouvoir enfin travailler dans des conditions dignes?

 

Comme je suis dans deux commissions en même temps, je viendrai écouter la réponse de Mme la ministre, mais je dois m’absenter pendant que les autres collègues posent leur question. Je m’en excuse.

 

01.02  Marijke Dillen (VB): Mijnheer de voorzitter, mevrouw de minister, collega's, eind augustus 2026 had het gemeenschappelijk vakbondsfront terecht een stakingsaanzegging ingediend voor alle penitentiaire instellingen, ook de detentiehuizen. De staking heeft vijf à zes dagen geduurd want ze is al op zondag in de late namiddag of in de vooravond begonnen.

 

De eisen en de kritiek van de vakbonden waren opnieuw dezelfde. Ze wezen op de aanhoudende problemen inzake overbevolking, de aanzienlijke personeelstekorten en problemen inzake infrastructuur en veiligheid. Bijzonder belangrijk is ook hun vraag om eindelijk een oplossing voor de achterstallige vakantiedagen van het personeel te vinden. Die achterstand is inmiddels opgelopen tot 800.000 dagen. Mevrouw de minister, daar moet een oplossing voor komen.

 

Collega's, wij weten allemaal dat de onvrede bij het personeel niet nieuw is. De vakbonden eisen dat op redelijke maar korte termijn iets wordt gedaan aan de gigantische vakantieachterstand. Wij weten ook – ook dat is niet nieuw – dat de beslissing om bij een staking sneller personeel op te vorderen, kwaad bloed heeft gezet bij de vakbonden.

 

De vakbonden wijzen erop dat de situatie in de gevangenissen niet alleen problematisch is voor het personeel, dat in onveilige omstandigheden moet werken, maar ook voor gedetineerden en geïnterneerden. Getuige daarvan zijn de verschillende veroordelingen van de Belgische Staat die aanzienlijke boetes met zich brengen. Het gaat om boetes die miljoenen euro bedragen.

 

De vakbonden vragen dan ook terecht dat de problemen eindelijk ten gronde worden aangepakt.

 

Mevrouw de minister, de vraag dient ook te worden gesteld hoeveel stakingen, veroordelingen van de Staat, overuren, achterstallige vakantiedagen en ontslagen nog nodig zijn vooraleer de regering erkent dat het probleem niet beheersbaar is en dat de noodmaatregelen die wij hebben goedgekeurd absoluut onvoldoende zijn.

 

Daarom heb ik enkele vragen.

 

U was op de hoogte van de stakingsaanzegging. Uit de media is gebleken dat er overleg heeft plaatsgevonden, maar dat overleg heeft niets opgeleverd. Kunt u daar meer toelichting over geven? Wat zult u doen om de achterstallige vakantiedagen op korte termijn weg te werken en er eindelijk voor te zorgen dat het penitentiaire personeel zijn vakantie op een correcte manier kan opnemen?

 

Ook het probleem van de aanzienlijke personeelstekorten blijft aanslepen. Kunt u een overzicht geven van het huidige personeelstekort binnen de gevangenissen en eventueel ook de detentiehuizen? Wat wilt u doen om hiervoor een oplossing ten gronde uit te werken?

 

Uit informatie blijkt dat het aantal vrijwillige vertrekken bij het penitentiair personeel ongeveer verdubbeld is tegenover vijf jaar geleden. Klopt dat? Kunt u daarover meer informatie geven?

 

Mijnheer de voorzitter, ik neem aan dat ik onmiddellijk naar mijn tweede vraag kan gaan? Die gaat over het vernietigende en zeer kritische rapport van de Raad van Europa. Ik neem aan dat u dat inmiddels hebt kunnen doornemen. Dat heeft duidelijk ernstige gevolgen voor het penitentiair personeel, voor de gedetineerden en voor de werking van het strafrechtsysteem.

 

In mei bezocht het Europees Comité voor de Preventie van Foltering en Onmenselijke of Vernederende Behandeling of Bestraffing (CPT) een aantal gevangenissen en één forensisch psychiatrisch centrum (FPC). Het vorige bezoek dateert van ongeveer tien jaar geleden, van 2017. Er werd vastgesteld dat de omstandigheden aanzienlijk verslechterd zijn. Het probleem van de overbevolking kenden we al. Die aspecten hebben een impact op het leven in detentie, wat leidt tot spanningen tussen gedetineerden onderling en tussen gedetineerden enerzijds en cipiers en politieagenten anderzijds. Kortom, in het rapport wordt aangeklaagd wat hier in deze commissie met regelmaat van een klok wordt aangekaart, vooral vanuit de oppositie.

 

Mevrouw de minister, wat is uw antwoord op dat vernietigende rapport? Ik vind het ook zeer schrijnend en onaanvaardbaar dat geïnterneerden hier in onze gevangenissen aan hun lot worden overgelaten. Wat is uw antwoord daarop?

 

Heeft er overleg plaatsgevonden met het CPT? Zo ja, welke informatie werd er meegedeeld? Welke genomen maatregelen werden er aan het CPT toegelicht? Werd er hierbij eveneens meegedeeld wat de beweerde impact op het terrein is? Kunt u een gedetailleerd overzicht geven?

 

Le président: M. Yzermans s'est excusé pour cette séance à laquelle il ne peut être présent. Je donne la parole à M. De Smet.

 

01.03  François De Smet (DéFI): Pour ce débat, je m'en réfère à mes deux questions telles que préparées par écrit.

 

La presse rapporte que les organisations syndicales du secteur pénitentiaire ont été reçues à votre cabinet “pour une avancée dans le dossier prisons”.

 

Ces rencontres font suite à un été marqué par plusieurs actions dans les établissements pénitentiaires, sur fond d'une population carcérale qui dépasse durablement la capacité disponible. Les organisations syndicales lient explicitement les conditions de travail de leurs membres à cette surpopulation et réclament des engagements structurels plutôt que des mesures ponctuelles de désengorgement.

 

À ce jour, aucune communication officielle n'a précisé le contenu des propositions déposées sur la table ni le calendrier envisagé.

 

En conséquence, madame la ministre peut-elle me faire savoir:

 

1° si elle confirme la tenue de ces réunions, quel en était l'objet exact;

 

2° dans l’affirmative, les demandes formulées par les organisations syndicales et les propositions qui leur sont soumises;

 

3°  la population carcérale totale, la capacité réelle par établissement et le taux d'occupation moyen et maximal à la date la plus récente possible; 

 

4° les mesures structurelles qu’elle compte prendre pour réduire la surpopulation, (capacité additionnelle, maisons de détention, exécution des courtes peines, recours à la surveillance électronique, politique de libération conditionnelle);

 

5° quelles suites vous entendez donner aux dernières recommandations du Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) qui met en évidence le fait que ce n'est pas la construction de nouvelles prisons qui résoudra le problème mais bien une réduction globale de la population carcérale par un recours accru aux peines alternatives?

 

Le rapport du Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) du Conseil de l'Europe, publié le 8 septembre 2026, dresse un bilan particulièrement alarmant de la situation des prisons belges, dénonçant un risque permanent de traitements inhumains et dégradants : une surpopulation carcérale critique et structurelle (matelas au sol , espace personnel insuffisant) ; pénurie de personnel ; explosion des violences entre détenus ; difficultés d’accès aux soins

 

.La Belgique a déjà été condamnée à de multiples reprises par la Cour européenne des droits de l'homme pour des conditions de détention contraires à l'article 3 de la Convention. La loi de principes du 12 janvier 2005 concernant l'administration pénitentiaire ainsi que le statut juridique des détenus consacre le droit de tout détenu à des conditions de détention dignes, tandis que le Masterplan Prisons, engagé pour résorber la surpopulation via la création de nouvelles places, n'a à ce jour pas permis d'atteindre les objectifs fixés.

 

Les effets de la loi du 22 juillet 2026 (MB 5 août 2026) visant à lutter contre la surpopulation carcérale , ne sont quant à eux pas encore visibles.

 

En conséquence, Madame la Ministre peut-elle me faire savoir:

 

1° Si elle confirme  les constats de ce rapport du Conseil de l'Europe ?

 

2° L 'état d'avancement du Masterplan Prisons notamment pour  la mise en service des places supplémentaires annoncées ?

 

3° Les  mesures immédiates de désengorgement envisagées  dans l'attente ?

 

4° Si la Belgique risque de nouvelles condamnations devant la Cour européenne des droits de l'homme sur la base de ce rapport et dans l’affirmative les instructions  données à l'administration pénitentiaire pour prévenir un tel risque ?

 

Le président: Monsieur Ribaudo. Vous pouvez, à l'instar collègues, poser vos différentes questions en une seule fois.

 

01.04  Julien Ribaudo (PVDA-PTB): Bonjour, madame la ministre. Ce soir, à Haren, un agent va commencer sa garde – j'évoque Haren, mais ce pourrait être n'importe quelle prison du pays. Cet agent sait, déjà maintenant, qu'il ne sera pas suffisamment épaulé par d'autres collègues. Il sait qu'il verra des détenus allongés sur un matelas à terre, entre deux lits. Il sait que, s'il tombe malade demain, il ne sera probablement pas remplacé. Il sait que, quand il marchera dans les couloirs, il ne se sentira pas totalement en sécurité. Il sait enfin qu'il dispose entre 70 et 80 jours de congé qu'il n'a jamais pu prendre, non parce qu'il ne le veut pas, mais parce qu'il ne le peut pas, faute de personnel en suffisance. Ce sont au total 800 000 jours de congé accumulés, madame la ministre, qui n'ont pas été pris par le personnel. Voilà la réalité!

 

Ce n'est pas moi qui invente cette image. C'est celle que dessine votre propre administration, noir sur blanc, avec les chiffres qu'elle remet chaque semaine. C'est ce que dit le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT).

Et c'est ce que confirment les témoignages du terrain.

 

Le 8 septembre, le CPT a publié son rapport: surpopulation chronique, conditions indignes, violences en hausse, soins insuffisants, notamment pour les personnes internées. Aujourd'hui, nos prisons comptent 13 604 détenus pour 11 064 places. Rien qu'à Haren, il y a 145 matelas au sol. Il y en a 544 dans tout le pays. Selon le Conseil central de surveillance pénitentiaire, ce chiffre a presque triplé en un an.

 

Vendredi dernier, la justice de Gand vous a condamnée à ramener la surpopulation à 110 % de sa capacité réelle, sous peine d'astreinte. Ma première question est donc la suivante, madame la ministre: quel calendrier fixez-vous pour exécuter cette décision? Combien l'État belge a-t-il déjà payé en astreintes pour surpopulation? Jusqu'à quand comptez-vous payer plutôt qu'agir?

 

La surpopulation carcérale était dramatique avant les vacances - on en avait déjà parlé – et elle l'est toujours. Elle pèse sur les détenus. Elle pèse sur les structures externes qui n'arrivent même plus à faire leur travail de lutte contre la récidive. Et elle pèse sur les travailleurs pénitentiaires.

 

D'ailleurs, il faut que nous parlions de ces travailleurs. Ce gouvernement le sait, et vous l'avez répété maintes et maintes fois: l'une des clés est la revalorisation de la fonction. Or, on constate que la situation évolue dans l'autre sens.

 

Le Front commun syndical vient d'observer cinq jours de grève dans toutes les prisons du pays. Alain Blancke, de la CSC le disait clairement la semaine derrière dans les médias: "La ministre de la Justice estime apparemment que les mesures prises à court et à moyen terme sont suffisantes." Les travailleurs, eux, madame la ministre, vous disent le contraire: en cinq ans, les démissions dans le secteur ont doublé.

 

Les promesses de revalorisation n'arrivent pas, le dialogue avec les organisations syndicales est au point mort, et nous recevons, comme cadeau d'avant-vacances, un arrêté royal qui instaure la réquisition dès le premier jour de grève. Dans les faits, vous empêchez les travailleurs de dénoncer les conditions de travail exécrables que vous et les gouvernements précédents leur avez imposées.

 

Des agents voient la police arriver chez eux à 1h du matin pour leur signifier qu'ils sont réquisitionnés. Quelle violence, quel mépris, madame la ministre!

 

Comment justifiez-vous qu'on réquisitionne davantage un personnel que le CPT lui-même décrit dans son rapport comme incapable d'assurer le service minimum, même hors grève, faute d'effectifs suffisants?

 

Madame la ministre, les travailleurs ont besoin de réponses. Nous aussi. Vous êtes prévenue, parce qu’un préavis de grève a déjà été déposé pour le 25 septembre dans toutes les prisons du pays.

 

Ma troisième question est donc très simple: qu’allez-vous faire, madame la ministre, pour que les travailleurs n'aient plus besoin de faire grève le 25 septembre à cause de votre inaction?

 

01.05  Claire Hugon Lecharlier (Ecolo-Groen): Monsieur le président, excusez-moi, mais des débats d'actualité se tiennent simultanément en commission de l'intérieur.

 

Madame la ministre, une grève de grande ampleur a été menée entre le 6 et le 11 septembre dans les différents établissements pénitentiaires du pays. Le personnel pénitentiaire lance un énième cri d'alarme face aux conditions de travail particulièrement difficiles, en raison, en grande partie, de la surpopulation carcérale, ainsi que de la pénurie de membres de personnel, de difficultés liées à l'infrastructure et à la sécurité.

 

Les syndicats constatent notamment que les deux trains de mesures d'urgence censées soulager la pression due à la surpopulation n'ont pas permis d'améliorer structurellement la situation. Ils dénoncent également le fait que le nombre d'effectifs censés assurer un service minimum n'est, en réalité, souvent même pas atteint hors période de grève.

 

Dans son récent rapport concernant la Belgique, le Comité européen pour la prévention de la torture pointe les conséquences désastreuses mais bien connues de la surpopulation carcérale sur les conditions de détention. Sa visite de 2025 a pu démontrer qu'avec le niveau d'effectifs en place au moment de la visite, le service minimum légalement requis était rarement garanti non seulement pendant les jours d'action syndicale, mais aussi lors de jours ordinaires.

 

Selon les représentants du personnel pénitentiaire, les discussions avec votre cabinet et l'administration pénitentiaire n'ont abouti à aucune solution concrète à ce stade.

 

Madame la ministre, pouvez-vous nous donner un état des lieux du dialogue avec les syndicats du personnel pénitentiaire, ainsi qu'un état des lieux pour 2025 et 2026 des jours et établissements où les effectifs prévus pour le service minimum n'ont pas pu être présents – évidemment en considérant les périodes de grève et les périodes hors grève?

 

Quelles sont les actions mises en place actuellement pour atténuer l'impact de la situation sur les droits et les conditions de détention des personnes détenues? Je reviendrai tout à l'heure avec une question concernant la Fidex (Fédération bruxelloise des Institutions pour Détenus et Ex-Détenus).

 

Pour revenir sur le Comité contre la torture et le rapport qu'il vient de publier concernant les conditions de détention en Belgique, ce groupe a notamment visité les prisons de Gand, de Haren, de Nivelles et de Marche-en-Famenne qui, comme bien d'autres, présentent des taux de surpopulation très élevés, ce qui entraîne des répercussions négatives sur les personnes détenues tout comme sur le personnel pénitentiaire.

 

Plusieurs observations sont mises en avant dans ce rapport. Le SPF Justice, dans son mémorandum de 2024, propose d'inscrire dans la loi de principe du 12 janvier 2005 un taux maximal d'occupation. Vous indiquez que l'exercice de cartographie est en cours, mais j'aimerais savoir s'il existe un calendrier et si vous prévoyez effectivement une inscription dans la loi. En ce qui concerne le calendrier de la fermeture de la prison de Saint-Gilles, cela reste très flou. Elle était censée fermer après l'ouverture de la prison de Haren, fin 2024, et maintenant on nous dit qu'elle fermera lorsque le taux de population redescendra, et au plus tard en 2035. Quelles sont donc les étapes mises en place pour réellement y parvenir?

 

Le Comité contre la torture note que la disposition relative à la création d'un service d'inspection des prisons, prévue dans la loi du 23 mars 2019, n'a pas encore été mise en œuvre. Où en est-on à cet égard?

 

Existe-t-il des formations destinées au personnel pénitentiaire, notamment en ce qui concerne les techniques de désescalade, l'évaluation des risques, des besoins individuels, la sécurité dynamique, la sensibilité au genre, ainsi que la prise en compte des traumatismes pouvant exister? Toutes ces formations feraient défaut. J'aimerais donc également savoir ce que vous prévoyez à cet égard.

 

Enfin, un code de déontologie inspiré de la recommandation du Comité des ministres du Conseil de l'Europe relative au Code européen de déontologie pour le personnel pénitentiaire est-il prévu?

 

01.06  Ismaël Nuino (Les Engagés): Madame la ministre, comme vous le savez, fin août, le front commun syndical du personnel pénitentiaire a déposé un préavis de grève couvrant tous les établissements pénitentiaires (y compris les centres de détention provisoire), à compter du 6 septembre 22 h, avec des actions annoncées jusqu'au 11 septembre.

 

Les motifs invoqués ne sont malheureusement pas nouveaux: surpopulation carcérale persistante, pénurie de personnel et difficultés en matière d'infrastructures et de sécurité. Selon les informations parues dans la presse, les négociations entre les syndicats, votre cabinet et l'administration pénitentiaire n'ont abouti à aucun résultat à ce stade.

 

Vendredi, le tribunal civil de Gand a d'ailleurs contraint l'État belge à ramener la surpopulation dans la prison de Gand à 110 % de la capacité réelle, sous peine de nouvelles astreintes.

 

Cette situation illustre une nouvelle fois la fragilité chronique de notre système pénitentiaire et l'épuisement d'un personnel qui alerte depuis plusieurs années sans qu'une réponse structurelle ne soit apportée.

 

Madame la ministre, pouvez-vous nous dresser un état des lieux précis de la situation dans les établissements pénitentiaires concernés: taux d'occupation, cadre du personnel effectif par rapport au cadre prévu, et conditions matérielles et sécuritaires actuelles ? Quelles concertations ont été menées jusqu'à présent avec le front commun syndical? Sur quels points précis les discussions ont-elles échoué, et une nouvelle réunion de négociation est-elle déjà planifiée? Quels moyens concrets comptez-vous mobiliser à court, moyen et long terme pour répondre aux revendications syndicales et éviter que ce mouvement de grève ne se prolonge ou ne se généralise? Un plan de continuité du service a-t-il été établi avec la direction des établissements concernés pour garantir la sécurité des détenus et du personnel non-grévistes pendant la période d'action, du 6 au 11 septembre? Quelles conséquences retenez-vous de cette grève et comment comptez-vous, à l'avenir, tenter de les éviter?

 

01.07  Nawal Farih (cd&v): Mevrouw de minister, het rapport van de Raad van Europa bevestigt de ernst van de situatie in onze gevangenissen. Mijn bijzondere aandacht ging in het rapport vooral naar de geïnterneerden, een groep die toch wel voor veel druk zorgt, ook op het gevangeniswezen. Zoals iedereen wel weet en begrijpt, is de gevangenis niet de plek om geïnterneerden verder te helpen, waar zij de nodige zorg kunnen krijgen.

 

Bovendien lees ik in het rapport ook dat maar liefst een geval op drie van agressie tegen het personeel wordt gepleegd door geïnterneerden. We moeten duidelijk stellen dat de kans op re-integratie voor die doelgroep zonder psychologische zorg uiterst moeilijk zal zijn en dat we de samenleving dan ook niet veiliger zullen maken als zij worden vrijgelaten. Het gebrek aan psychologische zorg wordt ook meermaals aangehaald in het rapport. Er is urgentie voor deze doelgroep en het is van heel groot belang om daar verder op in te zetten.

 

Er werd eerder vermeld dat er voor 2026 extra plaatsen in de forensische zorg zouden worden voorzien. Mevrouw de minister, ik krijg graag een stand van zaken. Hoeveel van de aangekondigde bijkomende plaatsen zijn vandaag effectief in gebruik genomen? Hoeveel geïnterneerden zijn hier al naar doorgestroomd? De wachttijden voor plaatsing in een forensisch-psychiatrisch centrum lopen op tot enkele jaren. Kunt u ons meedelen hoe we die termijn kunnen inkorten? Wordt er daaraan al gewerkt in samenwerking met de minister van Volksgezondheid?

 

In het rapport van de Raad van Europa staan ook verschillende opmerkingen over de gezondheidszorg in het algemeen in detentie. Zo wordt ook het tekort aan gespecialiseerde hulpverleners aangehaald. In het regeerakkoord is een overdracht van de penitentiaire gezondheidszorg naar Volksgezondheid voorzien. In 2026 werd ook 2 miljoen vrijgemaakt voor een pilootproject. Wat is het traject voor de volledige overdracht, met welke timing?

 

Een tweede doelgroep die bijzonder zwaar weegt op het gevangeniswezen is die van de gedetineerden zonder verblijfsrecht. De aantallen zijn gekend. Het gaat over 4.000 gedetineerden zonder verblijfsrecht die in onze gevangenissen opgesloten zijn. Ik denk dat we het er allemaal over eens zijn dat een snelle en efficiënte terugkeer van deze veroordeelden dan ook noodzakelijk is. Welke mogelijkheden bestaan er vandaag om ervoor te zorgen dat deze veroordeelden sneller verwijderd kunnen worden? We zien immers dat er een lange tijd overheen gaat en dat die doelgroep geruime tijd in onze gevangenissen verblijft, terwijl op voorhand al zeer goed geweten is dat zij het land moeten verlaten.

 

Ik heb nog een algemene vraag over de gevangeniscapaciteit. Er zou meer ingezet worden op modulaire units om op korte termijn extra plaatsen te creëren. Wat is de stand van zaken met betrekking tot die geplande modulaire units? Waar loopt het vast?

 

Le président: Quelqu’un d’autre souhaite-t-il intervenir? Les personnes n’ayant pas introduit de question peuvent intervenir soit lors des questions, soit lors des répliques, mais pas les deux.

 

01.08  Arthur Orlians (Anders.): Ik ga geen hele inleiding geven, ik ben het natuurlijk eens met de inleiding van de collega's. Er is ook al heel veel geschreven en er is al vaker gestaakt. Het probleem is dat er maar geen licht aan het einde van de tunnel komt, dat de situatie niet verbetert.

 

Dit maakt onze samenleving elke dag onveiliger. Sommige mensen kunnen niet opgesloten worden in de gevangenis omdat er geen plaats is en de mensen die vrijkomen na een verblijf in mensonterende omstandigheden, kunnen een veiligheidsrisico vormen voor de samenleving. Het is dus heel belangrijk dat we daar iets aan doen.

 

Dat is natuurlijk niet alleen de verantwoordelijkheid van deze regering. Ik geef dat grif toe. Ook andere regeringen hadden daaromtrent al meer kunnen doen. Vanaf nu moeten we natuurlijk vooruitkijken. Dan rijst de vraag wat er nu gebeurt op het terrein. Heel concreet heb ik daarover twee vragen.

 

Als ik het goed begrepen heb, werd in 2023 of 2024 een raamcontract goedgekeurd voor die modulaire units, voor die containerunits. Ongeveer 1.100 plaatsen zouden op die manier extra gecreëerd worden, met detentiehuizen en ook bij andere departementen, zoals Asiel en Migratie. Daarvoor werd een raamcontract goedgekeurd. Er werd zelfs een bouwbedrijf geselecteerd, als ik me niet vergis. Wat is nu de stand van zaken? Wanneer komen die extra plaatsen er?

 

De mensen zonder papieren vormen inderdaad een heel belangrijke factor in de problematiek rond de overbevolking. Ik las deze week nog op de voorpagina dat 1.200 criminelen zonder papieren dit jaar zijn teruggestuurd. Dat is natuurlijk pas na afloop van hun straf of op het einde. Op die manier lost men de overbevolking dus niet op. Tijdens de straf gaat het slechts over ongeveer 40 mensen. De vraag is hoe we dat kunnen versnellen. Moeten daarvoor nieuwe samenwerkingsakkoorden worden gemaakt of kan dat binnen de bestaande samenwerkingsakkoorden? Twee heel concrete vragen waarop hopelijk een antwoord komt.

 

Le président: Si plus personne ne souhaite intervenir, je donne la parole à Mme la ministre.

 

01.09 Minister Annelies Verlinden: Collega's, we hebben elkaar al gezien in de bijzondere commissie, maar het is goed om jullie na de vakantie terug te zien. Dit is een zeer actueel thema dat uiteraard ook al heel wat jaren in dit Parlement wordt besproken. De situatie is ons bekend en werd al meermaals besproken in deze commissie.

 

Zoals jullie weten en ook gezegd hebben, heeft het Europees Comité voor de Preventie van Foltering op 8 september zijn rapport over het bezoek aan de inrichtingen gepubliceerd. Ik betwist de vaststellingen van het comité niet. Ze stemmen immers overeen met wat we zelf hebben vastgesteld en nog steeds vaststellen en met de cijfers die ik u zal geven.

 

De problemen zijn al lang bekend en de oplossingen vragen veel aandacht, maar bovenal ook veel samenwerking. Vandaag verblijven er in totaal 13.604 gedetineerden in onze gevangenissen, die een capaciteit hebben van 11.388 plaatsen. Het comité stelde bij zijn bezoek een bezettingsgraad van 118 % vast. Intussen bedraagt die bezettingsgraad 119,5 %. Het aantal grondslapers evolueerde van 416 voor de zomer, over 470 eind augustus, naar meer dan 530 vandaag. Er verblijven vandaag nog steeds meer dan 1.000 geïnterneerden in onze gevangenissen en meer dan 3.900 gedetineerden zonder recht op verblijf.

 

Dat legt een enorme druk op het gevangeniswezen. Door de beslissing om de straffen tot drie jaar uit te voeren zonder dat daarvoor in voldoende capaciteit werd voorzien, verblijven er vandaag zo'n 2.000 veroordeelden met een gevangenisstraf tot drie jaar in onze gevangenissen. Dat zet een enorme druk op het gevangeniswezen. De voorspellingen en inzichten van vóór de beslissing om die korte straffen in de gevangenis uit te voeren, hebben toen helaas niet geleid tot een andere beslissing. We worden vandaag geconfronteerd met de gevolgen ervan.

 

Daarnaast zijn de personeelskaders in de gevangenissen voor zo'n 94 % ingevuld. Dat geldt voor het bewakingspersoneel, maar ook voor het medisch en zorgpersoneel en voor de psychosociale diensten, iets waarop ook het comité uitdrukkelijk wijst.

 

In totaal worden zo'n 650 personeelsleden gezocht om de bestaande kaders volledig in te vullen, inclusief dat voor de nieuwe gevangenis in Antwerpen. Uiteraard is dat ook een gevolg van de overbevolking, aangezien een aantal bestaande of oude gevangenissen open moeten blijven en er daarvoor ook personeel nodig is, terwijl het aanvankelijk de bedoeling was om die te sluiten. Dat geldt bijvoorbeeld voor Antwerpen. Dit maakt de rekrutering uiteraard tot een nog grotere opdracht. Collega's, zoals jullie weten, is dat de situatie waarmee we tijdens deze legislatuur geconfronteerd worden.

 

Cette situation inclut également des condamnations répétées de l'État belge au paiement d'astreintes. J'ai déjà eu l'occasion de répondre à ces questions devant cette commission et j'y reviendrai plus tard dans cette commission, s'agissant de la condamnation la plus récente relative à la prison de Gand.

 

Collègue De Smet, je ne minimise pas non plus le risque de nouvelles condamnations à Strasbourg. C'est précisément pour cette raison que j'ai placé ce dossier au premier plan de l'agenda politique, que des mesures d'urgence ont été prises et que nous, en tant que gouvernement, avons adopté une note de compromis le 20 mars dernier. On ne pourrait donc pas me reprocher d'avoir négligé ce dossier ou de ne pas avoir recherché des solutions pour le résoudre.

 

La surpopulation carcérale, combinée aux pénuries de personnel, engendre des conditions de travail et de vie particulièrement difficiles dans nos prisons. Je peux comprendre que les syndicats dénoncent cette situation, même si je ne souscris pas toujours à leur manière de communiquer.

 

Op 27 augustus 2026 hebben de vakbonden per gevangenis een procedure van sociaal conflict opgestart en een stakingsaanzegging ingediend.

 

De voornaamste redenen die de vakorganisaties aanvoeren, zijn de aanhoudende overbevolking en de daaruit voortvloeiende omstandigheden voor de gedetineerden, de aanhoudende problemen met betrekking tot de infrastructuur die vaak een impact hebben op de veiligheid van het personeel en het aanhoudende personeelstekort, dat mede aanleiding geeft tot achterstallig verlof, overuren en niet-opgenomen compensatiedagen. Ook zijn er de gevolgen van de genoemde problemen voor de veiligheid, de werkdruk en het welzijn van het personeel.

 

Naar aanleiding daarvan vonden op maandag 31 augustus 2026 en dinsdag 1 september 2026 overlegmomenten met de vakbonden plaats. Na de overlegmomenten werd de stakingsaanzegging geactiveerd, gevolgd door een vijf dagen durende staking van 7 tot 11 september 2026.

 

De structurele aanpak van de problemen, die al decennialang aanslepen en waarvoor ook mijn voorgangers geen alomvattende oplossingen hebben kunnen bieden, vraagt een gezamenlijke inspanning van verschillende bevoegdheidsdomeinen en bevoegdheidsniveaus.

 

Pour mettre un terme aux conditions de détention inhumaines et s'attaquer au plus vite à la problématique des détenus dormant à même le sol, le gouvernement a adopté, le 20 mars, un ensemble de nouvelles mesures. Il s'agit à la fois de mesures d'urgence immédiates et de mesures à court, moyen et long terme.

 

Ces mesures sont indispensables, non seulement pour remédier aux conditions de détention inhumaines, mais aussi par respect pour le personnel pénitentiaire, qui doit travailler quotidiennement dans des conditions particulièrement difficiles.

 

Ik overloop met u een aantal maatregelen die reeds werden genomen of op korte termijn zullen worden genomen. Voor de aanpak op langere termijn verwijs ik graag naar mijn voorstel uit de commissievergadering van 24 juni tijdens de bespreking van de noodwet om dat samen met andere bevoegde ministers te doen in deze commissie. Ik heb begrepen dat u dat daarnet bij de regeling der werkzaamheden hebt aangehaald.

 

Les mesures d'urgence immédiates consistent en des dispositions supplémentaires afin de renforcer le recours à la surveillance électronique, à la libération anticipée pour cause de surpopulation carcérale et à d'autres modalités d'exécution des peines, ainsi que d'accélérer l'éloignement des condamnés sans titre de séjour.

 

La loi du 22 juillet 2026 portant des mesures supplémentaires visant à réduire la surpopulation carcérale, entrera en vigueur, comme l'a dit notamment Mme Farih, le 1er octobre de cette année. Il n'est donc pas encore possible d'en observer les premiers résultats.

 

Cher collègue Ribaudot, tous les acteurs concernés préparent actuellement l'entrée en vigueur de la loi afin que ses effets se fassent sentir le plus rapidement possible dans nos prisons. Les moyens financiers nécessaires ont été prévus pour garantir une capacité suffisante au sein des communautés, et des moyens ont également été prévus pour renforcer les services psychosociaux, les greffes et la direction au sein des établissements pénitentiaires.

 

Het akkoord van 20 maart voorziet ook in maatregelen op de korte en middellange termijn op het vlak van capaciteit, zowel in de gevangenissen en de zorginstellingen als in de gesloten centra.

 

Le comité souligne cependant, collègue De Smet, que l'accroissement de la capacité ne résout pas à lui seul le problème, et c'est également mon point de vue. C'est pourquoi notre approche repose sur plusieurs axes simultanés.

 

Sinds het begin van deze legislatuur hebben we al meer dan 200 bijkomende plaatsen in de penitentiaire infrastructuur gecreëerd, dankzij onder meer de opening van het detentiehuis in Olen, het transitiehuis in Hamme en een tijdelijke capaciteitsverhoging wegens de overbevolking tot maximaal – dat is contractueel – 15 % van de reguliere capaciteit in de DBFM-gevangenissen.

 

Ook werden in samenwerking met de minister bevoegd voor de Regie der Gebouwen maatregelen genomen die ervoor moeten zorgen dat onbruikbare of gevandaliseerde cellen zo snel mogelijk worden hersteld, zodat ze opnieuw kunnen worden benut.

 

In samenwerking met collega Matz en de Regie der Gebouwen worden de voorbereidingen getroffen om via modulaire unitbouw in totaal 300 bijkomende plaatsen te creëren op de sites van de bestaande inrichtingen van Hasselt, Leuven Hulp, Brugge, Paifve en Ittre of Andenne. Daarvoor worden de nodige voorbereidingen getroffen.

 

Het is inderdaad zo, collega Orlians, dat er een raamcontract is opgesteld. Dat is evenwel maar een deel van het verhaal. Men moet ook weten waar men de units moet plaatsen, waar men ze kan plaatsen, waar aansluitingen en nutsvoorzieningen mogelijk zijn en waar eventueel perimeterbewaking nodig is. Dat onderzoek wordt door de Regie uitgevoerd. Collega Farih stelde daar ook een vraag over. Er moet dan ook een haalbaarheidsstudie worden uitgevoerd. We zijn vragende partij om daar zo snel mogelijk mee vooruit te gaan. We volgen dat ook op. Er worden gesprekken gevoerd tussen de Regie en de aannemer van die modulaire unitbouw om de plaatsing zo snel mogelijk te realiseren, zodat we ook de personeelsplanning daarop kunnen afstemmen. We zijn zeker voorstander van versnelling op dat vlak om die realisatie mogelijk te maken. Het raamcontract op zich biedt natuurlijk geen operationele bijkomende capaciteit.

 

Er wordt intussen ook onderzocht of modulaire units gebouwd kunnen worden op militaire domeinen. In dat kader werd bovendien op onze vraag in Vlaanderen alvast een vrijstellingsbesluit genomen, zodat die units zonder vergunning kunnen worden geplaatst binnen de contouren van een gevangenisdomein of een militair domein. We zijn alvast ook vragende partij dat dat ook in Wallonië zou kunnen gebeuren, zodat er alvast geen obstakel is voor de ontwikkeling en de realisatie van bijkomende units.

 

U weet dat recent ook een nieuwe gevangenis in Antwerpen de deuren heeft geopend. Daar zijn veel complimenten over gekomen, zowel over de aard ervan als over de snelheid waarmee dat is gebeurd. Ik geef die complimenten graag door aan alle mensen die hebben meegewerkt aan de realisatie van dat project, want dat is best een bijzonder grote opdracht. Na de afwerking van de infrastructuur zullen in november de eerste 85 gedetineerden daarnaartoe verhuizen. Vervolgens wordt de ingebruikname geleidelijk opgeschaald, uiteraard ook om met de nieuwe infrastructuur te leren omgaan.

 

Collègue Hugon, en ce qui concerne Saint-Gilles, le Conseil des ministres du 27 février a décidé de maintenir Saint-Gilles en activité jusqu'en 2035 au plus tard. Toutes les mesures citées doivent permettre d'y parvenir. Par ailleurs, un nouveau plan directeur 4 fait actuellement l'objet de discussions au sein du gouvernement.

 

In 2027 zullen ook vier bijkomende transitiehuizen de deuren openen. Daarvoor hebben we middelen voorzien en zijn de oproepen gelanceerd. Drie projecten zijn al concreet en ook daar gaan we mee door, omdat dat ook voor de re-integratie maximale kansen geeft.

 

Ook het detentiehuis van Genk, gebouwd met modulaire units, zal in 2027 de deuren openen, zoals we ook plannen hebben voor 2027 voor detentiehuizen in Antwerpen en in Jemeppe-sur-Sambre. In samenspraak met collega Vandenbroucke werden afspraken gemaakt om op korte termijn 90 bijkomende plaatsen te voorzien voor gedetineerden in zorghuizen. Mevrouw Farih, u vroeg naar de stand van zaken. Er zijn 75 plaatsen operationeel, maar al bij al zien we dat dit een minimale impact heeft op het aantal geïnterneerden in de gevangenissen. Ik noemde daarnet het cijfer van 1.000, wat dus betekent dat er nog heel veel geïnterneerden in onze gevangenissen verblijven zonder dat ze daar de nodige zorg krijgen.

 

We zijn daarover in het verleden ook al uitgebreid in overleg gegaan, maar dit blijft een aandachtspunt. Het comité maakt daar opmerkingen over, maar ook in de dagelijkse realiteit heeft dit heel veel gevolgen voor het personeel, omdat heel veel agressiegevallen, ook wegens het gebrek aan aangepaste zorg, worden veroorzaakt door geïnterneerden. We vragen dus in elk geval om de populatie goed te monitoren en die waar nodig verder bij te sturen, want het is nodig om een grotere impact te hebben als we vaststellen dat er 1.000 geïnterneerden zijn.

 

Ten slotte wordt in de compromisnota ook voorzien in een gerichte uitbreiding van de gesloten centra, met in totaal 108 bijkomende plaatsen tegen het najaar. Het grote aantal mensen zonder wettig verblijf in onze gevangenissen zorgt, zoals u ook zei, voor een heel grote druk. Uiteraard kunnen niet al die gedetineerden zonder wettig verblijf onmiddellijk worden verwijderd of komen ze in aanmerking voor terugkeer, omdat er natuurlijk ook heel veel mensen in voorlopige hechtenis zitten. Die cijfers moeten dus altijd vanuit dat perspectief worden bekeken. Zij die verwijderd kunnen worden, moeten we absoluut verwijderen. Dat is trouwens ook de reden waarom wij vanuit Justitie hebben aangedrongen om de termijnen vanaf wanneer men kan overgaan tot de voorbereiding en de uitvoering van die verwijdering te vervroegen, zodat zoveel mogelijk detentiecapaciteit wordt vrijgemaakt.

 

Om de doorstroming van geïnterneerden naar aangepaste zorg te bevorderen, werden 12 bijkomende zorgprofielen ingezet, waardoor 120 extra zorgtrajecten aan geïnterneerden kunnen worden aangeboden. Dat moet ervoor zorgen dat de geïnterneerden hun dossier voor de KBM beter kunnen voorbereiden en ze ook meer en sneller kans maken op een plaatsing in een extrapenitentiaire zorginstelling via een invrijheidstelling op proef.

 

Teneinde het BKOC verder te operationaliseren en het behandel- en oriëntatiecentrum te implementeren in Haren werven we extra psychologen aan en 18 niveau B om de geïnterneerden beter te begeleiden en te behandelen richting een verder traject buiten het DG EPI. Het BKOC behaalt mooie resultaten en de bedoeling is om dat maximaal te kunnen inzetten, maar uiteraard zijn daarvoor ook zorgprofielen nodig omdat heel veel van de inschattingen en evaluaties door hen worden gemaakt. Het zijn niet de klassieke penitentiaire beambten of bewakers die dat doen. We hebben dus in het algemeen nood aan voldoende psychiaters en psychologen voor die beoordeling en opvolging.

 

Collega Farih, in 2026 werd op de begroting van Volksgezondheid 2 miljoen euro vrijgemaakt voor de opstart van een pilootproject, met het oog op de overdracht van de gezondheidszorg in één specifieke inrichting. Dat pilootproject is vandaag nog niet opgestart, maar wij verwachten en rekenen binnenkort op een definitief voorstel van projectbrief. De effectieve overdracht van de gezondheidszorg zal voor een groot deel tegemoetkomen aan de opmerking die het CPT op dat vlak formuleert. Als we kijken naar humane detentie, dan is het ook meer dan noodzakelijk en ook wenselijk om dat effectief te doen, want de situatie van veel mensen in de gevangenis is vandaag schrijnend.

 

Collègues Farih et Ribaudo, pour obtenir un calendrier plus précis du transfert des soins de santé, je vous invite à vous adresser au ministre de la Santé publique.

 

En matière de politique de retour également, ce gouvernement prend des mesures importantes. Une approche faisant appel à l'ensemble du gouvernement, dite whole-of-government, est mise au point en vue du retour et du transfert effectif des condamnés sans titre de séjour. Un suivi permanent des retours est également prévu, comme l'a annoncé cette semaine la ministre Van Bossuyt dans la presse. La bonne collaboration entre l'Office des étrangers, la police et la justice a déjà permis de renvoyer plus de 1 200 détenus vers leur pays d'origine depuis le début de cette année. En moyenne, ils sont éloignés quatre mois avant la fin de leur peine, ce qui diffère de ce que vous avez affirmé, monsieur Orlians. C'est déjà plus rapide que les années précédentes. Depuis le début de cette année, plus de 460 dossiers de transfèrement ont également été préparés par mes services. Le transfèrement effectif de ces condamnés dépend bien évidemment de la coopération des pays d'origine, raison pour laquelle l'approche whole-of-government est cruciale.

 

Ik ben zelf naar Marokko geweest om een zo snel mogelijke terugkeer te bepleiten, onder andere van de dossiers die wij hebben bezorgd. Een whole-of-government benadering zal echter nodig zijn om dat verder teweeg te brengen. Wij hebben alle dossiers bezorgd, maar uiteraard zijn we afhankelijk van de respons van onze partners om dat vooruit te doen gaan.

 

Zoals ik al heb gezegd, verwijs ik voor meer informatie over de structurele aanpak van de overbevolking en de opvolging daarvan naar mijn eerdere voorstel, waarnaar u daarstraks ook verwees, om de toelichting daaromtrent samen met ministers Matz, Van Bossuyt, Vandenbroucke en Prévot te geven.

 

Om de veiligheid binnen de detentie-infrastructuur te verbeteren, werd een jaarlijks budget van 7,5 miljoen euro voorzien. Die middelen worden ingezet voor de beveiliging van hoogrisicoprofielen, voor de opsporing van drugs en gsm-toestellen en voor de detectie van drones in het kader van de overgooiproblematiek.

 

Om niet in herhaling te vallen, verwijs ik voor meer details in dit verband naar mijn antwoord in de gemeenschappelijke commissie voor Justitie en Binnenlandse Zaken naar aanleiding van de schietincidenten eind augustus. Het CPT wijst eveneens op een toename van geweld in onze penitentiaire inrichtingen. Ik wil daar, zoals ik net al aangaf, de vaststelling aan toevoegen dat één derde van die incidenten uitgaat van geïnterneerden. Dat is uiteraard geen detail, maar toont aan hoezeer een snellere doorstroom van geïnterneerden naar aangepaste zorg niet alleen een oplossing is voor de overbevolking, maar ook een kwestie van veiligheid voor het personeel.

 

Om de personeelsuitdagingen aan te pakken, worden ook maatregelen genomen ter versterking van de personeelsbezetting. Het betreft een extra investering van 500.000 euro per jaar in employer branding van justitie en om het gevangeniswezen meer zichtbaarheid te geven op de arbeidsmarkt. Het gaat eveneens om de versterking met 20 extra recruiters voor de selectiedienst, met als doel ook een netwerk van decentrale recruiters uit te bouwen.

 

Vanaf 1 oktober zullen de eerste recruiters op die manier in dienst treden. Het gaat ook over het toegankelijk maken van de functie van penitentiair bewakingsassistent voor burgers met een Europese nationaliteit, wat we eerder in deze commissie hebben besproken.

 

Het gaat over de optimalisering van de selectieprocedures en de aanwervingsprocedures. Zo werd het mogelijk gemaakt dat ook voor de zogenaamde fast lane-selectieprocedures een wervingsreserve kan worden aangelegd. Op die manier kunnen we sneller anticiperen en inspelen op personeelsvragen.

 

Ook de medische controle bij de aanwerving wordt efficiënter georganiseerd, zodat de doorlooptijd kan worden ingekort.

 

Binnenkort wordt de versnelde selectieprocedure ook opnieuw ingevoerd voor de contractuele indienstneming voor bepaalde cruciale functies binnen de gevangenissen, zoals bewakingspersoneel, maar ook medisch en zorgpersoneel. De ministerraad heeft die maatregel op 4 september in tweede lezing goedgekeurd. Het advies van de Raad van State wordt nu afgewacht en zal worden verwerkt in een koninklijk besluit.

 

Bovendien hebben wij de beslissing genomen om privébewakingsfirma's in te zetten voor bepaalde heel beperkte posten van koude bewaking in bepaalde gevangenissen, in afwachting van een volledig personeelskader om de capaciteit optimaal te kunnen benutten. De opdracht voor de nieuwe gevangenis in Antwerpen voor dat beperkte aantal posten zal weldra worden gegund.

 

De maatregelen op het vlak van personeel werpen ook hun vruchten af. Dat zien wij op het terrein. Momenteel bevinden zich een 350-tal dossiers in verschillende fases van het aanwervingsproces. Ik ben dan ook optimistisch en durf te hopen dat wij tegen eind 2026 een substantiële personeelsversterking kunnen verwachten.

 

Mevrouw Dillen, u vroeg nog naar de vrijwillige vertrekkers. Wij kunnen inderdaad vaststellen dat de huidige werkomstandigheden tot een stijging van het aantal vrijwillige vertrekkers hebben geleid in de voorbije jaren. Dat heeft ook te maken met het profiel van die vertrekkers. Er worden ook veel jongeren aangeworven die na enkele jaren, zoals overigens ook in andere sectoren het geval is, andere plekken opzoeken.

 

Precies daarom treffen wij maatregelen om de situatie in de gevangenissen te verbeteren en de functie aantrekkelijker te maken. Ik verwijs daarbij ook naar het sociaal akkoord dat wij begin 2026 hebben gesloten. Rekruteren, zeker voor grote penitentiaire instellingen, is echter een uitdaging.

 

Ondanks al onze inspanningen zijn de vakbonden vandaag niet onverdeeld gelukkig. Dat houdt ons echter niet tegen om te blijven werken aan oplossingen voor de overbevolking en om de personeelsuitdagingen aan te pakken. Ik ben ervan overtuigd dat iedereen, dus ook de vakbonden, daarbij een deel van het antwoord kan zijn.

 

Voor de verlofachterstand van 800.000 dagen worden momenteel verschillende pistes onderzocht om die aan te pakken. Zodra de mogelijke scenario's concreter zijn, zullen wij ze ook met de vakbonden bespreken.

 

Behalve de concrete maatregelen om de personeelstekorten aan te pakken, worden ook maatregelen getroffen voor de werkomstandigheden en de aantrekkelijkheid van de functie. Op 9 januari 2026 werd, zoals ik al meegaf, een sociaal akkoord gesloten. Dat bevat maatregelen op het vlak van werving en selectie, opleiding, veiligheid, welzijn en verloning. Voor de realisatie en implementatie van dat sociaal akkoord wordt in totaal een budget van 23 miljoen euro uitgetrokken. Wij zullen de implementatie van het sociaal akkoord gefaseerd uitvoeren.

 

Inzake de pecuniaire maatregelen heeft de ministerraad op 18 juli 2026 het koninklijk besluit goedgekeurd om de specificiteitstoelage te verhogen van 669,31 euro naar 800 euro en om die toelage ook toe te kennen aan de deskundige bewaking. Het koninklijk besluit ligt ter ondertekening voor bij de Koning en zal eerstdaags worden gepubliceerd.

 

Ook het dossier voor de baremieke verhoging van 300 euro voor het bewakend personeel ligt momenteel ter bespreking voor in de regering.

 

Op het vlak van opleidingen werd in middelen voorzien om de academie te versterken, zodat alle personeelsleden eerst hun basisopleiding kunnen genieten alvorens op de werkvloer te worden ingezet. We hebben ook gezien dat dat een positieve impact heeft op de retentie. Dat wordt al toegepast in de gevangenissen in Antwerpen. In het verleden was dat wel anders, waardoor er mogelijk meer vertrekkers zijn geweest. We investeren ook in welzijn dankzij bijkomende psychologische ondersteuning via de externe firma POBOS en een versterking van de sociale dienst van de FOD Justitie.

 

Heel wat maatregelen worden dus genomen om de situatie voor het personeel in de gevangenissen te verbeteren. Als we realistisch zijn, moeten we ook erkennen dat het alomvattende effect van die maatregelen niet morgen al zichtbaar zal zijn. Het probleem is complex. Er zijn geen magische snelle oplossingen. Ik begrijp natuurlijk dat het personeel een snelle oplossing wenst. In elk geval kan ik opnieuw bevestigen dat het personeel op mij kan rekenen om elke dag alle mogelijke inspanningen te leveren om hun werkomstandigheden zo goed mogelijk te maken.

 

Het ongenoegen bij de vakbonden heeft geresulteerd in de staking. De impact van die staking was voelbaar in de inrichtingen. Dankzij de gegarandeerde minimale dienstverlening die we recent hebben ingevoerd, kon de minimale dienstverlening ten aanzien van de gedetineerden wel worden gerespecteerd. Daar vaart uiteindelijk het hele penitentiaire systeem wel bij, zoals we onder meer ook op de radio een moreel consulente hebben horen zeggen.

 

Collègues Aouasti et Ribaudo, l'arrêté royal du 18 juillet 2026 a introduit le service minimum garanti à partir du premier jour de grève, mettant ainsi en œuvre l'accord de gouvernement. Les évaluations du service minimum pour la période 2020-2024 ont montré qu'il n'a pas été respecté à chaque fois. De même, lors des grèves nationales survenues entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025, les effectifs minimaux n'ont pas été respectés dans 43 % des prisons. Le service minimum n'a dès lors pas pu être garanti, avec des conséquences pour les détenus et pour le personnel qui vient travailler.

 

Le non-respect de l'effectif minimal pendant les grèves entraîne non seulement une violation des droits fondamentaux des détenus, mais constitue également un risque pour leur sécurité, ainsi que pour celle des membres du personnel disposés à travailler, et pour la société en général. L'absence du service minimum a aussi un impact sur d'autres acteurs de terrain. Nous avons ainsi constaté ces dernières années une augmentation du nombre de policiers devant être déployés dans nos prisons lors des grèves. Par rapport à 2021, le nombre de policiers mobilisés en 2025 a doublé, avec 2 715 policiers, pour 21 700 heures en 2025.

 

Cette situation exerce une pression énorme sur nos services de police. Je peux peut-être faire référence aux positions des bourgmestres Spinette et Cumps, respectivement bourgmestres de Saint-Gilles et d'Anderlecht, qui n'ont pas manqué d'exprimer dans la presse, la semaine dernière encore, leur mécontentement concernant l'affectation des policiers dans les prisons pour pallier le manque de personnel quand il y a des grèves. Les policiers sont indispensables sur le terrain, notamment dans la lutte contre la délinquance de rue et la criminalité liée à la drogue, surtout dans les grandes villes où se trouvent également des prisons, et ne devraient pas être mobilisés pour assumer des tâches en prison. C'est aussi, entre autres, la raison pour laquelle le service minimum a été instauré dès le premier jour de la grève. Concernant les plans modèles pour les prisons, je peux vous confirmer qu'un accord a été conclu avec les syndicats le 25 juin dernier à propos de la modification de ces plans quand il y a des grèves.

 

Collega's, het is dus zeker goed dat er in deze commissie gedetailleerd wordt stilgestaan bij de opmerkingen van het CPT en ook bij de bezorgdheden van de vakbonden. Dat is terecht, want ik ben het met u eens dat de situatie in de gevangenissen penibel blijft. Dat zeg ik al sinds mijn aantreden en ik wil u verzekeren dat ik als minister van Justitie dit thema hoog op de agenda houdt en mij ook dagelijks inzet om deze moeilijke situatie te doen keren.

 

We moeten daarbij pleiten voor duurzame oplossingen die allicht ook over deze legislatuur heen reiken. U weet allemaal dat infrastructuurprojecten een bepaalde, doorgaans te lange doorlooptijd hebben. We moeten ook op andere vlakken, zoals voor geïnterneerde mensen zonder wettig verblijf, samenwerken met andere bevoegde ministers. Ik ben ervan overtuigd dat op die manier veiligheid en menselijkheid hand in hand kunnen gaan. De situatie is moeilijk en de oplossingen liggen niet voor de hand, maar we moeten ook de politieke moed hebben om die beslissingen te nemen. In elk geval kan het personeel op mij blijven rekenen om hun bezorgdheden ter harte te nemen. Ik wil nogmaals aangeven dat ik zeker bereid ben om deel te nemen aan een gezamenlijke commissie daarover. Ik dank u in elk geval voor uw aandacht voor dit dossier en zal met plezier uw verdere vragen daarover beantwoorden.

 

01.10  Khalil Aouasti (PS): Je vous remercie, madame la ministre, pour vos réponses. La question qui vous a été posée portait sur ce qui allait être entrepris pour apaiser les tensions qui existent entre vous et vos agents, les agents pénitentiaires étant des agents du SPF Justice.

 

Alors, pour moi, la réponse est particulière. Vous admettez qu'un accord social que vous avez réussi à négocier avec les syndicats n'est pas encore entré en vigueur,  mais en annonçant qu'il entrera en vigueur de manière phasée, car il coûte à peu près 23 millions d'euros. Vous admettez que, le 25 juin 2026, avec ces mêmes syndicats, vous aviez réussi à négocier des modèles-plans pour réaliser les premières 24 heures de grève et, dois-je compléter, que ces accords étaient valides au moins jusqu'à l'été 2027. Et pourtant, le 18 juillet, alors même que vous négociez avec les syndicats, ils se mettent d'accord sur un accord social, alors même que lorsque vous négociez avec les syndicats, ils se mettent d'accord sur un modèle-plan, le 18 juillet, sans aucune motivation sérieuse en réalité, vous décidez d'adopter un arrêté pour activer le droit de réquisition, alors même que vous avez conclu un accord sur ces modèles-plans.

 

Et par quoi justifiez-vous cet arrêté? Par une évaluation qui date de 2024. Puis, vous dites que, par le passé, dans 43 % des situations, l'effectif requis pour offrir le service minimum, et donc les neuf tâches en prison, n'était pas respecté. Mais la faute à qui? Aux agents pénitentiaires ou à vous et votre département? Les effectifs minimums ne sont même pas respectés en temps normal, madame la ministre. Nos prisons tournent avec 65 % du personnel, certaines avec 70, 75, 80, 85 %, là où vos modèles-plans se basent sur des situations de personnel à 100 %, autrement dit des situations inexistantes. Vous parlez d'Anvers comme étant une bonne solution? À Anvers, pour incarcérer 86 détenus en novembre, vous allez défausser l'ancienne prison de 130 places!

 

Vous me renvoyez aux déclarations de mes collègues Cumps, Spapens et Spinette. Mais qui est responsable? Celles et ceux qui ont décidé de fermer la prison de Saint-Gilles, et donc dans laquelle il ne devrait pas y avoir de surpopulation carcérale et d'agents à remplacer? Ou celles et ceux qui ont décidé, après le 31 décembre 2024, de la maintenir ouverte sine die, dans des conditions de surpopulation carcérale, avec des lits au sol et avec un personnel insuffisant, à telle enseigne qu'il faut réquisitionner du personnel des zones de police locales?

 

En réalité, c'est l'œuf qui se fout de la poule ou l'inverse. En l'occurrence, tout cela, je suis désolé de vous le dire, est le résultat de votre absence d'anticipation, de votre échec et de votre absence de concertation avec les syndicats qui, quand eux le veulent, aboutissent à des accords que vous ne respectez plus après seulement 15 jours.

 

01.11  Marijke Dillen (VB): Mevrouw de minister, ik dank u voor uw antwoord, maar eigenlijk hebben we niets nieuws vernomen. Het probleem is al lang gekend. Al decennialang sleept dat aan. Al decennialang hebben verschillende opeenvolgende ministers van Justitie de problematiek van de gevangenissen verwaarloosd. Dat is natuurlijk niet uw verantwoordelijkheid, maar wat veel erger is, is dat de situatie de voorbije tien jaar, sinds 2017, aanzienlijk is verslechterd, ondanks een aantal maatregelen die door u en uw voorgangers zijn genomen

 

Telkens wanneer we u in deze commissie hierover vragen stellen, geeft u ons een geactualiseerd overzicht met cijfers over het aantal grondslapers en over de personeelstekorten. Garanties voor een oplossing krijgen we echter absoluut niet. Ik ga niet zeggen, mevrouw de minister, dat u nog niets hebt gedaan, want dat zou intellectueel oneerlijk zijn. Het blijft echter hoofdzakelijk bij veel plannen, zonder ook maar één concreet resultaat op het terrein.

 

We hebben vlak voor het parlementair reces de noodwet gestemd, maar volgens mensen op het terrein die met kennis van zaken werken en met wie ik daarover al verschillende gesprekken heb gehad, zal ook de noodwet geen oplossing bieden voor het probleem van de overbevolking.

 

U verwijst opnieuw naar de modulaire units, maar daarover is in de vorige legislatuur al een beslissing genomen door toenmalig staatssecretaris Mathieu Michel. Waarom moet dat zo lang duren? Waarom moet er een haalbaarheidsstudie gebeuren over waar die modulaire units kunnen worden geplaatst? Dat is totaal onbegrijpelijk voor mensen op het terrein.

 

Wat de 800.000 vakantiedagen betreft, antwoordt u dat u dat gegeven erkent en dat nu verschillende pistes zullen worden onderzocht. Ook daar wordt het probleem weer op de lange baan geschoven. Ik had graag een concrete timing gekregen, mevrouw de minister, en vernomen wie verantwoordelijk is voor dat onderzoek van de verschillende pistes. Ik dring erop aan dat dat op zeer korte termijn gebeurt. Iedereen, u, ik, iedereen hier in de zaal, heeft graag enkele weken vakantie om er eens tussenuit te zijn, met de kinderen, met het gezin enzovoort. De cipiers hebben dat recht ook. Voor een aantal van hen is het nu al jaren totaal onmogelijk om gedurende langere tijd op vakantie te gaan. Dat is onaanvaardbaar. Ik dring er dan ook echt op aan dat u daar op zeer korte termijn werk van maakt.

 

Op één vraag, mevrouw de minister, heb ik geen antwoord of verduidelijking gekregen.

 

Ik heb gevraagd wat de reden is waarom het overleg met de vakbond is misgelopen. U hebt gezegd dat er op 30 en 31 augustus of 31 augustus en 1 september overleg geweest is, maar that’s it. Ik had toch ook graag vernomen wat de redenen zijn waarom het overleg mislukt is.

 

01.12  Julien Ribaudo (PVDA-PTB): Madame la ministre, merci pour votre réponse. Vous nous dites que vous êtes optimiste. Nous l’avons vu quand vous avez inauguré la nouvelle prison d'Anvers: vous étiez tout sourire, vous nous avez dit beaucoup de compliments. Toutefois, vous avez oublié de dire qu'il y avait aussi beaucoup de grincements de dents. Dans le monde de la justice, il n'y a aucune raison de sourire. Votre politique est un échec; les prisons sont surpeuplées; il manque de personnel; la justice manque de moyens; et le tout-carcéral de votre gouvernement ne fonctionne pas.

 

La prison d'Anvers est prête, certes, mais elle n'ouvrira pas avant plusieurs mois, parce qu'il n’est pas facile de trouver du personnel, comme vous nous l’avez dit. C’est évident, alors que votre gouvernement traite les agents comme il le fait, avec des conditions de travail inhumaines, des salaires gelés depuis des années et une réforme qui s'attaque à leurs pensions et à leurs jours de maladie.

 

Vous l'avez dit vous-même à l'instant: il manque 650 agents. Mais lors du prochain recrutement, nous n’allons prendre que les 150 premiers à l'examen, parce qu'on n'a pas les capacités de faire plus.

 

Pour couronner le tout, votre gouvernement vient durcir la loi sur le service minimum et restreindre encore le droit de grève. Non seulement votre gouvernement traite les agents pénitentiaires comme des moins que rien, mais il va leur retirer le droit de dénoncer leurs conditions de travail inacceptables.

 

On manque de personnel. Le problème, ce n'est pas la mauvaise volonté des agents, madame la ministre, mais bien le sous-effectif que vous n'avez pas comblé. Réquisitionner, madame la ministre, ne crée pas un seul poste. Vous osez justifier cela aujourd'hui en disant que, lors d'une grève, le nombre insuffisant d'agents constitue une violation des droits fondamentaux des détenus. Mais que faites-vous des autres jours, madame la ministre?

 

Des agents ont vu la police débarquer chez eux, parfois à plus de 1 h du matin, pour les réquisitionner. Ensuite, c'est à eux d'aller justifier chez les voisins qu’ils ne sont pas des criminels. C'est eux qui subissent cette pression; pas vous, madame la ministre.

 

C'est grave, parce que pour les agents, pour les détenus et pour toute la société, sans conditions dignes, pas de réinsertion possible, et donc pas de recul de la récidive.

 

Vous nous dites ici ne pas souscrire à la manière dont les syndicats communiquent, mais c'est vous qui les placez dans ces conditions, madame la ministre, et vous leur reprochez ensuite de parler fort.

 

Les agents pénitentiaires ont fait cinq jours de grève, et ils avaient tout notre soutien. Un nouveau préavis de grève a été lancé pour le 25 septembre et ils recevront encore notre soutien. Je vous remercie.

 

01.13  Claire Hugon Lecharlier (Ecolo-Groen): Madame la ministre, je vous remercie pour ces éléments de réponse. Nous nous rendons bien compte que la situation entre votre cabinet et les agents pénitentiaires est loin d'être réglée. Comme notre collègue le rappelait à l'instant, il y a eu cinq jours de grève et un nouveau préavis de grève est déposé pour le 25 septembre 2026. La situation reste donc extrêmement préoccupante.

 

Vous avez vous-même cité les chiffres que nous connaissons: plus de 13 600 détenus pour un peu plus de 11 000 places, 530 personnes contraintes de dormir sur des matelas et 1 000 internés. Nous n'avons jamais eu autant de places, et pourtant, nous n'avons jamais connu une telle surpopulation.

 

Vous nous dites que les cadres du personnel sont remplis à 94 %. Pourtant, lors de notre audition avec les syndicats des agents pénitentiaires au printemps dernier, ces derniers nous ont rappelé très clairement que ces cadres avaient été prévus pour gérer 11 000 places, et non pour encadrer 13 600 détenus. Par conséquent, ce n'est pas un taux de 94 % qu'il faut pour s'occuper d'autant de personnes. Faute d'agents en suffisance, on demande à la police de venir en renfort dans les prisons. Mais, comme il n'y a pas assez de policiers, on leur adjoint des militaires. Et ce sont ces mêmes militaires qu'on appelle ensuite pour renforcer la Protection civile. À un moment donné, ce gouvernement doit se poser les bonnes questions sur l'allocation de ses moyens. Cependant, contrairement à d'autres collègues ici, je ne vais pas vous demander de construire toujours plus de places ni d'engager toujours plus de personnel pour les faire fonctionner. Je considère en effet que la politique carcérale phagocyte déjà une proportion bien trop élevée du budget de la Justice.

 

Vous avez bien sûr raison de dire que c'est une situation ancienne et qu'il n'existe pas une solution magique. En revanche, il est prouvé que certaines solutions échouent structurellement: l'ouverture de places supplémentaires en prison en fait partie. Je sais que vous êtes d'accord avec moi: je vous ai encore lue cet été et vous le réaffirmiez très clairement. Pourtant, dans le même temps, votre gouvernement fonce à nouveau vers cette solution.

 

Le Code pénal vient tout juste d'entrer en vigueur. J'ai beaucoup d'espoir qu'il puisse, à terme, contribuer à limiter le recours à la détention. Mais cela ne s'appliquera qu'aux infractions commises depuis le 1er septembre 2026. L'impact ne se fera donc pas sentir du jour au lendemain.

 

Je conclus par un dernier mot sur les maisons de transition que vous annoncez. S'orienter vers ce type de mécanisme est évidemment une très bonne nouvelle dans l'absolu, mais à deux conditions. Il faut, d'une part, que ces maisons de transition se substituent aux places de prison classiques plutôt que de s'y ajouter et, d'autre part, que leur gestion reste entre les mains du service public et ne soit pas confiée à des acteurs privés. Il y a en effet, hélas, des précédents à cet égard.

 

01.14  Nawal Farih (cd&v): Mevrouw de minister, ik dank u voor het uitvoerig antwoord. U bevindt zich in geen makkelijke situatie, zeker omdat u ook afhankelijk bent van andere departementen.

 

Er zijn mij toch enkele cijfers opgevallen in uw antwoord, waarop de broodnodige controlefunctie van de parlementsleden zeker moet worden uitgeoefend, ook in andere commissies, zeker als ik hoor dat wij met 1.000 geïnterneerden zitten. Ik denk dat we het er allemaal over eens zijn dat de gevangenis niet de plek is waar ze moeten zitten om beter te worden en een degelijke kans op re-integratie in de samenleving te bewerkstelligen voor die mensen. Als ik dan hoor en moet vaststellen dat er 75 extra forensische plekken zijn voorzien, dan is dat echt wel een heel groot tekort.

 

Ik heb even op de website van minister Vandenbroucke gekeken wat zijn ambitie is tegen het einde van deze legislatuur. Ik lees dat het zijn ambitie is om alle geïnterneerden uit de gevangenissen te hebben tegen het einde van deze legislatuur. Ik hoef u niet te vertellen dat een dag zeer snel om is, maar een legislatuur ook. We zijn bijna aan het einde van 2026 gekomen, dus de tijd dringt om die ambitie te verwezenlijken. Ik zal zeker het nodige doen in de commissie voor Volksgezondheid om daar de aandacht op te blijven vestigen.

 

Een tweede groot werkpunt is de penitentiaire zorg naar de FOD Volksgezondheid overhevelen. We hebben daarvoor 2 miljoen vrijgemaakt. Dat zou normaal gezien tegen eind 2026 moeten landen. Opnieuw, wij zijn vandaag midden september. Dat geeft ons nog drie maanden om die werkzaamheden te voltooien. Ik hoop oprecht dat u snel een opdrachtenbrief of een ontwerpbrief zult ontvangen op uw kabinet om daar werk van te maken. Het rapport van de Europese Raad was ontluisterend wat betreft de zorg in de gevangenisinstellingen. Zo zou er geen toegang tot psychologische en specialistische zorg zijn. We hebben het hier elke dag over een humaan gevangeniswezen. Zorg is een basisrecht voor ons allemaal, ongeacht of men in een gevangenisinstelling zit of niet. Deze regering moet dus echt de nodige knoppen indrukken om daar snelheid in te maken en ervoor te zorgen dat het humaan detentiebeleid waar we allemaal voor willen gaan start bij het basisrecht op zorg.

 

Een derde punt, waarvan ik weet dat het moeilijker is, betreft de mensen zonder verblijfsrecht. Ik ben mij ervan bewust dat er akkoorden moeten worden gesloten door de minister van Buitenlandse Zaken. Meerdere mensen zijn daarbij betrokken, maar als ik zie dat er 120 extra plaatsen voorzien worden in de gesloten instellingen, dan wil ik ook daar pleiten voor een verhoging. Overbevolking is een groot thema, maar laten we ook hier duidelijk maken dat dit een zaak is van meerdere ministers en dat het aan de regering is om hierin vooruitgang te boeken.

 

Ik dank u voor uw antwoorden en hoop dat er ook in de andere commissies aan de alarmbel wordt getrokken.

 

De voorzitter: Mevrouw de minister, mevrouw De Wit wil ook graag reageren op uw antwoord.

 

01.15  Sophie De Wit (N-VA): Ik heb heel goed geluisterd naar het antwoord van de minister, waarvoor dank. Ik heb ook goed geluisterd naar de vragen die zijn gesteld en de replieken die zijn gegeven.

 

Er wordt natuurlijk geduwd op een aantal pijnpunten in het rapport. Dat is evident. Er wordt ook een rekening van vele jaren gepresenteerd. Capaciteit is een probleem, personeel is een probleem en de strafuitvoering zelf is een probleem.

 

Wat mij daarnet evenwel opviel, was dat de overbevolking geen nieuw probleem is. De heer Aouasti is weg. Hij hoort mij niet meer, w      at jammer is. De overbevolking is echter niet beter geworden door de beslissing van de toenmalige regering. Het parlementslid van Ecolo is wel nog aanwezig en zat toen in die regering. Die beslissing was de uitvoering van de korte straffen. Dat is op zich niet verkeerd. Het is zelfs heel goed dat die straffen worden uitgevoerd. Als u daar echter niet de capaciteit voor uitwerkt die was beloofd, zoals de detentiehuizen die waren aangekondigd, dan moet u nu wel op de blaren zitten. Dan moet u daar nu geen groot punt van maken, in alle eerlijkheid. Dat getuigt niet van intellectuele eerlijkheid.

 

Mevrouw de minister, uw partij was ook lid van die regering. Het is een verantwoordelijkheid van iedereen. Nu maken wij deel uit van een regering en moeten wij een oplossing vinden. Het probleem is echter niet zomaar ontstaan.

 

Denk aan een ander pijnpunt dat het rapport aankondigt, namelijk de veel te snelle opening van de gevangenis van Haren. U mag de debatten daarover nakijken. Ik heb de toenmalige minister daarvoor gewaarschuwd. Ik heb gewaarschuwd dat die jobdag geen goed idee was en dat er niet zo snel moest worden geschakeld.

 

Daarmee is het probleem echter niet opgelost. Er zijn problemen en alle issues worden aangereikt. Ik heb begrepen dat er extra middelen zijn vrijgemaakt. Dat kan ik alleen maar toejuichen.

 

Middelen alleen zullen echter niet volstaan. Wij moeten de capaciteit met die middelen uitbreiden. Wij zullen personeel moeten aantrekken en moeten kunnen behouden. Uiteraard moeten wij dan naar dat personeel luisteren. Dat spreekt voor zich.

 

Wij moeten de voorlopige hechtenis ook efficiënter organiseren. De geïnterneerden, waarover de vorige spreker en ook u hebben gesproken, moeten uit de gevangenis worden gehaald. Veroordeelden zonder wettig verblijfsrecht moeten sneller worden teruggestuurd.

 

Dat is een grote opdracht die voor ons ligt, een hele uitdaging. U hebt daarin verantwoordelijkheid maar ook de andere ministers hebben die verantwoordelijkheid. Collega’s, ik heb daar daarstraks ook al op gewezen. Ik zou graag willen weten waar mevrouw Matz staat met de uitbreiding van de capaciteit en waar de heer Vandenbroucke staat met de geïnterneerden. Het is belangrijk dat wij die oefening kunnen maken.

 

Wij hebben de cijfers van mevrouw Van Bossuyt gezien: 50 % meer mensen worden teruggestuurd naar het land van herkomst. Dat is meer dan onder Vivaldi. Op dat vlak maken wij dus al een sprong. Elke minister moet echter zijn verantwoordelijkheid nemen. Alles kan nog beter. Die boodschap is duidelijk. Er zijn nu middelen. Er zijn ook plannen. Dat is heel belangrijk. U moet de uitvoering daarvan opvolgen.

 

Er zijn meer gevangenissen nodig. Het rapport stelt niet dat er geen extra capaciteit moet zijn. Integendeel, als u het menswaardig wilt doen, hebt u die capaciteit nodig om iemand menswaardig op te sluiten. Wij hebben meer gevangenissen en meer personeel nodig evenals plaats voor geïnterneerden, uitstroom van veroordeelden en gezondheidszorg. Er is heel veel werk aan de winkel.

 

Laten we eraan beginnen en het Parlement te gepasten tijde op de hoogte houden. Dat is heel belangrijk.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

01.16  Marijke Dillen (VB): Om mijn agenda te kunnen regelen, zou ik graag weten tot hoe laat u kunt blijven, mevrouw de minister?

 

01.17 Minister Annelies Verlinden: Ik heb nog een afspraak vanavond, maar het is mijn bedoeling zo ver mogelijk te raken. Ik had gezegd 18.15 uur, maar als we er dan bijna zijn, wil ik nog wel wat langer blijven.

 

01.18  Marijke Dillen (VB): Oké, dan weet ik dat ongeveer. Dank u.

 

02 Question de Claire Hugon Lecharlier à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "L'attaque en justice de l'État belge pour un fichage policier abusif" (56017822C)

02 Vraag van Claire Hugon Lecharlier aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "Een rechtsvordering tegen de Belgische Staat wegens een onrechtmatige opname in een politiedatabank" (56017822C)

 

02.01  Claire Hugon Lecharlier (Ecolo-Groen): Madame la ministre, un artiste a décidé récemment d'attaquer l'État belge en justice à la suite de son inscription dans les bases de données policières sans raison légitime apparente. Cette affaire relance les interrogations concernant le fonctionnement de la Banque de données nationale générale (BNG), la transparence des procédures de fichage ainsi que le respect de la vie privée des citoyennes et des citoyens.

 

Pour rappel, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé, le 16 novembre 2023, que la législation belge n'était pas conforme au droit européen en la matière. Cet arrêt a estimé que les citoyens ne disposaient pas d'un accès suffisant aux informations relatives à leur fichage ni de recours effectif.

 

Par ailleurs, plus de trois millions de personnes sont enregistrées dans la Banque de données nationale générale, parfois pour des infractions mineures ou anciennes. Selon l'Organe de contrôle de l'information policière (COC), certaines données ne seraient ni pertinentes ni régulièrement actualisées et seraient parfois conservées au-delà des délais légaux. Cette pratique soulève également des interrogations quant au respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui garantit le droit au respect de la vie privée.

 

Deux ans et demi après cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, selon mes informations, il n’y a pas eu d’adaptation. Aucune réforme n'a été mise en œuvre afin de mettre la législation belge en conformité avec le droit européen.

 

Dans ce contexte, voici mes questions. Envisagez-vous un audit de la Banque de données nationale générale afin de supprimer les signalements qui ne sont pas ou plus conformes au cadre légal?

 

À votre avis, les garanties offertes aux citoyens sont-elles suffisantes pour prévenir les signalements abusifs?

 

Quelles mesures comptez-vous prendre pour mettre la législation belge en conformité avec l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 16 novembre 2023?

 

Envisagez-vous de renforcer les droits des citoyens en matière d'accès, de transparence, d'effacement des données et de recours effectif? Je vous remercie pour vos réponses.

 

Voorzitster: Marijke Dillen.

Présidente: Marijke Dillen.

 

02.02  Annelies Verlinden, ministre: Chère collègue, sous la responsabilité conjointe des ministres de l'Intérieur et de la Justice, la Direction de l'information policière et de l'ICT de la police fédérale, gestionnaire de la BNG, est chargée de réaliser et d'automatiser l'archivage des données. Un nouvel outil sera élaboré dans les prochains mois afin d'aligner les délais d'archivage en fonction de la modification du Code pénal.

 

Entre-temps, un archivage manuel est opéré lors de la constatation d'une situation non conforme. À la suite de l'arrêt rendu le 16 novembre 2023 par la Cour de justice de l'Union européenne, mon administration a mis en place un groupe de travail chargé de préparer, en collaboration avec les autorités compétentes, les modifications législatives nécessaires. Ces modifications visent à mettre le système actuel d'accès indirect en conformité avec la directive européenne sur les traitements de données en matière pénale et la Charte des droits fondamentaux.

 

L'accès direct du citoyen aux données à caractère personnel que les autorités compétentes détiennent à son sujet deviendra la règle générale, sauf exception limitativement énumérée dans la directive. Le contrôle exercé par l'Organe de contrôle de l'information policière constituera une garantie supplémentaire venant s'ajouter à l'accès direct de ce citoyen aux données à caractère personnel que la police et d'autres autorités conservent à son sujet.

 

Les travaux de ce groupe de travail avancent bien. Toutefois, comme il s'agit de modifications législatives ayant des répercussions sur plusieurs autorités publiques, la préparation d'un projet de loi prendra le temps nécessaire à l'exécution du trajet législatif.

 

02.03  Claire Hugon Lecharlier (Ecolo-Groen): Merci, madame la ministre, pour votre réponse. Je me réjouis d'apprendre que le chantier est en cours. Vous expliquez qu'un groupe de travail s'attaque à ces modifications qui sont effectivement sans doute complexes. J'aurais aimé avoir un calendrier un petit peu plus précis et une meilleure idée des modifications prévues, notamment pour ce qui concerne le recours effectif qui est manquant.

 

J'apprends par votre réponse que les archivages manuels sont fréquents. Or, avec des données aussi sensibles, il serait bien évidemment préférable d'opérer un changement autre que manuel lorsqu'un problème est constaté. J'espère donc que cette nouvelle législation pourra entrer en vigueur très prochainement.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

03 Question de Claire Hugon Lecharlier à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Le cri d'alarme de la Fidex concernant la prison de Haren" (56017827C)

03 Vraag van Claire Hugon Lecharlier aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De alarmkreet van Fidex met betrekking tot de gevangenis van Haren" (56017827C)

 

03.01  Claire Hugon Lecharlier (Ecolo-Groen): Madame la ministre, le 17 juin dernier, la Fédération bruxelloise des Institutions pour Détenus et Ex-Détenus (Fidex) a publié un communiqué qui tirait à nouveau la sonnette d'alarme concernant la situation à la prison de Haren. La Fidex dénonçait une nouvelle fois les dysfonctionnements persistants au sein de la prison de Haren et expliquait que ces difficultés empêchent les services externes d'assurer correctement leurs missions de réinsertion, de formation et d'accompagnement. Cela fait plus d'un an qu'elle alerte sur cette situation dramatique et réclame rapidement des mesures concrètes.

 

La Fidex s'inquiète notamment du fait que les téléphones internes, les DECT, font défaut de manière structurelle depuis plus d'un an. Ce manque fait peser sur les services externes une responsabilité qui n'est pas la leur. En juin, la Fidex indiquait solliciter une rencontre d'urgence avec vous-même et Mme Steenbergen, directrice générale de la Direction générale des Établissements pénitentiaires (DG EPI), concernant cette situation.

 

Madame la ministre, avez-vous rencontré la Fidex et les acteurs de terrain à la suite de leur demande? Dans la négative, à quelle date une rencontre est-elle prévue? Quelles mesures concrètes à court terme comptez-vous prendre afin de garantir à ces services externes essentiels, des conditions de travail leur permettant d'assurer pleinement et en toute sécurité leurs missions? Des moyens budgétaires ou organisationnels supplémentaires vont-ils être mobilisés afin de résoudre cette situation?

 

03.02  Annelies Verlinden, ministre: Chère collègue, je suis en effet au courant de la demande de rencontre formulée par la Fidex. L’administration a pris l’initiative d’organiser cet entretien, mais celui-ci n’a pas encore eu lieu. Dans l’attente de la suite des événements, nous examinerons, le moment venu, quelles initiatives supplémentaires devront être prises.

 

En ce qui concerne les conditions de travail, il s’agit notamment de permettre au personnel de disposer d’outils de communication interne. Dans cette optique, une commande de 134 appareils DECT a été approuvée par l’Inspection des Finances et sera donc passée à court terme. Par ailleurs, une commande de cinq nouveaux boutons d’alarme a également été approuvée par l’Inspection des Finances.

 

Lors de certaines activités organisées à Haren, notamment les émissions radiophoniques sous la supervision d’intervenants extérieurs, le personnel externe se retrouve régulièrement seul avec un groupe restreint de détenus, sans présence permanente de personnel pénitentiaire à proximité immédiate.

 

Afin de garantir la sécurité de ces intervenants externes, il est dès lors nécessaire qu’ils puissent donner immédiatement l’alerte et appeler directement à l’aide en cas d’urgence, d’agression, d’urgence médicale ou de tout autre incident de sécurité. L’installation de boutons d’alarme est donc indispensable pour garantir, à tout moment, aux intervenants concernés un accès rapide à la chaîne de sécurité de l’établissement.

 

03.03  Claire Hugon Lecharlier (Ecolo-Groen): Madame la ministre, je vous remercie. Ce communiqué date du 17 juin. Vous me dites aujourd’hui que la réunion n’a pas encore pu avoir lieu, alors que cela fait trois mois. Je le regrette, parce que je pense que la situation est vraiment critique.

 

D’après les informations dont je dispose, une réunion a bien eu lieu pour faire le point sur la situation à Haren avec les mêmes acteurs concernés. Ceux-ci doivent constater que les dysfonctionnements déjà énoncés persistent, et même qu’ils prennent encore davantage d’ampleur. Le fameux baromètre que la Fidex publie régulièrement reste bien dans le rouge vif.

 

Je vous invite donc vraiment à organiser, avec la Fidex, cette réunion le plus rapidement possible, car cette situation entraîne des conséquences préjudiciables sur la réinsertion et l’accompagnement des détenus. Nous savons à quel point il est essentiel pour la réinsertion que cet accompagnement puisse se poursuivre.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

04 Question de François De Smet à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Le dysfonctionnement de la chambre flamande de protection sociale" (56017629C)

04 Vraag van François De Smet aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De trage werking van de Vlaamse Kamer voor de Bescherming van de Maatschappij" (56017629C)

 

04.01  François De Smet (DéFI): Madame la ministre, Knack rapporte, dans son édition du 1er juillet 2026 ("'Schaf internering af'"), que la chambre de protection sociale flamande (Commissie tot Bescherming van de Maatschappij, KBM), chargée de décider de l'exécution des mesures d'internement, serait en grande partie responsable des listes d'attente chroniques pour les trajectoires de soins et les admissions en psychiatrie légale.

 

Des personnes internées resteraient ainsi détenues en milieu carcéral, faute de places disponibles dans les circuits de soins adaptés, alors même qu'une décision judiciaire ordonne leur transfert vers un établissement de soins.

 

Pourtant, le régime belge de l'internement, régi par la loi du 5 mai 2014 a été réformé précisément pour mettre fin à des pratiques jugées contraires à la dignité humaine.

 

En effet, la Belgique a été condamnée à de multiples reprises par la Cour européenne des droits de l'homme (notamment l'arrêt W.D. c. Belgique de 2016) pour traitement inhumain et dégradant lié au maintien de personnes internées en milieu pénitentiaire ordinaire, faute de places en circuit de soins.

 

Le gouvernement fédéral s'était engagé, dans le cadre du Masterplan Prisons et Internement, à renforcer les capacités d'accueil spécialisées.

 

En conséquence, madame la ministre, confirmez-vous les constats de Knack quant aux délais d'attente imputables au fonctionnement de la KBM? Combien de personnes internées se trouvent-elles actuellement en attente d'un transfert vers un établissement de soins alors qu'une décision en ce sens a été rendue? Quelle est la capacité actuelle réelle des circuits de soins de psychiatrie légale (établissements de défense sociale, forensic care) par rapport aux besoins identifiés, et l'évolution de cette capacité depuis l'entrée en vigueur de la loi du 5 mai 2014? Quelles mesures concrètes sont-elles envisagées pour se conformer aux exigences de la Cour européenne des droits de l'homme et mettre fin à cette situation, qui expose la Belgique à de nouvelles condamnations?

 

04.02  Annelies Verlinden, ministre: Collègue De Smet, il convient tout d'abord de souligner que l'offre globale en matière de soins médicolégaux, y compris celle destinée aux internés, est insuffisante, de sorte que de nombreux internés attendent trop longtemps dans une section de défense sociale (SDS) au sein de la prison avant de pouvoir être placés ou de rester dans un centre de psychiatrie légale (CPL), car ils ne peuvent pas être transférés vers un environnement de traitement de sécurité moyenne ou faible. C'est en raison de ce premier problème, à savoir l'attente prolongée dans une SDS, que l'État belge a en effet déjà fait l'objet de condamnations.

 

La loi du 5 mai 2014 avait notamment pour objectif de réduire le nombre d'internements en renforçant les règles, régissant la prise de décision en la matière, mais force est de constater que cet effet n'a été que temporaire et qu'à l'heure actuelle, nos prisons comptent à nouveau autant d'internés qu'avant la modification législative et l'ouverture des deux CPL. Il convient également de noter que l'augmentation particulièrement importante du nombre de dossiers peut effectivement entraîner des retards dans leur traitement lors de la première audience de la Chambre de protection sociale (CPS).

 

Actuellement, les listes d'attente des CPL de Gand et d'Anvers comptent au total 242 internés. Nous ne disposons pas d'une vue détaillée de l'ensemble des listes d'attente des structures de soins extra-pénitentiaires pour les personnes internées relevant des CPS néerlandophones. Ces listes d'attente sont en effet gérées de manière autonome par l'ensemble des services et organismes actifs dans le domaine des soins médicolégaux et ne peuvent pas être consultées de manière centralisée. En outre, de nombreuses personnes internées figurent également sur une ou plusieurs autres listes d'attente d'autres structures de soins extra-pénitentiaires.

 

En ce qui concerne le nombre de places disponibles, je vous invite à consulter le site Netwerken Internering, le réseau flamand de l'internement, où vous trouverez un aperçu du nombre de places destinées aux internés. Je tiens à préciser que ces places ne sont pas uniquement accessibles aux personnes internées en provenance de prisons, mais également à celles qui ont été internées alors qu'elles étaient en liberté.

 

À quelques exceptions près, comme les CPL, il n'existe donc pas dans ce circuit des capacités réservées aux internés provenant des prisons. C'est précisément pour répondre à la problématique évoquée précédemment qu'un plan d'action internement a été élaboré en concertation avec la Justice, la Santé publique et l'Office des étrangers.

 

Outre la création d'une capacité externe supplémentaire, ce plan d'action prévoit également un renforcement des effectifs des équipes mobiles internement. Les listes d'attente des CPL sont analysées afin d'examiner si d'autres initiatives peuvent être envisagées pour certains dossiers. En parallèle, il est examiné avec l'Office des étrangers si un retour accéléré peut être rendu possible pour les personnes internées ne disposant pas d'un droit de séjour. Une évaluation de la loi sur l'internement est également en cours, notamment afin de limiter les entrées dans le régime d'internement et de renforcer ou accélérer le passage dans le trajet d'internement.

 

04.03  François De Smet (DéFI): Je remercie tout simplement la ministre pour ses réponses que j'ai trouvées exhaustives, compte tenu de ses compétences. Nous suivrons la mise en place du plan d'action sur l'internement.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

05 Question de François De Smet à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Les activités d'espionnage russe à Bruxelles" (56017765C)

05 Vraag van François De Smet aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "Russische spionageactiviteiten in Brussel" (56017765C)

 

05.01  François De Smet (DéFI): Oui, madame la ministre, il y aurait des espions russes à Bruxelles. Knack publiait, dans son édition de juin dernier, une enquête sur la présence et les activités d’individus liés aux services russes à Bruxelles, dans un contexte de tensions accrues avec la Russie depuis, évidemment, le début de son invasion de l’Ukraine en 2022. La Sûreté de l’État (VSSE), placée sous votre tutelle, alerte depuis 2022 sur l’intensification des activités d’espionnage et d’ingérence russe sur le sol belge – qui ne concerne donc pas seulement des drones –, menace renforcée par la présence à Bruxelles des institutions européennes et du siège de l’OTAN.

 

Mes questions sont toutes simples, madame la ministre. Confirmez-vous une intensification des activités d’espionnage et d’ingérence russes à Bruxelles évoquées par cette enquête?

 

Des moyens humains et budgétaires supplémentaires spécifiques sont-ils alloués à la Sûreté depuis 2022 pour faire face à cette menace?

 

Enfin, quelle est la coordination existante avec les services de renseignement des pays partenaires de l’OTAN et de l’Union européenne face à ce phénomène? Je vous remercie.

 

05.02  Annelies Verlinden, ministre: Collègue De Smet, l’enquête du magazine Knack à laquelle vous faites référence reconstitue le fonctionnement d’un réseau précis: une fondation basée à Bruxelles qui aurait servi, pendant plusieurs années, de vecteur à une opération d’influence russe par le biais de missions d’observation électorale. Les faits qui y sont décrits font l’objet d’une instruction judiciaire ouverte par le parquet fédéral et je ne peux commenter ce dossier.

 

Indépendamment du dossier évoqué dans Knack, je peux confirmer que la VSSE constate depuis 2022 une intensification des activités hybrides russes en Europe. La VSSE indique que cette menace s’étend de l’Europe de l’Est à l’Europe de l’Ouest et recourt à un éventail croissant de méthodes, telles que des cyberattaques, des sabotages, de la désinformation, avec un recours accru à des intermédiaires et à des réseaux d’influence. Dans son dernier rapport annuel, la VSSE mentionne également l’existence de réseaux ciblant des parlementaires et responsables politiques européens.

 

Depuis 2021, la VSSE a connu un renforcement historique de son cadre de personnel, qui a ainsi quasiment doublé. Ces moyens supplémentaires ne sont pas exclusivement affectés à la menace russe mais sont répartis entre l’ensemble des phénomènes suivis par le service tels que l'extrémisme et le terrorisme, l'espionnage, l'ingérence étrangère et la prolifération. Cette répartition relève de la gestion opérationnelle du service.

 

De manière générale, la VSSE échange des informations avec ses partenaires européens et internationaux au sein des plateformes établies de coopération entre services de renseignement, ainsi que dans le cadre des structures dédiées de l’OTAN et de l’Union européenne en matière de menaces hybrides.

 

05.03  François De Smet (DéFI): Je remercie la ministre et ne peux qu'encourager nos services – en particulier la Sûreté de l'État – à accroître leurs investissements en matière de surveillance des réseaux russes, qui multiplieront indubitablement les attaques directes, indirectes et, surtout, hybrides.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

06 Question de François De Smet à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Les moyens fédéraux alloués à la justice" (56017833C)

06 Vraag van François De Smet aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De federale middelen voor de justitie" (56017833C)

 

06.01  François De Smet (DéFI): Le procureur général de Bruxelles, M. Frédéric Van Leeuw, a alerté sur l'accumulation des dossiers judiciaires faute de moyens suffisants, évoquant le risque de voir se répéter des drames tels que la tragique affaire Lyhanna en France.

 

Il indique notamment que “tout avance très lentement” au parquet de Bruxelles, en dépit de l'urgence de certains dossiers. Le même jour, plusieurs magistrats cités par De Standaard dénoncent un pouvoir judiciaire “traité comme un gêneur” par le monde politique, pointant le manque chronique de personnel et de moyens matériels. Ces témoignages concordants, à quelques jours d'intervalle, dessinent un tableau préoccupant de la justice bruxelloise et fédérale.

 

Ce constat n'est pas neuf: les rapports successifs de la Cour des comptes ont, à plusieurs reprises depuis 2018, pointé le sous-financement structurel de l'appareil judiciaire belge, singulièrement les parquets et sièges de la région bruxelloise, où le cadre du personnel judiciaire reste durablement sous-occupé. L'accord de gouvernement De Wever de février 2025 prévoit pourtant un renforcement des cadres et des moyens de la Justice, en particulier pour réduire l'arriéré judiciaire.

 

En conséquence, Mme la ministre peut-elle me faire savoir:

 

1° Si elle confirme les taux de vacance de postes évoqués par le procureur général Van Leeuw et par les magistrats bruxellois?

 

2° le taux d'occupation des cadres du parquet et du siège à Bruxelles, comparé à la moyenne nationale?

 

3° l'impact chiffré de cette pénurie sur l'arriéré judiciaire et les délais de traitement des dossiers sensibles, notamment ceux impliquant des mineurs ou des situations à haut risque comme dans l'affaire Lyhanna?

 

4° les mesures concrètes et le calendrier prévu pour renforcer les cadres du parquet et du siège bruxellois, conformément aux engagements de l'accord de gouvernement?

 

06.02  Annelies Verlinden, ministre: Monsieur De Smet, je partage votre préoccupation concernant la charge de travail au sein des services judiciaires bruxellois. Les juridictions bruxelloises sont traditionnellement confrontées à un défi important en matière de recrutement, en raison de l'ampleur de l'organisation du bilinguisme et des besoins spécifiques en personnel de la capitale.

 

Compte tenu de la complexité de la méthode de calcul et de la nécessité de valider les données de manière approfondie à l'avance, il n'est pas possible, à l'heure actuelle, de fournir des données chiffrées suffisamment solides et comparables. Bien entendu, les effectifs disponibles ont un impact sur le nombre d'affaires qui peuvent être traitées et sur le traitement d'éventuels arriérés.

 

Mes services suivent périodiquement, en collaboration avec les services d'appui du Collège des cours et tribunaux et du Collège du ministère public, le taux de remplissage du cadre des magistrats afin que les Collèges puissent établir les plans de vacances nécessaires. Comme je l'ai souligné à plusieurs reprises, le renforcement des capacités au sein de la Justice demeure en effet une priorité. Le taux de remplissage au sein du parquet de Bruxelles est supérieur à la moyenne nationale de 95 % observée pour l'ensemble du ministère public. En ce qui concerne le siège, le taux de remplissage s'élève à 99 % pour le tribunal de première instance francophone et à 91 % pour le tribunal de première instance néerlandophone. La moyenne nationale pour les cours et tribunaux est de 95 %.

 

Les vacances en cours au parquet de Bruxelles, soit un poste néerlandophone et quatre postes francophones, ont été publiées au Moniteur belge des 3 et 10 juillet 2026, de sorte que les nominations sont attendues pour le début du mois de janvier 2027. Les vacances en cours au tribunal de première instance francophone et au tribunal de première instance néerlandophone de Bruxelles ont été publiées au Moniteur belge du 3 juillet, de sorte que les nominations sont également attendues pour le début du mois de janvier 2027.

 

Un budget supplémentaire de huit millions d'euros est prévu en faveur du ministère public et de douze millions d'euros pour le siège dans le cadre du plan d'impulsion. Conformément aux priorités définies par le gouvernement, les Collèges procéderont à la répartition de ces moyens entre les différentes juridictions. Les textes législatifs établissant les bases de ces nominations sont en cours de préparation et seront soumis à la concertation gouvernementale. Ils seront ensuite transmis à cette commission dans les prochains mois.

 

06.03  François De Smet (DéFI): Madame la ministre, je prends bonne note de votre réponse détaillée. Nous savons tous à quel point la résorption de l'arriéré judiciaire bruxellois, ainsi que les investissements à réaliser, dont certains sont consentis par ce gouvernement - soyons honnêtes - sont essentiels. Nous assurerons le suivi de ce dossier en espérant que vous soyez soutenue par l'ensemble de vos collègues, y compris dans le cadre du conclave qui commence.

 

L'incident est clos.

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07 Question de François De Smet à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Les moyens budgétaires et humains alloués au futur parquet national financier" (56017902C)

07 Vraag van François De Smet aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De budgettaire en personele middelen voor het toekomstige nationaal financieel parket" (56017902C)

 

07.01  François De Smet (DéFI): Madame la ministre, vous me répondrez peut-être qu'il s'agit désormais d'une proposition de loi et pas d'un projet du gouvernement, mais n'empêche. L'hebdomadaire d’investigation Le Vif a consacré, dans son édition du 9 juillet, une enquête sur le parquet national financier sous le titre "Le parquet financier est-il déjà mort-né ?".

 

Un peu plus d'un mois après la présentation de la proposition de loi portée par les partis de la majorité, le projet, écrit Le Vif, "se heurte au mur de la réalité": moyens humains et budgétaires insuffisants, difficultés de recrutement de magistrats spécialisés et scepticisme affiché par les acteurs de terrain quant à la capacité de cette nouvelle structure à traiter effectivement la grande délinquance financière. Dieu sait pourtant que l'on en aurait bien besoin.

 

La Cour des comptes et le Conseil supérieur de la Justice ont documenté de longue date le sous-financement de la justice financière, tandis que la Banque nationale évalue à plusieurs milliards d'euros l'économie souterraine échappant à l'impôt.

 

Un parquet créé sans cadre, sans budget récurrent et sans capacité d'enquête serait un échec cuisant, en dépit du soutien et de la détermination que vous affichez en vue de l’instauration de ce PNF ainsi que vous l’avez confirmé en séance plénière le 2 juillet dernier.

 

Pouvez-vous me faire savoir quel sera le cadre organique – magistrats, juristes, analystes financiers, greffiers – prévu et le budget récurrent qui y sera affecté dès 2027, dans l'hypothèse où la proposition de loi actuelle soit prochainement adoptée? Pouvez-vous me faire savoir le nombre de dossiers de grande fraude fiscale et financière qui ont été classés sans suite ou atteints par la prescription au cours des cinq dernières années, et la capacité d'enquête qui sera mise à la disposition du nouveau parquet? Enfin, je souhaiterais également connaître l’articulation de ce parquet avec le parquet fédéral, les parquets généraux et l'Inspection spéciale des impôts, ainsi que les garanties selon lesquelles les recrutements seront effectifs avant l'entrée en vigueur de la future loi?

 

07.02  Annelies Verlinden, ministre: Monsieur De Smet, dans le cadre du budget initial 2026, il a été décidé de procéder à la création d'une section financière indépendante au sein du parquet fédéral, déjà compétent au niveau national, sous la direction d'un procureur fédéral adjoint spécifiquement chargé de la lutte contre la criminalité financière et fiscale. Celui-ci est responsable de la politique des poursuites et de l'exercice de l'action publique dans les domaines de sa compétence, en concertation avec le procureur fédéral.

 

Cette section disposera de son propre personnel, légalement constitué de 10 magistrats spécialisés dans les affaires financières, ainsi que des collaborateurs du parquet et des fonctionnaires fiscaux. Au moins quatre des magistrats doivent disposer d'une expertise fiscale avérée. Un renforcement de l'Organe central pour la Saisie et la Confiscation sera également examiné.

 

Étant donné que les dossiers de fraude fiscale et financière sont actuellement traités à la fois par les équipes spécialisées au niveau des parquets généraux et du parquet fédéral, il n'est pas possible de fournir un chiffre univoque concernant le nombre de classements sans suite dans ce type spécifique de dossiers.

 

Nous savons toutefois que nous souhaitons renforcer notre attention à l'égard de ce type de fraude, ce qui explique notamment la création d'une section spécifique au sein du parquet fédéral.

 

Une capacité policière supplémentaire de 130 enquêteurs financiers a été prévue pour l'ensemble de la police judiciaire fédérale, et cette capacité sera répartie par les services de police pour l'ensemble des parquets compétents, le parquet fédéral y compris.

 

Ces enquêteurs sont répartis entre les PGF dans les arrondissements, l’OCRC et l'Office central de la lutte contre la délinquance économique et financière organisée au niveau des directions centrales. 85 emplois ont déjà été pourvus et le reste des recrutements sont en cours, les emplois non pourvus étant systématiquement republiés.

 

Nous prenons note du fait que vous souhaitez également voir ce projet démarrer rapidement, et nous comptons dès lors sur votre soutien afin qu'il puisse être soumis dans les meilleurs délais.

 

En effet, le recrutement de magistrats et de personnel ne pourra débuter qu'une fois qu'une base légale aura été adoptée.

 

07.03  François De Smet (DéFI): Merci, madame la ministre, pour vos réponses qui livrent une série d'informations permettant aussi de nourrir les débats parlementaires sur la proposition de loi en cours d'examen.

 

Bien sûr, ce n'est pas le parquet national financier absolument rêvé tel que je l'aurais voulu. Je l'aurais voulu plus indépendant. J'aurais voulu une plus grande indépendance dans la sélection des chefs de corps par exemple. Mais il y a encore un espace de débat parlementaire pour tenter d'améliorer le texte, sous une forme ou sous une autre.

 

Bien sûr, nous apporterons notre soutien pour que ce parquet soit effectif le plus rapidement possible.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

08 Question de François De Smet à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Les inquiétudes autour du contrat d'exploitation du bâtiment Justitia" (56017905C)

08 Vraag van François De Smet aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De ongerustheid over de exploitatieovereenkomst voor het Justitiagebouw" (56017905C)

 

08.01  François De Smet (DéFI): Le groupe de presse Sud Info rapporte, dans son édition du 9 juillet, que "les rumeurs et les inquiétudes vont bon train au palais de justice de Bruxelles, place Poelaert" au sujet du contrat d'exploitation du "Justitia". Un magistrat cité par le quotidien s'inquiète des conséquences concrètes pour le fonctionnement quotidien de la Justice bruxelloise si ce dossier n'est pas clarifié rapidement.

 

L'infrastructure judiciaire bruxelloise dépend de la Régie des Bâtiments et souffre d'une vétusté documentée de longue date : plans successifs de rénovation du Poelaert, locaux d'audience inadaptés, questions récurrentes de sécurité et de salubrité. La Cour des comptes a plusieurs fois épinglé la gestion des contrats immobiliers et d'exploitation de l'État fédéral.

 

La continuité du service public de la justice dans la capitale – qui concerne au premier chef les justiciables francophones et néerlandophones de Bruxelles – ne peut être suspendue aux incertitudes d'un contrat d'exploitation.

 

En conséquence, madame la ministre, quel est l'état d'exécution du contrat d'exploitation du "Justitia"  et confirme-t-elle ou infirme-t-elle les informations qui circulent au sein du palais de justice de Bruxelles? Quel est l'impact opérationnel et budgétaire du dossier pour les juridictions bruxelloises, et les garanties quant à la continuité des audiences et du service aux justiciables? Une concertation est-elle menée avec la Régie des Bâtiments et le Collège des cours et tribunaux?

 

08.02  Annelies Verlinden, ministre: Collègue De Smet, vous confondez peut-être certaines choses. D'une part, il y a les dossiers relatifs au projet de rénovation du Palais de Justice de Bruxelles et au bon fonctionnement du pôle judiciaire bruxellois autour de la place Poelaert et, d'autre part, l'exploitation du site Justitia.

 

Le site Justitia est mis à disposition afin de répondre aux besoins spécifiques liés aux procès présentant des risques accrus en matière de sécurité ou nécessitant une capacité d'accueil importante. Il s'agit de la seule infrastructure judiciaire en Belgique à même de répondre à de telles exigences à cette échelle. Ce site contribue de manière essentielle au bon fonctionnement de la justice dans l'ensemble du pays.

 

Par ailleurs, il peut également apporter des solutions à d'autres défis spécifiques auxquels l'infrastructure judiciaire bruxelloise est confrontée. En outre, l'importance stratégique du site Justitia ne cesse de croître. Les évolutions du contexte social et sécuritaire entraînent une augmentation du nombre de procès nécessitant des mesures de sécurité particulières et une capacité d'audience importante.

 

C'est pourquoi, à ma demande, mes services mettent tout en œuvre, en étroite concertation avec l'ensemble des parties prenantes concernées, pour garantir la continuité du site à court, moyen et long terme, en examinant quelles pistes sont à la fois réalisables et souhaitables.

 

À cet égard, il est tenu compte des besoins opérationnels de l'ordre judiciaire, des exigences en matière de sécurité ainsi que de la nécessité de disposer d'infrastructures durables et adaptées aux besoins futurs. La mise à disposition de bâtiments judiciaires sûrs, modernes et fonctionnels constitue une priorité claire à mes yeux.

 

Afin de relever les défis actuels de manière coordonnée, plusieurs task forces ont été mises en place. Une étroite collaboration est en outre menée avec l'ordre judiciaire et la Régie des Bâtiments dans le but de garantir la continuité de la justice tout en investissant dans une infrastructure répondant aux besoins actuels et futurs de la justice.

 

08.03  François De Smet (DéFI): Je remercie la ministre et je suis désolé s'il y a eu une partie confuse dans la question. J'adresserai une question complémentaire à la ministre en charge de la Régie des Bâtiments pour cet aspect.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

De voorzitster: Vraag nr. 56017920C van de heer Yzermans wordt uitgesteld, net als vraag nr. 56017936C van de heer Keuten.

 

09 Questions jointes de

- François De Smet à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "La situation des justices de paix bruxelloises" (56017994C)

- Marijke Dillen à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "La situation dans les justices de paix bruxelloises" (56018136C)

09 Samengevoegde vragen van

- François De Smet aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De situatie van de Brusselse vredegerechten" (56017994C)

- Marijke Dillen aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De situatie in de Brusselse vredegerechten" (56018136C)

 

09.01  Marijke Dillen (VB): Onder de titel “De hermelijnen woede: leven en lijden van Brusselse Vrederechters", verscheen in het weekblad Knack van 8 juli jl. een artikel waarin verschillende erbarmelijke toestanden in de Brusselse vredegerechten wordt beschreven. De infrastructuur is vaak zeer verouderd, het gebrekkig onderhoud is een probleem. Een kapotte lamp laten vervangen kan maanden aanslepen, zo klaagt een vrederechter. Verschillende vredegerechten kunnen investeringen gebruiken. Niet alle vredegerechten zijn toegankelijk voor mensen met een beperking, iets wat wettelijk niet toelaatbaar is. Ook de brandveiligheid laat op sommige plaatsen te wensen over. In andere vredegerechten is er geen plaats om dossiers op te bergen.

Daarnaast zijn er ernstige personeelstekorten op de griffies. In sommige kantons werken de griffies enkele middagen met gesloten deuren wegens gebrek aan personeel en verbetering blijkt niet op komst. Naast een tekort aan griffiers is er ook een chronisch tekort aan vrederechters. Dit onder meer als gevolg van de tweetaligheid, de complexiteit van het arrondissement en de hoge werkdruk.  Jarenlang bleven meerdere Brusselse kantons zonder titularis-vrederechters. Bij dit alles mogen we niet uit het oog verliezen dat de werklast van de vrederechters steeds zwaarder wordt.

 

Wat is het antwoord van de minister op deze verschillende aanklachten?

Welke initiatieven werden er sinds het begin van deze legislatuur genomen om een antwoord te bieden op de erbarmelijke toestand van verschillende Brusselse vredegerechten vanuit Justitie?

Kan de minister toelichting geven betreffende het aantal vacatures, zowel bij de vrederechters als bij het griffiepersoneel? Welke concrete maatregelen werden er genomen om deze vacatures structureel in te vullen?

Sommige vredegerechten werken 's middags blijkbaar met gesloten deuren wegens het personeelstekort. Is de minister hiervan op de hoogte? Over hoeveel en welke griffies gaat het? Is dit wettelijk toegelaten, gezien de openingsuren van de griffie officieel zijn?

Sommige Brusselse vredegerechten zijn niet toegankelijk voor personen met een beperking.  Kan de minister mij mededelen over welke vredegerechten het gaat? Welke maatregelen zijn er deze legislatuur genomen om hiervoor een oplossing uit te werken?

 

09.02  Annelies Verlinden, ministre: Collega’s, je partage certaines de vos préoccupations concernant le situation au sein des justices de paix bruxelloises, mais je tiens également à souligner qu’une attention particulière a été réservée aux cantons bruxellois ces dernières années et que des efforts ont été déployés pour pourvoir les postes vacants.

 

Ainsi, nous comptons actuellement, à Bruxelles-Capitale, un total de 17 juges de paix répartis sur 19 cantons. Les deux postes vacants restants, dans les cantons d’Anderlecht 2 et de Saint-Josse-ten-Noode, ont été publiés au Moniteur belge le 3 juillet. À ces deux postes, un suppléant a été désigné dans l’attente de la suite des procédures de nomination.

 

Wat het griffiepersoneel betreft, zijn er 145 personeelsleden: 91 statutairen en 54 contractuelen. Het kader voorziet 157 personeelsleden. Het knelpunt ligt vooral op het niveau van de statutaire benoemingen in de functie van griffier. Op een kader van 83 zijn er momenteel immers maar 43 griffiers benoemd, waarbij aan 29 personeelsleden een hogere functie werd toegekend.

 

Teneinde de continuïteit van de zittingen te verzekeren en in navolging van het regeerakkoord, waarbij een eenmalige publicatie, een one shot, werd voorzien tot volledige invulling van de wettelijke kaders, werd een aanvang aangenomen met de opstart van de selectieprocedures voor 40 betrekkingen van griffier in de Brusselse griffies bij de vredegerechten.

 

Collega's, de verplichte tweetaligheid van de functie van griffier bij de Brusselse vredegerechten maakt het niet eenvoudig om geschikte kandidaten te vinden. Momenteel werkt de helft van de Brusselse griffiers twee of drie namiddagen achter gesloten deuren. De griffies blijven wel telefonisch bereikbaar. De sluiting gebeurt na bevelschrift van de voorzitters. Dat werd gepubliceerd in het Belgisch Staatsblad. Slechts vijf van de 19 vredegerechten voldoen min of meer aan de vereisten voor toegankelijkheid voor personen met beperkte mobiliteit.

 

En ce qui concerne la question spécifique relative au volume d'affaires entrantes et à l'arriéré par canton bruxellois, nous vous invitons à introduire une question écrite afin d'obtenir les détails. D'une manière générale, nous pouvons affirmer que le nombre de nouvelles affaires a globalement diminué de 11 % entre 2021 et 2025. Il existe toutefois des différences significatives entre les cantons, qui doivent encore être approfondies.

 

Nous nous concertons avec les présidents des tribunaux de première instance de Bruxelles, qui exercent également la fonction de chefs de corps des justices de paix de Bruxelles, et nous travaillons actuellement à la mise en place de solutions plus structurelles visant à renforcer la gestion, comme le souligne notamment l'audit du Conseil supérieur de la Justice, ainsi qu'à optimiser l'affectation du personnel et la gestion du parc immobilier. Ce dernier point est examiné en concertation avec la Régie des bâtiments.

 

Deze voorstellen worden momenteel voorbereid. We zullen ze de komende maanden ook binnen de regering bespreken en in een later stadium ook hier ter sprake brengen. Binnen het project Let's Build hebben mijn diensten op mijn aangeven de voorbije maanden alle gerechtsgebouwen geïnventariseerd en verder in kaart gebracht voor verschillende criteria, waaronder toegankelijkheid. Samen met collega Matz, belast met het gebouwenbeheer, blijf ik de toegankelijkheid van de gerechtsgebouwen uiteraard ook van nabij opvolgen.

 

09.03  François De Smet (DéFI): Madame la ministre, je vous remercie. C'est vraiment un sujet important que celui de la justice de paix bruxelloise, mais aussi ailleurs dans le pays, puisque c'est par elle, nous le savons, qu'un grand nombre de citoyens ont accès à la justice pour des petits litiges entre particuliers. Cette surcharge de la justice de paix bruxelloise doit donc réellement être combattue et résorbée le plus rapidement possible. Je vous remercie pour vos efforts.

 

Voorzitter: Ismaël Nuino.

Président: Ismaël Nuino.

 

09.04  Marijke Dillen (VB): Mevrouw de minister, dank u voor uw antwoord, want het was toch wel een erbarmelijk beeld dat werd geschetst in het weekblad Knack over de situatie van de Brusselse vredegerechten.

 

Ik heb begrepen dat er een aantal verbeteringen zullen worden doorgevoerd. Ik begrijp ook dat dat niet alleen uw verantwoordelijkheid is, maar ook die van de minister bevoegd voor de Regie der Gebouwen, die ik hierover ook ga ondervragen.

 

Wat heel belangrijk is, mevrouw de minister, is dat de brandveiligheid zo spoedig mogelijk in orde wordt gebracht en dat daarvoor de nodige maatregelen worden genomen. Het is daarnaast ook heel belangrijk dat er snel werk wordt gemaakt van de toegankelijkheid voor mensen met een beperking. Ik heb begrepen dat dit inmiddels in kaart wordt gebracht. Ik hoop dan ook dat er heel vlug initiatieven zullen worden genomen.

 

Ik wil nog een laatste punt aanbrengen dat me erg stoort. Uit het artikel bleek – en u hebt dat ook bevestigd – dat een aantal griffies bepaalde namiddagen achter gesloten deuren werken. Mevrouw de minister, ik stel mij toch wel vragen over de wettelijkheid hiervan. Als mensen bijvoorbeeld een verzoekschrift in huurzaken willen neerleggen, mogen burgers dat nog altijd gewoon op papier komen neerleggen. Daar is geen digitale verplichting voor voorzien. Als daar termijnen lopen, denk ik toch wel dat daar mogelijks aansprakelijkheidsvorderingen uit kunnen voortvloeien. Ook daar moet dus met de grootste spoed aan worden gewerkt.

 

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

10 Question de Ismaël Nuino à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "La pénurie de greffiers et l'accessibilité de la justice à Nivelles" (56018033C)

10 Vraag van Ismaël Nuino aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "Het tekort aan griffiers en de toegang tot de justitie in Nijvel" (56018033C)

 

10.01  Ismaël Nuino (Les Engagés): Je me réfère au texte écrit de ma question.

 

Madame la Ministre,

 

Les juridictions du Brabant wallon traversent une nouvelle fois une période compliquée. En raison d'un manque important de greffiers au sein du tribunal de première instance de Nivelles, la présidente du tribunal a dû se résoudre à prendre une ordonnance limitant l'accès public et téléphonique de la section civile et famille jusqu'au 31 août prochain.

 

Nous saluons votre engagement constant pour moderniser notre justice, mais vous le savez, la situation sur le terrain reste complexe. À Nivelles, la dispersion des services sur de trop nombreux bâtiments et le manque de renfort stable épuisent le personnel subsistant, qui doit cumuler tâches administratives, accueil et gestion des archives délocalisées à Mons.

 

À cette pénurie de greffiers s'ajoute la situation préoccupante des huissiers d'audience, pourtant indispensables au bon déroulement des audiences, déjà en nombre insuffisant et confrontés à des conditions de travail précaires. Avec l'entrée en vigueur du nouveau régime des flexi-jobs, certains d'entre eux envisagent de s'orienter vers d'autres activités plus attractives, ce qui aggraverait encore une situation déjà tendue.

 

Dans l'esprit constructif qui anime notre majorité, mes questions sont les suivantes :

 

Quelles mesures pouvez-vous déployer rapidement cet été pour pallier le manque de personnel à Nivelles et éviter que la réduction des heures d'ouverture ne pénalise excessivement les justiciables et les avocats ?

Existe-t-il une réflexion plus large sur les solutions structurelles permettant de pérenniser un personnel stable au sein des greffes ?

Concernant les huissiers d'audience, quelles mesures envisagez-vous pour sécuriser leur statut et leur rémunération, afin d'éviter que le nouveau régime des flexi-jobs ne les incite à quitter cette fonction essentielle au bon déroulement des audiences ?

Je vous remercie.

 

10.02  Annelies Verlinden, ministre: Collègue Nuino, je partage votre préoccupation quant à la situation au tribunal de première instance du Brabant wallon, et plus particulièrement à Nivelles. La pénurie de personnel dans certaines juridictions constitue de manière générale un défi majeur pour le bon fonctionnement de la justice et pour l'accès des citoyens à un service public de qualité. C'est notamment par le biais d'une provision interdépartementale que nous continuons à investir dans la justice.

 

En ce qui concerne le nombre de greffiers au sein du tribunal de première instance du Brabant wallon, je constate que 24 greffiers sont actuellement nommés, alors que le cadre prévu est de 25. Je suis toutefois consciente que les absences temporaires peuvent également perturber de manière significative le fonctionnement d'un greffe. Dans ce contexte, je comprends que l'ordonnance prise par le président du tribunal vise précisément à garantir la continuité des missions essentielles de la juridiction dans des circonstances exceptionnelles. Par ailleurs, je constate qu'un recrutement contractuel de niveau C à durée indéterminée a récemment été approuvé et que deux contrats temporaires de niveau D ont été prolongés jusqu'à la fin de l'année.

 

Une politique relative au remplacement des personnes en arrêt maladie de longue durée est en cours d'élaboration en concertation avec le Collège des cours et tribunaux. À l'avenir, cette politique devrait permettre de remédier aux problèmes liés aux absences multiples. Un prochain plan de places vacantes sera établi par le Collège des cours et tribunaux vers le début du mois de novembre. Il devrait prévoir deux places de greffiers pour le tribunal de première instance du Brabant wallon.

 

Il appartient au collège d'établir périodiquement, dans les limites des moyens budgétaires disponibles, des plans de places vacantes permettant de définir de manière équilibrée les priorités nécessaires. Une attention particulière est accordée à la réduction de la durée des procédures de sélection ainsi qu'au renforcement de l'attractivité des fonctions au sein de la Justice, conformément aux orientations du plan d'impulsion élaboré en concertation avec l'ordre judiciaire. La poursuite de la numérisation de la Justice doit également permettre aux greffiers et au personnel administratif de se consacrer davantage à des tâches à plus forte valeur ajoutée. La simplification des procédures et l'automatisation de certaines opérations administratives constituent à cet égard des leviers capitaux pour améliorer les conditions de travail.

 

Enfin, je tiens à souligner que les défis organisationnels propres à certaines juridictions méritent une attention particulière, notamment lorsque la dispersion géographique des services engendre des contraintes supplémentaires tant pour le personnel que pour les justiciables. Ces éléments sont pris en considération dans les réflexions en cours relatives à l'organisation future des infrastructures judiciaires et à la politique immobilière de la justice.

 

Les huissiers d'audience jouent un rôle essentiel dans le bon déroulement des audiences. Une réflexion doit être menée au sein de l'ordre judiciaire afin d'évaluer concrètement les modalités d'application de la nouvelle réglementation relative aux flexi-jobs. Cette analyse portera en priorité sur les fonctions d'huissiers d'audience compte tenu des réalités particulières liées à ces missions essentielles au bon fonctionnement des audiences.

 

10.03  Ismaël Nuino (Les Engagés): Merci madame la ministre. Je vous remercie pour les différentes réponses qui ont été données.

 

Je prends bonne note que vous avez indiqué que deux recrutements avaient été approuvés et devraient avoir lieu pour cette juridiction. Comme vous l'avez indiqué en fin de réponse, un des éléments capitaux à Nivelles est le fait que cette justice est répartie sur plusieurs sites, ce qui rend le transport de l'information et sa répartition plus complexes. En outre, ses archives ont dû être intégralement déplacées vers Mons en raison de problèmes d'infrastructures. Voilà qui complique réellement le travail des acteurs du monde judiciaire de Nivelles, surtout lorsqu'elles n'ont personne pour aller chercher l'ensemble des pièces et dossiers nécessaires.

 

J'ai bien entendu votre réponse concernant la nécessité pour le collège de répartir les moyens lorsqu'ils sont disponibles. Je pense vraiment que nous devons accorder une attention particulière au fait que ces moyens ne peuvent pas seulement être répartis en fonction de contingences géographiques ou uniquement de la charge de travail telle qu'elle est calculée, mais aussi, comme vous l'avez dit, des spécificités propres à Nivelles, par exemple.

 

Je me réjouis d'entendre également qu'une réflexion est en cours, ou en tout cas doit être menée, concernant les huissiers d'audience. Comme vous l'avez dit, ils jouent un rôle vraiment essentiel pour la justice et qui, pour la plupart, sont des bénévoles qui viennent accompagner les justiciables lorsqu'ils doivent faire face à la justice. Il risque d'y avoir une vraie forme de concurrence entre le nouveau régime du flexi-job et le faible dédommagement dont ils bénéficient dans le cadre de leur activité d'huissiers d'audience. Ces personnes sont essentielles à la bonne organisation des différentes juridictions. Je pense donc vraiment qu'il faut réfléchir aux moyens de garantir le caractère pérenne de cette fonction et de cette organisation actuelle.

 

Je vous remercie en tout cas déjà pour les réponses et je ne doute pas que vous assurerez le suivi nécessaire.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

11 Question de François De Smet à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "L'absence d'organe chargé de traiter les discriminations liées à la langue" (56018222C)

11 Vraag van François De Smet aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "Het ontbreken van een orgaan dat gevallen van discriminatie op grond van taal behandelt" (56018222C)

 

11.01  François De Smet (DéFI): Depuis les lois antidiscrimination de 2007, la langue figure comme l’un des motifs de  discrimination contre lequel la loi entend lutter8 (article 3). Le législateur belge a confié au Centre  interfédéral pour l’égalité des chances (appelé UNIA) la mission de veiller à la bonne application de la  loi anti-discrimination Il a été néanmoins fait exception à cette compétence pour les contentieux ou litiges fondés sur  une discrimination fondée sur la langue. L’article 29 §2 de la loi prévoit que le Roi doit désigner l’organe qui sera  compétent pour les discriminations fondées sur la langue, disposition qui n’a jamais été mise en  application, près de 20 ans après.

 

Dès lors, UNIA ne peut traiter les signalements lorsque la discrimination est fondée sur la langue, et avait expliqué, lors d’auditions Parlement fédéral, recevoir en moyenne 135 signalements par an concernant le critère de la langue: les victimes de discriminations linguistiques sont toujours livrées à elles-mêmes.

 

Pourtant ,dans le premier rapport d’évaluation des lois antidiscrimination de 20079, les experts, présidés  par Françoise Tulkens – qui fut juge belge à la Cour Européenne des droits de l’homme de 1998 à  2012 –avaient pointé  du doigt l’absence d’organe compétent pour traiter des discriminations linguistiques..

 

A l’occasion du cinquième rapport périodique de la Belgique10 , le Comité des Droits  Economiques Sociaux et Culturels (CESCR) avait  demandé à la Belgique « de mettre en œuvre les  recommandations émises par la Commission d’évaluation de la législation fédérale relative à la lutte  contre les discriminations. Il lui recommande également de désigner un organe responsable de traiter  les plaintes de discrimination fondée sur la langue ».

 

L’accord de coalition fédérale de février 2025 ne fait aucune mention d’une volonté et d’une détermination de l’Etat belge de mettre en oeuvre un organe public chargé de statuer sur les discriminations linguistiques

 

En conséquence, madame la ministre peut-elle me faire savoir:

 

si ses services ont connaissance de cette carence réglementaire ?

 

quelles sont les justifications liées à cette absence d’exécution d’une loi d’ordre public ?

 

si elle entend prendre une initiative sous cette législature pour y pallier

 

11.02  Annelies Verlinden, ministre: Monsieur De Smet, la loi anti-discrimination du 10 mai 2007 prévoit effectivement la désignation d'un organe compétent pour les discriminations fondées sur la langue. À ce jour, cette disposition n'a pas été mise en œuvre.

 

Je rappelle toutefois qu'un Institut fédéral pour la protection et la promotion des droits humains (IFDH) a été créé en mai 2019. Il est doté d'une compétence générale et résiduaire en matière de droits humains au niveau fédéral, couvrant toutes les questions non prises en charge par d'autres organes sectoriels. Cela concerne donc également la discrimination fondée sur la langue. L'institut ne dispose toutefois pas de compétence en matière de traitement de plaintes individuelles.

 

Je souligne également la possibilité de recourir aux voies de recours existants. Une personne qui s'estime victime d'une discrimination fondée sur la langue peut saisir les cours et tribunaux tant au civil qu'au pénal.

 

Par ailleurs, en cas d'infraction à la loi sur l'emploi des langues par un service public, le citoyen peut s'adresser à la tutelle administrative à différents niveaux de pouvoir.

 

Enfin, concernant le suivi des recommandations du rapport d'évaluation des lois fédérales anti-discrimination, ainsi que la désignation d'un organe compétent pour les discriminations fondées sur la langue, je vous renvoie vers mon collègue, le ministre de l'Égalité des chances, vu sa compétence en la matière.

 

11.03  François De Smet (DéFI): Merci, madame la ministre, pour votre réponse qui, elle aussi, reste classique, sauf peut-être en ce qui concerne l'Institut fédéral des droits humains. J'investiguerai donc cette piste et orienterai peut-être certains demandeurs potentiels.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

Le président: Nous en arrivons aux deux questions jointes concernant les conséquences de la canicule dans les prisons (n°s 56018237C et 5601884C).

 

11.04  François De Smet (DéFI): A la demande de la collègue Hugon-Lecharlier, je propose que nous traitions ces questions plus tard lorsque nous serons tous les deux présente, monsieur le président.

 

Le président: Très bien.

 

12 Question de François De Smet à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "L’état de préparation des juridictions à l'entrée en vigueur du nouveau Code pénal" (56018244C)

12 Vraag van François De Smet aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De voorbereiding van de rechtscolleges op de inwerkingtreding van het nieuwe Strafwetboek" (56018244C)

 

12.01  François De Smet (DéFI): Het Laatste Nieuws publiait ce 18 août une enquête menée auprès des magistrats du siège, des magistrats du parquet et des avocats de l'arrondissement de Flandre occidentale, sous le titre “Is West-Vlaanderen klaar voor het nieuwe Strafwetboek?”, ce qui rappelle le fait que l'entrée en vigueur du nouveau Code pénal avait déjà été reportée une première fois, précisément parce qu'une très large majorité de magistrats l'avait demandé. Les praticiens interrogés demeurent réservés.

 

L'enquête insiste par ailleurs particulièrement sur la difficulté d'application du principe selon lequel seule la peine la plus douce peut être retenue pour les faits commis avant l'entrée en vigueur, et sur l'incertitude concrète que cette règle fait peser sur le traitement des dossiers en cours.

 

En conséquence, Mme la ministre peut-elle me faire savoir:

 

1° Combien de magistrats, de greffiers et de membres du personnel des parquets ont effectivement suivi une formation au nouveau Code pénal, ventilés par ressort de cour d'appel, à la date du 1er août 2026?

 

2°Quel budget l'Institut de formation judiciaire y a-t-il consacré, et si les applications informatiques des parquets et des tribunaux ont été adaptées?

 

3° Quelle estimation ses services ont réalisée de la charge de travail supplémentaire induite par l'application de la règle de la peine la plus douce aux dossiers en cours, et combien de dossiers sont-ils concernés?

 

4° Dans l’affirmative, si cette estimation a fait l'objet d'une évaluation d'impact avant la fixation de la date d'entrée en vigueur?

 

5° Si une circulaire du Collège des procureurs généraux est prévue pour harmoniser l'interprétation des dispositions les plus discutées, et selon quel calendrier?

 

6°Le dispositif de monitoring des divergences d'interprétation entre arrondissements mis en place, et à quelle échéance une première évaluation sera transmise à la Chambre?

 

12.02  Annelies Verlinden, ministre: Monsieur De Smet, outre l'actualisation systématique du contenu de ces formations récurrentes, l'Institut de formation judiciaire (IFJ) a développé, à partir de 2024, un parcours structuré de formation de base et de perfectionnement consacré aux différentes thématiques liées à la réforme du Code pénal. Dans un premier temps, plusieurs formations générales ont été organisées dans chacun des ressorts des cours d'appel. Elles ont ensuite été complétées par des sessions plus spécialisées, dispensées sous forme de webinaires ou organisées localement.

 

Les formations de l'IFJ spécifiquement consacrées au Code pénal 2024 ont totalisé plus de 5 030 participations. Par ailleurs, près de 1 940 membres de l'ordre judiciaire ont suivi au moins une formation relative au Code pénal 2024 organisée par l'IFJ. Lorsque la nature des contenus et le format des formations le permettaient, celles-ci ont été enregistrées, puis mises à la disposition du public cible de l'IFJ, à savoir les magistrats et les membres du personnel de l'ordre judiciaire, via la plateforme de formation de l'IFJ. Accessible à l'ensemble de l'ordre judiciaire, cette plateforme permet de consulter les formations en différé.

 

À ce titre, 1 768 consultations ont été enregistrées pour les différentes formations mises en ligne. Ce nombre représente près de 860 participants issus de l'ordre judiciaire ayant consulté au moins une des formations de l'IFJ publiées en ligne. En plus d'organiser ses propres formations, l'IFJ prend en charge les frais d'inscription des membres de son public-cible aux formations organisées par des partenaires externes. À ce stade, nous recensons 956 participations à diverses formations externes relatives au Code pénal 2024.

 

Ces chiffres restent susceptibles d'évoluer à la suite de la finalisation du traitement administratif des dossiers, de l'encodage des données et de la consolidation des coûts liés aux différentes activités de formation. S'agissant de statistiques plus précises et ventilées par ressort et en ce qui concerne vos questions sur le budget, je vous suggère de les poser par écrit.

 

Le Collège des procureurs généraux a adopté une circulaire intitulée “Le nouveau Code pénal, circulaire générale”, qui vise notamment à fournir des directives d'interprétation. En outre, le Collège des procureurs généraux a créé un espace dédié sur son site intranet afin de mettre à la disposition de tous les magistrats et des membres du personnel la nouvelle jurisprudence. Enfin, mon administration assure une mission de suivi auprès des Collèges afin de faire remonter, notamment, toute difficulté liée au nouveau Code pénal.

 

12.03  François De Smet (DéFI): Madame la ministre, je vous remercie pour votre réponse.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

13 Question de François De Smet à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "L'extrémisme nihiliste ciblant en ligne les mineurs" (56018293C)

13 Vraag van François De Smet aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "Het nihilistisch extremisme waarbij minderjarigen online geviseerd worden" (56018293C)

 

13.01  François De Smet (DéFI): Madame la ministre, l’Organe pour la coordination et l'analyse de la menace (OCAM) a mis en garde le 20 août 2026 contre la propagation d’un extrémisme nihiliste en ligne, ciblant spécifiquement les adolescents vulnérables. Ces réseaux, structurés autour de chaînes de messagerie chiffrée, combinent l’incitation à l’automutilation, l’exploitation sexuelle de mineurs et la glorification de la violence de masse, et opèrent par un travail progressif d’emprise psychologique sur des mineurs isolés.

 

Pour rappel, la stratégie de l’OCAM repose sur la stratégie Extrémisme et Terrorisme" (stratégie TER), lancée en septembre 2021 pour remplacer l’ancien plan R. Cela vise une approche globale, pluridisciplinaire et intégrée pour prévenir et contrer toutes les formes de radicalisation, d’extrémisme et de terrorisme. Mais cette forme-ci paraît particulière, originale et peut-être plus susceptible encore d’être sous les radars.

 

Êtes-vous en mesure de communiquer combien de signalements relatifs à ces réseaux l’OCAM et les services d’appui ont-ils traités en 2025 et depuis le début de l’année 2026, et combien de mineurs résidant en Belgique ont-ils été identifiés comme victimes ou comme participants? Disposez-vous d’informations éventuellement judiciaires sur cette question?

 

Sur quelles qualifications pénales les parquets s’appuient-ils en pratique dans ces dossiers? Le seuil du but terroriste défini à l’article 137 du Code pénal constitue-t-il un obstacle à la poursuite de ces mouvances? La stratégie TER sera-t-elle actualisée pour intégrer explicitement l’extrémisme nihiliste en ligne, et selon quel calendrier?

 

13.02  Annelies Verlinden, ministre: Monsieur De Smet, dans le cadre de la stratégie TER et conformément à la méthodologie d’évaluation appliquée par l’OCAM, six personnes sont actuellement enregistrées dans la banque de données commune TER. Cette inscription signifie qu’elles répondent aux critères légaux prévus à cet effet et qu’elles font l’objet d’un suivi prioritaire. Ce suivi est assuré de manière multidisciplinaire, tant sur le plan de la sécurité au sein des task force que sur le plan sociopréventif par les partenaires compétents au sein des Cellules de sécurité intégrale locales (CSIL).

 

Concernant les services d’appui, depuis 2025, la plateforme commune de la Sûreté de l'État (VSSE) et du Service général du renseignement et de sécurité (SGRS) en matière de contre-extrémisme et de contre-terrorisme a pu établir qu’une trentaine de personnes relevant du phénomène d’extrémisme nihiliste avaient un lien avec la Belgique. Leur degré d’implication dans d’éventuelles infractions et leur adhésion à la vision du monde de l’extrémisme nihiliste sont très variables.

 

Le parquet fédéral me fait part du fait que ce phénomène peut, dans certains cas, prendre la forme de terrorisme. Il sera alors traité via la procédure JIC-JDC, aboutissant soit à l’ouverture d’un dossier judiciaire, soit à un suivi par les services de renseignement.

 

S'agissant des faits impliquant principalement des mineurs, la grande majorité des dossiers judiciaires est traitée par les sections jeunesse des parquets locaux. Les différentes formes que peut prendre ce phénomène rendent inadéquat un traitement uniforme. Je le répète, l'approche est pluridisciplinaire et la qualification de terrorisme n'est certainement pas la seule réponse possible.

 

Quant à la stratégie Extrémisme et Terrorisme (TER), celle-ci ne doit pas être adaptée. En effet, le phénomène de l'extrémisme nihiliste constitue un sujet récurrent dans les différents forums liés à la stratégie TER, tels que les groupes de travail thématiques que sont des Local Task Forces (LTF) et la Cellule de sécurité intégrale locale en matière de radicalisme (CSIL-R).

 

Par ailleurs, l'information et la sensibilisation des acteurs de terrain – notamment dans le milieu scolaire – sont essentielles pour détecter ce phénomène chez une personne. L'OCAM a d'ailleurs envoyé une brochure à un large éventail d'acteurs et l'a également mise à la disposition du public sur son site internet.

 

Concernant le règlement Terrorist Content Online (TCO), qui introduit une procédure de retrait dans l'heure des contenus terroristes en ligne, celui-ci fonctionne globalement bien, mais il reste limité aux contenus terroristes. Le Digital Services Act (DSA), entré en vigueur en 2024 et qui s'applique plus généralement à l'ensemble des contenus illégaux, constitue un outil intéressant pour rendre l’internet plus sûr.

 

13.03  François De Smet (DéFI): Je remercie la ministre pour sa réponse, que je trouvais très fournie, avec une série d'informations utiles. Je la remercie aussi d'avoir aussi abordé les aspects extrajudiciaires de la question.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

14 Samengevoegde vragen van

- Marijke Dillen aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De aanpak van gsm-gebruik in de gevangenissen" (56018297C)

- Marijke Dillen aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "In beslag genomen mobiele telefoons in de gevangenissen en het uitwerken van een actieplan" (56018298C)

14 Questions jointes de

- Marijke Dillen à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "La lutte contre l'utilisation du téléphone portable dans les prisons" (56018297C)

- Marijke Dillen à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "La saisie des téléphones portables dans les prisons et l'élaboration d'un plan d'action" (56018298C)

 

14.01  Marijke Dillen (VB): Reeds herhaaldelijk heb ik u ondervraagd betreffende de aanpak van illegaal binnengebrachte mobiele telefoons in de gevangenissen. Het bezit en gebruik van illegale gsm's en smartphones vormt al jaren een ernstig veiligheidsprobleem in onze gevangenissen. Een smartphone in handen van een gedetineerde is immers veel meer dan een communicatiemiddel. Via smartphones kunnen gedetineerden buiten de gevangenismuren contacten onderhouden, criminele activiteiten aansturen, drugshandel organiseren, getuigen of slachtoffers benaderen en communiceren via versleutelde toepassingen.  Het probleem is niet nieuw, maar blijft toenemen. De minister heeft reeds herhaaldelijk maatregelen aangekondigd maar de resultaten blijven uit.

 

Ten eerste, kunt u mij een gedetailleerd overzicht geven van alle concrete initiatieven die er sinds het begin van de legislatuur werden genomen om het bezit en gebruik van gsm's en smartphones in de gevangenissen op te sporen en terug te dringen?

Ten tweede, welke van deze initiatieven zijn er inmiddels operationeel? Graag een overzicht per gevangenis.

Ten derde, herhaaldelijk hebt u aangekondigd dat de nodige apparatuur zal worden aangeschaft om gsm-signalen te blokkeren. Wat is hier de stand van zaken? In hoeveel gevangenissen en in welke werd deze technologie geïnstalleerd? Is deze technologie hier inmiddels operationeel?

Ten vierde, kunt u toelichting geven betreffende de technologie die werd gekozen? Betreft het een systeem dat enkel illegale toestellen detecteert of blokkeert? Zijn er voldoende garanties dat de communicatie van het personeel niet wordt verstoord?

Ten vijfde, hebt u ook initiatieven genomen om naast signaalblokkering te investeren in nieuwe detectietechnologie, zodat ook smartphones kunnen worden opgespoord wanneer ze uitgeschakeld zijn of slechts gedurende korte tijd worden gebruikt?

Ten zesde, kunt u garanderen dat tegen het einde van 2026 iedere gevangenis in dit land beschikt over voldoende technische middelen om smartphonegebruik door gedetineerden daadwerkelijk te detecteren en onmogelijk te maken, en zo ja, welke concrete timing en middelen worden daaraan verbonden?

 

Regelmatig worden er in de gevangenissen illegaal binnengebrachte mobiele telefoons aangetroffen en in beslag genomen.

 

Ten eerste, worden deze toestellen systematisch overgemaakt aan de politie en de Inlichtingendiensten voor verder onderzoek naar de communicatie en mogelijke criminele netwerken? Graag een gedetailleerde toelichting.

Ten tweede, kan de minister mededelen of er een verhoogd risico werd vastgesteld in gevangenissen waar hoofdzakelijk gedetineerden verblijven die veroordeeld zijn of in voorhechtenis zitten wegens terroristische feiten, georganiseerde criminaliteit en/of grootschalige drughandel?

Ten derde, het is algemeen geweten dat sommige gedetineerden, in het bijzonder in grote drugdossiers, hun criminele activiteiten buiten de gevangenismuren aansturen dankzij deze illegaal binnengebrachte mobiele telefoons.  Zijn er initiatieven genomen betreffende een specifieke aanpak van deze gedetineerden? Graag een gedetailleerde toelichting.

Ten vierde, gaat de minister een initiatief nemen om een actieplan uit te werken betreffende de problematiek van illegale mobiele telefoons in de gevangenissen met concrete doelstellingen, een concrete timing en de noodzakelijk hieraan gekoppelde budgetten om dit te verwezenlijken? Graag een gedetailleerde toelichting.

 

14.02 Minister Annelies Verlinden: Collega Dillen, sinds het begin van de legislatuur zetten wij op verschillende sporen tegelijk in. In de inrichtingen zelf zijn mobiele detectietoestellen beschikbaar en voert een centrale operationele cel op regelmatige basis grootschalige sweepings uit. Sinds eind 2025 werken wij daarvoor samen met de politiedienst DACH, onder meer voor de inzet van IT-speurhonden. Bij gedetineerden met een hoogrisicoprofiel worden gerichtere controleacties uitgevoerd en wordt voortdurend geïnvesteerd in toegangscontroles. Daarnaast loopt een wetgevend initiatief om die risicoprofielen te kunnen plaatsen in hoogbeveiligde afdelingen. Behoudens de hoogbeveiligde afdelingen voor risicoprofielen zijn deze initiatieven operationeel. Op de vraag naar een overzicht per gevangenis ga ik omwille van veiligheidsredenen niet in.

 

Zoals ik op 2 september tijdens de commissie over de schietincidenten heb toegelicht, worden de 13 toestellen om gsm-signalen te verstoren, de zogenaamde jammers, voornamelijk mobiel en punctueel ingezet, behalve in de gevangenis van Haren. Ook in de andere gevangenissen met een hoogbeveiligde afdeling en in de nieuwe gevangenis van Antwerpen zullen de jammers vast worden ingezet. De toestellen zijn operationeel en het is de bedoeling om die inzet verder uit te breiden, maar omwille van veiligheidsredenen kan ik daarover ook geen verdere details geven.

 

De gespecialiseerde teams volgen de technologische evoluties op de voet en daarop wordt zoveel mogelijk ingespeeld. De technologie die momenteel wordt getest of uitgerold, omvat enerzijds detectiesystemen voor het lokaliseren van gsm's en anderzijds stoorzenders die de communicatie kunnen verhinderen. Dat verhindert de dagelijkse werking van het personeel niet. Mijn diensten maken eveneens gebruik van technologieën die ook toestellen opsporen die uitgeschakeld zijn.

 

Ook IT-speurhonden en de toegangscontroles treffen toestellen aan, ongeacht of ze aan- of uitstaan. Wanneer bij een gedetineerde een gsm of een simkaart wordt aangetroffen, wordt die onmiddellijk in beslag genomen en geregistreerd in een rapport aan de directeur, waarna altijd een tuchtprocedure volgt. Niet elk aangetroffen toestel wordt als zodanig doorgestuurd. Die beoordeling gebeurt geval per geval, maar de vaststellingen worden wel stelselmatig gedeeld met de politie en de inlichtingendiensten. Bij aanwijzingen van strafbare feiten wordt de bevoegde gerechtelijke overheid ingelicht.

 

Bovendien kan de VSSE binnen haar eigen wettelijke bevoegdheden toegang krijgen tot de in beslag genomen toestellen. Het gaat dan vooral om onderzoeken in het kader van terrorisme en georganiseerde misdaad. De eventuele exploitatie van elektronische gegevensdragers uit Belgische gevangenissen gebeurt ook steeds in het kader van een BIM-methode en in overleg met andere partnerdiensten, zoals de federale politie.

 

Er is niet één maatregel die dit probleem oplost. Het gaat om een reeks sporen die elkaar moeten versterken: sweepings, toegangscontroles, speurhonden, jammers en dronedetectie, en daarnaast de versterkte interne overlegmomenten en het wetgevende spoor voor de zwaarste profielen en de beveiligde cellen. Al die initiatieven worden actief verdergezet en ook na positieve evaluatie uitgebreid.

 

14.03  Marijke Dillen (VB): Mevrouw de minister, ik dank u voor uw antwoorden. We stellen echter vast – en dat is hier ook gebleken tijdens de gezamenlijke commissievergadering een tiental dagen geleden – dat gedetineerden in veel gevangenissen nog steeds gemakkelijk over een gsm kunnen beschikken, met ernstige gevolgen voor de veiligheid. Zij kunnen dan immers hun drugshandel verderzetten en contacten blijven onderhouden met de buitenwereld. Dat zijn zware risico's die daaraan verbonden zijn.

 

Ik begrijp dat u om veiligheidsredenen geen gedetailleerde informatie kunt of wilt geven. Daar heb ik geen probleem mee, maar ik wil er toch wel op aandringen dat tegen het eind van dit jaar iedere gevangenis zou beschikken over voldoende mogelijkheden om controles uit te voeren en over voldoende technische middelen om smartphonegebruik door gedetineerden daadwerkelijk te detecteren en zo hopelijk onmogelijk te maken. Dat zal weliswaar nooit 100 % kunnen worden uitgesloten.

 

Ik heb nog een detailvraag. Wanneer een gsm-toestel wordt ontdekt bij een gedetineerde, wordt dat uiteraard in beslag genomen. Wordt dat dan altijd overgemaakt aan de politie om het uit te lezen en te zien of er informatie over strafbare feiten op staat? De penitentiair beambten hebben immers niet de mogelijkheden om dat zelf te doen. Dat is een gespecialiseerd onderzoek dat wordt uitgevoerd door de politie. Het zou toch nuttig zijn mocht dat telkenmale gebeuren.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

15 Vraag van Marijke Dillen aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "Het ontslag van een medewerker van de FOD Justitie na een veroordeling wegens verduistering" (56018299C)

15 Question de Marijke Dillen à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Le licenciement d'un collaborateur du SPF Justice après sa condamnation pour détournement de fonds" (56018299C)

 

15.01  Marijke Dillen (VB): Recent berichtte de media (Nieuwsblad 30 juli 2026) over een medewerker van Justitie, blijkbaar actief in de gevangenis van Dendermonde, die jarenlang geld had verduisterd bij FOD Justitie en strafrechtelijk veroordeeld werd wegens verduistering en valsheid in geschrifte waarbij hij een gevangenisstraf kreeg met uitstel en een geldboete. De man werd ontslagen bij FOD Justitie.

 

Opmerkelijk is dat hij kort na zijn ontslag aan de slag kon gaan bij FOD Financiën. Nadat de feiten bekend werden, startte FOD Financiën een tuchtprocedure die leidde tot het ontslag van ambtswege. De Raad van State heeft dit ontslag voorlopig geschorst in afwachting van een definitieve veroordeling. Dit dossier roept vragen op betreffende de screening van personeelsleden binnen FOD Justitie en de informatie-uitwisseling met andere FOD's.

 

Kan de minister meer toelichting geven betreffende dit dossier? Wanneer werd betrokkene ontslagen en was zijn veroordeling op dat ogenblik reeds definitief? Deze vraag mag gesteld worden gezien de berichtgeving in de media.

 

Deze man kon blijkbaar na zijn ontslag opnieuw worden aangeworven bij de FOD Financiën.  Bestaat er binnen de federale overheid dan geen systeem om te vermijden dat een ambtenaar die wegens fraude, verduistering of ernstige integriteitsschendingen wordt ontslagen, bij een andere FOD opnieuw kan worden aangeworven?

 

Ik ga ervan uit dat FOD Financiën bij de sollicitatie aan betrokkene informatie heeft gevraagd betreffende de vorige werkgever, zijnde FOD Justitie. Heeft de FOD Financiën voor de aanwerving informatie opgevraagd bij FOD Justitie betreffende de omstandigheden van het ontslag? Zo ja, welke toelichting werd er gegeven aan de FOD Financiën? Werd de FOD Financiën op de hoogte gebracht van de strafrechtelijke veroordeling?

 

Welke screening en integriteitscontrole wordt uitgevoerd bij personeelsleden van de FOD Justitie die toegang hebben tot financiële middelen, gevoelige informatie of gedetineerdenfondsen? Wordt bij dergelijke functies systematisch een uittreksel uit het strafregister opgevraagd en gecontroleerd? Zo ja, op welk ogenblik en door welke dienst?

 

Zal de minister er bij de minister bevoegd voor Ambtenarenzaken op aandringen een uniform federaal aanwervings-, integriteits- en screeningsbeleid uit te werken om te voorkomen dat personeelsleden die wegens fraude, corruptie of andere ernstige integriteitsschendingen bij een FOD overheidsdienst worden ontslagen niet opnieuw kunnen worden aangeworven bij een andere FOD?

 

15.02 Minister Annelies Verlinden: Collega Dillen, de voorzitter van de FOD Justitie heeft betrokkene bij beslissing van 15 mei 2018 als tuchtsanctie een ontslag van ambtswege opgelegd. Het statuut van de rijksambtenaar voorziet in artikel 16 dat men niet kan worden benoemd indien men de afgelopen drie jaar werd ontslagen wegens dringende reden of uit zijn ambt werd gezet ingevolge een tuchtprocedure in de aanwervende dienst.

 

De aanwervende dienst was hier de FOD Financiën. Aangezien de tuchtprocedure bij de FOD Justitie liep, kon de betrokkene bij de FOD Financiën worden aangeworven. De FOD Financiën heeft inderdaad bijkomende informatie gevraagd over de redenen van het ontslag bij mail van 18 april 2024. Wegens vertrouwelijkheidsredenen heeft de FOD Justitie de FOD Financiën niet op de hoogte gebracht van het bestaan van een strafrechtelijke veroordeling.

 

Er zijn twee soorten screening van personeelsleden.

 

Ten eerste is er een algemene screening die identiek is voor alle personeelsleden van het federaal openbaar ambt. Het strafregister wordt daarbij gecontroleerd. Dat maakt het mogelijk om de toelaatbaarheidsvereisten te verifiëren die vermeld staan in het statuut van de personeelsleden. Indien het strafregister niet blanco is, wordt een advies van de FOD Justitie bezorgd aan BOSA. BOSA kan vervolgens beslissen of de betrokken persoon voldoet aan de hiervoor vermelde voorwaarden.

 

Ten tweede is er een specifieke screening voor alle kandidaten die in dienst treden bij de penitentiaire administratie. Deze screening is gebaseerd op artikel 21 van de wet van 23 maart 2019 betreffende de organisatie van de penitentiaire diensten en het statuut van het penitentiair personeel. Dit artikel bepaalt dat een veiligheidsverificatie van de kandidaat wordt uitgevoerd overeenkomstig de artikelen 24 en 27 tot 37 van de wet van 11 december 1998 betreffende de classificatie en de veiligheidsmachtigingen.

 

Ik heb momenteel niet de intentie om bij de minister bevoegd voor Ambtenarenzaken te pleiten voor een uniforme aanpak over alle federale overheidsdiensten heen, omdat ik van mening ben dat elke overheidsdienst op basis van een eigen risico-inschatting moet besluiten wat de noodzakelijke of wenselijke specifieke selectievoorwaarden voor zijn diensten zijn.

 

15.03  Marijke Dillen (VB): Mevrouw de minister, ik vind dat toch wel een heel bizar verhaal. Het gaat over iemand die gedurende lange tijd geld achterover heeft geslagen in de gevangenis van Dendermonde, die dan uiteraard terecht door de FOD Justitie werd ontslagen en vervolgens binnen de kortste keren bij uitgerekend de FOD Financiën aan de slag kon. Gelukkig is die man geschorst toen dat uitkwam. Een voorlopige maatregel, zo heb ik begrepen, omdat men nog wacht op een definitieve veroordeling. Misschien is die er ondertussen.

 

Ik begrijp uit uw antwoord dat u geen voorstander bent van een uniform federaal aanwervings-, integriteits- en screeningbeleid. Daarover deel ik uw mening niet. Ik denk dat het wenselijk en zelfs noodzakelijk is dat informatie op een vlotte manier kan worden uitgewisseld tussen de verschillende federale overheidsdiensten wanneer een bepaalde persoon van de ene dienst naar de andere overstapt.

 

Ik kan me immers niet voorstellen dat die man gaat solliciteren bij de FOD Financiën en dat ze daar niet gevraagd hebben wat hij daarvoor deed. Hij zal daar toch hebben geantwoord dat hij voor Justitie werkte. Dan is het toch niet meer dan normaal dat de FOD Financiën navraagt waarom die man niet langer voor Justitie werkt. Wij zijn dus wel voorstander van zo’n screeningbeleid.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

16 Vraag van Marijke Dillen aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De weigering om conclusies en stukken in strafzaken per e-mail neer te leggen" (56018301C)

16 Question de Marijke Dillen à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Le refus du dépôt électronique des conclusions et des pièces dans les affaires pénales" (56018301C)

 

16.01  Marijke Dillen (VB): Mevrouw de minister, justitie rijdt nog met paard en kar. Dat was de kritiek die we recent in de media konden lezen naar aanleiding van de beslissing van de Antwerpse voorzitter van de rechtbank van eerste aanleg om vanaf 1 september advocaten opnieuw te verplichten hun conclusies en andere stukken in strafzaken op papier neer te leggen.

 

In het verleden mocht dat via e-mail gebeuren, zodat alles digitaal kon worden neergelegd, maar dat wordt vanaf vorige week niet langer aanvaard. Dat betekent dus een terugkeer naar de papieren werkwijze. Voor alle duidelijkheid, de beslissing van de voorzitter is begrijpelijk en ook niet onwettelijk. Artikel 792 van het Gerechtelijk Wetboek voorziet immers niet in een geldige neerlegging van conclusies en stukken per e-mail, maar in Antwerpen werd dat lange tijd aanvaard vanuit het standpunt van dienstverlening.

 

Welke redenen worden opgegeven voor die beslissing? Een verhoogde werklast voor de griffie, wat ik kan begrijpen. Personeelsbeperkingen, wat ik kan begrijpen. Financiële beperkingen, wat ik ook kan begrijpen. Veiligheid, want er wordt gesteld dat conclusies steeds langer worden, waardoor advocaten ze niet meer kunnen doormailen en dan maar een link doorsturen, die echter uit veiligheidsoverwegingen niet kan worden geopend op de computers van justitie. Ik kan ook begrijpen dat de voorzitter zegt dat er keuzes moeten worden gemaakt, dat de rechtbank zich wenst toe te spitsen op de mogelijkheid dat men dossiers digitaal kan blijven inkijken.

 

Bent u op de hoogte van deze beslissing? Wat is uw reactie? Zult u initiatieven nemen bij hoogdringendheid om een antwoord te bieden op deze begrijpelijke beslissing van de voorzitter van de rechtbank van eerste aanleg van Antwerpen en bijkomende middelen vrijmaken zodat er opnieuw voldoende middelen en personeel ter beschikking zijn? Tot slot, ik verneem graag of deze problematiek ook bestaat in andere gerechtelijke arrondissementen.

 

16.02 Minister Annelies Verlinden: Collega Dillen, ik heb inderdaad ook kennisgenomen van de beslissingen van het directiecomité van de rechtbank van eerste aanleg in Antwerpen. Laat me eerst een misverstand wegnemen: Antwerpen keert niet terug naar papier. De rechtbank behoort net tot de koplopers en scant alle strafdossiers in, niet alleen de dossiers die vandaag prioritair worden gescand. Het aantal fysieke inzages op de griffie daalde volgens de rechtbank daardoor van ongeveer 2.000 per maand naar zo goed als nul.

 

De beslissing gaat over iets anders, namelijk wat er gebeurt met een stuk dat per e-mail binnenkomt, wat sinds de coronaperiode werd aanvaard vanuit dienstverlenend oogpunt. De griffie moet dat dan in principe afdrukken, vergelijken met het papieren exemplaar en opnieuw inscannen. Dat is geen digitalisering, maar wel dubbel werk.

 

Conclusies worden bovendien steeds omvangrijker en komen vaak binnen via downloadlinks die justitie om veiligheidsredenen niet mag openen. Het resultaat is dat de rechtbank het afdrukwerk op zich neemt dat voorheen bij de partij lag. De rechtbank houdt haar capaciteit liever vrij voor het scannen van de dossiers zelf. Dat is een verdedigbare afweging en ze behoort ook tot de verantwoordelijkheid van de rechterlijke orde.

 

Juridisch is de situatie duidelijk. Artikel 742 van het Gerechtelijk Wetboek somt limitatief op hoe stukken worden neergelegd: ter griffie, ter terechtzitting, per post of via het daartoe bestemde informaticasysteem. E-mail is geen van die vier. De meeste rechtbanken van eerste aanleg aanvaarden het vandaag daarom ook niet. Antwerpen is geen uitzondering, en ook de onderliggende druk op werklast en capaciteit is dat helaas niet. Dat wordt via de steundienst bij het College van de hoven en rechtbanken opgevolgd.

 

Er gebeurt intussen veel digitaal. In burgerlijke zaken werden in 2025 meer dan 2 miljoen documenten digitaal neergelegd. In de hoven van beroep gebeurt die neerlegging al in burgerlijke en in strafzaken. Dit jaar werden bijna 1,5 miljoen gerechtelijke processen-verbaal digitaal verwerkt. Zodra het kanaal er is, gaat het snel.

 

Wat vandaag cruciaal is, is de ontsluiting van het digitale dossier in het centraal register, waarin de neergelegde stukken terechtkomen. Zolang die er niet is, blijft een papieren origineel naast het digitale dossier bestaan en verplaatst digitaal neerleggen de printlast naar de griffie. Daarom ligt mijn prioriteit de komende maanden bij de twee KB's in dit kader, namelijk het KB over het centraal register van de rechtspleging en strafdossiers en het KB over de elektronische communicatie.

 

Parallel wordt JustDeposit, de opvolger van e-Deposit, uitgebreid met functionaliteiten voor strafzaken en wordt JustConsult verder uitgebouwd en gefaseerd ingevoerd.

 

Voor het personeel volgt mijn administratie de noden op, samen met de steundienst. Het komt het College van de hoven en rechtbanken toe de beschikbare middelen evenwichtig te verdelen en daarvoor zijn ook extra aanwervingen gepland.

 

16.03  Marijke Dillen (VB): Ik dank u voor uw antwoord, mevrouw de minister. Voor alle duidelijkheid, het is geen kritiek op de beslissing van de Antwerpse voorzitter van de rechtbank van eerste aanleg, zoals ik ook in mijn vraag al heb vermeld. Het is echter opnieuw het bewijs dat de extra middelen, die vooral het laatste jaar zijn vrijgemaakt, absoluut onvoldoende zijn en dat de rechtbanken dus nog altijd meer middelen, meer personeel nodig hebben, want er is extra werklast voor de griffier. Het was ook gemakkelijk, mevrouw de minister, het was een goede dienstverlening aan advocaten. We moeten dus alles in het werk stellen om er in de toekomst voor te zorgen dat dit systeem opnieuw in voege kan treden.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

17 Question de Khalil Aouasti à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "L'avenir des prisons de Forest et de Saint-Gilles" (56018313C)

17 Vraag van Khalil Aouasti aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De toekomst van de gevangenis van Vorst en van Sint-Gillis" (56018313C)

 

17.01  Khalil Aouasti (PS): Madame la ministre,

La prison de Forest, fermée fin 2022, sert de lieu pédagogique temporaire géré par l'ASBL 9m² qui y réalise un travail formidable de réflexion quant au système carcéral belge alors que les prisons belges sont surpeuplées.

À plus long terme, la commune de Forest souhaite transformer le site en un nouvel écoquartier, mais le projet immobilier global est totalement bloqué. Les bâtiments – dans un très mauvais état – appartiennent à l'État fédéral. En face, la prison de Saint-Gilles devait elle aussi fermer suite à l’ouverture de celle d’Haren mais donc l’occupation ne cesse d’être prolongée alors que celle-ci est connu pour ses conditions d’incarcération indignes. Il est question d’un maintien du site jusqu’au minimum 2035 et de la ré-ouverture d’une aile fermée depuis de nombreuses années pou insalubirité.

​Avocats.be a mené une action en saisie immobilière visant à faire payer l'État belge ses astreintes liées à la surpopulation carcérale chiffrées à plus de 20 millions d’euros.

Madame la ministre,

- Pour le site de Forest, pouvez-vous me faire le point du dossier entre la Régie des bâtiments et le SPF Justice? Avez-vous eu des échanges avec les autorités régionales et communales? Quel est l’avenir du site et selon quel agenda? A combien s’élèvent les coûts pour le SPF Justice d’entretien de ces bâtiments?

- Pouvez-vous me donner les mêmes informations pour le site de Saint-Gilles ainsi que le point sur les travaux en cours ou à venir pour mettre fin à l’insalubrité des lieux dès lors qu’il n’est plus question uniquement d’ouverture temporaire? Pouvez-vous me faire le point sur la surpopulation carcérale et sur les effectifs des agents pénitenciers?

- Pouvez-vous me faire le point sur la procédure en saisie introduite par AVOCATS.BE et les astreintes liées à la surpopulation carcérales?

- Dans l’avenir de ces sites, souhaitez-vous voir préserver certains éléments patrimoniaux afin​, en collaboration notamment avec le secteur associatif, de continuer à disposer d’espaces de réflexion sur la politique carcérale ​?​

 

17.02  Annelies Verlinden, ministre: Collègue Aouasti, le site de Forest a été libéré voici plusieurs années et transféré intégralement à la Régie des bâtiments. Nous vous invitons donc à lui adresser votre question.

 

Concernant Saint-Gilles, le Conseil des ministres a décidé en février de cette année de prolonger l'ouverture de la prison jusqu'à la fin de l'année 2035 au plus tard. La possibilité d'une fermeture anticipée dépendra du nombre de détenus et du niveau de surpopulation dans l'ensemble des établissements pénitentiaires belges. La Régie des bâtiments doit encore entreprendre des travaux par phases. La préparation est en cours.

 

À la suite des condamnations de l'État belge par les cours d'appel de Mons, Bruxelles et Liège pour la surpopulation dans les prisons de Mons, Haren, Saint-Gilles et Lantin, l'Ordre des barreaux francophones et germanophone (OBFG) a, à ce jour, réclamé le paiement des astreintes par le biais de douze commandements de payer. D'autres commandements pourraient suivre. L'OBFG a, par ailleurs, fait pratiquer une saisie à la prison de Forest. Deux procédures sont pendantes devant les juges des saisies concernant les astreintes et la saisie. Pour ce qui concerne la préservation des éléments patrimoniaux, il s'agit aussi d'une question qui doit être adressée à la Régie des bâtiments.

 

17.03  Khalil Aouasti (PS): Merci, madame la ministre, pour vos réponses. J'ai adressé une question similaire, mais pas identique, à votre collègue Vanessa Matz, au niveau de la Régie des bâtiments, pour comprendre ce qu'elle entendait faire. Vous confirmez donc qu'il y a eu une saisie sur le site de Forest, qui compromet en réalité les plans de la Régie des bâtiments et de la Justice sur ce site-là.

 

Pour la question de Saint-Gilles, au-delà de la planification, j'aurais aimé obtenir des dates. Certes, la planification relève de la compétence de la Régie des bâtiments, mais la situation carcérale à Saint-Gilles relève de la vôtre. Et cloisonner les deux, en prétextant que l'une ressortit à la compétence d'un tiers et non de la vôtre, c'est aussi être sinon aveugle, mais en tout cas borgne, devant la situation telle qu'elle existe. Selon votre réponse, il existait des projets d'ouverture d'une aile complémentaire à la prison de Saint-Gilles, ainsi que des projets de travaux de rénovation qui devaient être entrepris pour remédier à l'humidité et à l'insalubrité.

 

L'état des cuisines de la prison de Saint-Gilles est bien connu, tout comme celui de la cellule dans laquelle le médecin reçoit les détenus: il s'agit d'une pièce extrêmement spartiate, nue et dont les murs s'effritent en raison de l'humidité.

 

Dès lors, se contenter d'indiquer qu'une programmation doit être réalisée par votre collègue et par la Régie des bâtiments, sans avoir une idée précise de ces rénovations, alors que, dans le même temps, vous décidez de maintenir ce site ouvert, me paraît être une réponse un peu faible et qui vous déresponsabilise de la situation dénoncée. Cette situation fait notamment l'objet de l'une des revendications sociales portées par les syndicats d'agents pénitentiaires, par les avocats et les représentants des détenus.

 

Pas plus tard qu'aujourd'hui la Chambre du conseil a décidé de libérer un détenu qui dormait au sol à côté d'une cuvette de toilette. Si tel n'est pas votre souhait, vous devez faire en sorte que la Justice et la Régie des bâtiments, conjointement, puissent définir un agenda, et non pas simplement laisser cette responsabilité à la Régie des bâtiments. Je vous remercie.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

Le président: J'imagine, madame Hugon-Lecharlier, que vous souhaitez imiter votre collègue et attendre que M. De Smet arrive pour poser la question jointe?

 

17.04  Claire Hugon Lecharlier (Ecolo-Groen): Monsieur le président, si c'est envisageable, j'apprécierais beaucoup de pouvoir rendre la politesse à mon collègue.

 

Le président: La question n° 56018349C de M. Alain Yzermans est reportée.

 

We komen nu bij de samengevoegde vragen nr. 56018361C van de heer Yzermans en nr. 56018383C van mevrouw Dillen.

 

17.05  Marijke Dillen (VB): Mijnheer de voorzitter, uit collegialiteit vraag ik om deze vraag uit te stellen naar een volgende zitting.

 

Le président: Les questions jointes n° 56018361C de M. Alain Yzermans et n° 56018383C de Mme Marijke Dillen  sont reportées, ainsi que les questions nos 56018474C et 56018483C de M. Alain Yzermans.

 

17.06  Alexander Van Hoecke (VB): Mijnheer de voorzitter, ik wil gerust wachten tot de heer De Smet terug is.

 

18 Vraag van Alexander Van Hoecke aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De zogenaamde challenges op sociale media" (56018572C)

18 Question de Alexander Van Hoecke à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Les "défis" sur les réseaux sociaux" (56018572C)

 

18.01  Alexander Van Hoecke (VB): Mevrouw de minister, deze zomer is er opnieuw ophef ontstaan over de Nederlandse youtuber Izay, die tijdens livestreams zogenaamde challenges organiseert, waarbij deelnemers geldprijzen tot 10.000 euro kunnen winnen. Onder die deelnemers bevinden zich natuurlijk, en misschien zelfs vooral, minderjarigen, waaronder jongeren uit België van amper 13 of 14 jaar.

 

Die challenges bestaan uit het volgende. Die jongeren krijgen opdrachten, onder meer om afwasmiddel te drinken, in hun eigen kamer te plassen of op een zebrapad te gaan liggen terwijl een voertuig nadert. Die challenges zijn natuurlijk niet onschuldig. Alle voorbeelden die ik heb aangehaald, komen trouwens uit de realiteit.

 

Die zaak met Izay staat natuurlijk niet op zichzelf. Het is iets wat we meer en meer zien terugkomen. Er zijn steeds meer formats waarbij minderjarigen, gelokt door geldprijzen, worden uitgedaagd om grensoverschrijdende, potentieel gevaarlijke of zelfs illegale handelingen uit te voeren. In oktober 2025 veroordeelde de correctionele rechtbank van Gent al een influencer die minderjarigen liet deelnemen aan zulke formats en dergelijke challenges en die zonder geldige toestemming ook beelden van jonge meisjes verspreidde. De rechtbank omschreef het als een maatschappelijke kwaal.

 

Ten eerste, bent u op de hoogte van de berichten over de zogenaamde challenges van Izay, waaraan ook Belgische minderjarigen zouden hebben deelgenomen? Zijn hierover bij de Belgische politie of bij het parket meldingen of klachten bekend? Wordt hieraan gevolg gegeven en op welke manier?

 

Ten tweede, welke strafrechtelijke bepalingen kunnen vandaag worden toegepast wanneer een meerderjarige via sociale media een minderjarige, al dan niet tegen betaling of een andere beloning, aanzet tot een vernederende of manifest gevaarlijke handeling? In welke mate speelt de ogenschijnlijke toestemming van de minderjarige daarbij een rol?

 

Ten derde, volstaat volgens u het huidige strafrechtelijke kader om op te treden wanneer een influencer minderjarigen dergelijke opdrachten laat uitvoeren, maar er geen sprake is van expliciete dwang? Stelt u op dat vlak lacunes vast?

 

Ten vierde, heeft het openbaar ministerie zicht op de omvang van dit bredere fenomeen, waarbij influencers of andere content makers minderjarigen tegen betaling, prijzen of andere voordelen opdrachten laten uitvoeren? Zijn hierover cijfers of signalen beschikbaar? Ik verwees al naar die uitspraak uit 2025.

 

Ten vijfde, aangezien dergelijke livestreams en content vaak grensoverschrijdend zijn - die Izay is een Nederlandse youtuber maar de kijkers zijn heel vaak Belgisch - hoe verloopt de samenwerking met buitenlandse politiediensten en parketten wanneer Belgische minderjarigen deelnemen aan challenges die door een buitenlandse influencer worden georganiseerd? Acht u daarbij bijkomende afspraken of maatregelen noodzakelijk?

 

18.02 Minister Annelies Verlinden: Mijnheer Van Hoecke, het opzoeken van challenges op sociale media behoort niet tot de basistaken van de dienst DJSOC. Het kan gebeuren dat die dienst daar tijdens zijn werking mee geconfronteerd wordt. Als dat het geval is, wordt een proces-verbaal opgesteld als er een Belgische link is of wordt de informatie bezorgd aan de collega's van een andere lidstaat.

 

Noch de politie noch het openbaar ministerie beschikt over specifieke informatie over challenges van de Nederlandse youtuber Isae.

 

Het nieuwe Strafwetboek voorziet in artikel 109 in de strafbaarstelling van het aanzetten tot zelfdoding. Artikel 110 van het nieuwe Strafwetboek voorziet in een strafverzwaring indien de feiten zijn gepleegd op een minderjarige persoon.

 

Afhankelijk van wat aan een minderjarige wordt gevraagd, kunnen onder andere de volgende bepalingen van het nieuwe Strafwetboek van toepassing zijn: het werven van een minderjarige voor ontucht of prostitutie, het vervaardigen of verspreiden van beelden van seksueel misbruik van minderjarigen of het gebruik van personen met het oog op het plegen van een misdrijf.

 

Voor zover de handeling waartoe wordt aangezet een misdrijf uitmaakt, bepaalt artikel 19 dat de persoon die rechtstreeks heeft aangezet tot het plegen van een misdrijf, ook kan worden bestraft als deelnemer aan het misdrijf.

 

De platformen zelf kunnen ook melding maken van soortgelijke content onder artikel 18 van de Digital Services Act. Dat gebeurt niet standaard als een challenge wordt gegeven maar eventueel wel als iemand bepaald gevaarlijk gedrag stelt of anderen ertoe zou aanzetten de fysieke integriteit van een persoon of van zichzelf te schaden.

 

18.03  Alexander Van Hoecke (VB): Mevrouw de minister, ik dank u voor uw antwoord, dat mij enigszins verbaast. U stelt immers dat het opzoeken van die challenges niet tot de basistaken behoort. Niemand verwacht echter dat politiediensten of het parket het internet afschuimen op zoek naar challenges.

 

Wij hebben hier volgens mij echter wel te maken met een breder fenomeen dat duidelijk aan belang wint en een steeds grotere impact heeft. Wij hebben het heel vaak – u hebt het daar ook vaak over gehad – over nihilistisch extremisme of nihilistisch geweld. Dergelijke challenges zijn dat in de praktijk. Zij zijn een opstapje naar plassen in de eigen kamer, een huisdier doden of op het zebrapad gaan liggen als er een auto aankomt. Dat zijn de valkuilen waarin jongeren kunnen lopen.

 

Wij moeten het fenomeen volgens mij ernstig nemen. Wij moeten ons er ook heel goed van bewust zijn dat het om een fenomeen gaat en niet enkel om een of andere dwaze youtuber die een kanaal heeft waarop hij challenges voor minderjarigen uitschrijft.

 

Ik zou u dan ook willen vragen om de zaak ernstig te nemen, te onderzoeken hoe groot het fenomeen is, welke rol het openbaar ministerie daarin moet spelen en in welke mate wij daar echt op moeten focussen.

 

Wanneer wij het immers hebben over nihilistisch extremisme en nihilistisch geweld en wanneer wij merken dat dat toeneemt bij jongeren, dan heeft dat fenomeen daar ook iets mee te maken.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

19 Question de Claire Hugon Lecharlier à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "L'extension annoncée du parc carcéral par la création de 1 300 places supplémentaires" (56018749C)

19 Vraag van Claire Hugon Lecharlier aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De aangekondigde uitbreiding van de gevangenisvoorzieningen door de creatie van 1.300 extra plaatsen" (56018749C)

 

19.01  Claire Hugon Lecharlier (Ecolo-Groen): Madame la ministre, nous allons revenir sur les questions traitées dans le débat d'actualité sur la surpopulation, notamment sur cette annonce que vous avez faite cet été quant à la volonté du gouvernement d’ouvrir 1 300 places supplémentaires en prison d’ici 2029. Cela devrait porter la capacité belge à plus de 12 300 places.

 

Il est frappant de constater que, dans la même interview, où vous annoncez ces ouvertures en précisant qu'elles ont  pour objectif de réduire la surpopulation, vous indiquez ceci: "Nous disposons aujourd’hui de plus de places en prison que jamais auparavant. Or, la surpopulation carcérale atteint également des sommets. Il y a donc clairement un effet d’extension du filet. Je suis convaincue que si nous construisions six nouvelles prisons demain, elles seraient déjà pleines après-demain." Je suis entièrement d'accord avec vos propos.

 

Pourtant, quelques semaines plus tard, vous inauguriez, tout sourire avec votre collègue Matz, la nouvelle prison d'Anvers qui ouvrira avec l'appui de services de sécurité privés, vu les difficultés de recrutement, ce qui constitue un grave précédent qui, vous le savez, nous pose problème.

 

On sait aussi que l'ancienne prison d'Anvers restera finalement ouverte. C'est le scénario de Bruxelles qui se répète: Haren ouvre en 2022 soi-disant pour remplacer les trois prisons de Bruxelles. Or, la prison de Saint-Gilles qui devait fermer en 2024 reste ouverte jusque 2035, et sera même rénovée l'an prochain afin de pouvoir y rouvrir 600 places supplémentaires. Ceci, alors que vous admettez vous-même que cette augmentation de places ne permettra pas de résoudre la surpopulation.

 

Madame la ministre, quel objectif en matière de baisse de la surpopulation le gouvernement se fixe-t-il en prévoyant ces 1 300 places supplémentaires? Je connais déjà la réponse à la question suivante mais je tiens quand même à vous la poser. L'ouverture de ces places découle-t-elle de recommandations ou orientations formulées par la commission surpopulation créée l'an dernier, ou par le conseil pénitentiaire ou d'autres instances visant à conseiller le gouvernement et le législateur en matière de politique carcérale? Dans quels établissements actuels ou à venir ces 1 300 places sont-elles prévues? Quelle est leur répartition entre maisons d'arrêt, de peine, de détention, de transition? S'agit-il de 1 300 places en Belgique ou y a-t-il également des projets d'ouvrir des places pour nos détenus à l'étranger? Combien d'engagements supplémentaires seront-ils nécessaires pour faire fonctionner ces places? Envisagez-vous de faire à nouveau appel à des sociétés privées? En 2029, à supposer que ces 1 300 places supplémentaires soient effectivement ouvertes, quel sera le coût annuel global des établissements pénitentiaires en Belgique pour le budget fédéral (Justice/Régie des Bâtiments)?

 

19.02  Annelies Verlinden, ministre: Collègue Hugon Lecharlier, vous me citez, et je maintiens bien sûr cette citation. La capacité carcérale, à elle seule, ne peut pas résoudre le problème de la surpopulation. Comme je l'ai déjà dit à maintes reprises, seule une combinaison de mesures sera efficace.

 

C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai mis en place la Commission sur la surpopulation carcérale. Elle doit examiner le problème dans son ensemble et proposer des solutions structurelles. Je pense notamment à la détention préventive, aux internés et aux détenus sans titre de séjour, mais plus généralement aux flux d'entrée et de sortie de la population carcérale.

 

Le fait que la création de places supplémentaires ne suffise pas à elle seule ne signifie toutefois pas que nous ne devions pas créer de nouvelles capacités. Ces places ne constituent pas seulement une stratégie de lutte contre la surpopulation. Elles apportent également une réponse aux conditions de vie inhumaines actuelles et aux infrastructures fortement vétustes.

 

Toutes les places supplémentaires dont il est question ici se situent en Belgique. Il s'agit notamment de l'ouverture de la nouvelle prison d'Anvers, du maintien en activité de l'ancienne prison d'Anvers, du maintien et de l'augmentation de la capacité à Saint-Gilles, de places supplémentaires dans plusieurs prisons existantes, de l'installation d'unités dans des prisons et au Centre de psychiatrie légale de Gand, ainsi que de maisons de détention et de transition supplémentaires.

 

Pour plus de détails sur les projets relatifs à la capacité, je réitère ma demande d'inviter ma collègue Matz à cette commission afin que nous puissions présenter ensemble ces projets et faire le point sur la situation.

 

Enfin, vous me demandez la répartition chiffrée de ces places ainsi que le coût annuel global à l'horizon 2029. Ces données méritent une réponse complète et précise, ce qu'un échange en commission ne permet pas. Je vous invite, dès lors, à déposer une question écrite. Je veillerai à ce qu'elle reçoive une réponse détaillée.

 

19.03  Claire Hugon Lecharlier (Ecolo-Groen): Merci, madame la ministre. Je ne doute pas que vous mainteniez vos déclarations. Je vous l'ai, en effet, entendu dire assez souvent pour vous croire sincère. Il n'empêche que nous sommes face à une grande contradiction. J'attends avec impatience les premiers résultats de la Commission surpopulation qui a été érigée l'an dernier, mais on ne peut pas dire qu'on n'a aucune idée pour l'instant de solutions qui pourraient fonctionner pour faire baisser la surpopulation carcérale sans créer de nouvelles places.

 

J'ai moi-même déjà assisté à plusieurs colloques, y compris au sein de la Chambre des représentants, organisés par le Conseil central de surveillance pénitentiaire (CCSP) par exemple, qui mettaient en avant des solutions possibles. Nous avons également d'innombrables avis et recommandations des instances consultatives, qui nous montrent bien que d'autres voies sont possibles. Ce qui est sûr, c'est que, politiquement, ces voies ne sont sans doute pas discutables pour l'instant.

 

Je serais ravie de pouvoir vous entendre conjointement avec la ministre Matz pour discuter des infrastructures et des capacités d'accueil. J'espère que nous pourrons organiser cela lors d'une prochaine réunion de commission.

 

Enfin, s'agissant des données chiffrées que vous mentionnez, je ne manquerai bien sûr pas de déposer l'une ou l'autre question de suivi par écrit.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

20 Vraag van Marijke Dillen aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De veroordeling van de Staat wegens de overbevolking van de gevangenis van Gent" (56018798C)

20 Question de Marijke Dillen à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "La condamnation de l'État en raison de la surpopulation carcérale à la prison de Gand" (56018798C)

 

20.01  Marijke Dillen (VB): De rechtbank van eerste aanleg te Gent heeft de Staat zes maanden tijd gegeven om de overbevolking in de gevangenis van Gent aan te pakken. Deze gevangenis heeft een capaciteit van 246 plaatsen en er verblijven bijna 500 gedetineerden. Als de overheid niet ingrijpt, riskeert het dwangsommen tot 45 miljoen euro. Deze zaak werd aangespannen door de Orde van Vlaamse Balies, die de rechter vroeg om in te grijpen omdat de omstandigheden volgens haar de fundamentele rechten van gedetineerden aantasten. De Staat krijgt zes maanden tijd om de bezetting terug te brengen tot maximaal 288 gedetineerden. Overschrijft de gevangenis na 6 maanden nog steeds de opgelegde limiet, moet de Staat per extra gedetineerden 500 euro per dag betalen. Dat bedrag loopt vanaf het tweede jaar op tot 750 euro en vanaf het derde jaar tot 1000 euro. In totaal kan de rekening oplopen tot maximaal 45 miljoen euro.

 

Kan de minister meer toelichting geven betreffende dit vonnis en de gevolgen ervan? Gaat de minister berusten in dit vonnis of zal er hoger beroep worden aangetekend? Welke maatregelen zal de minister bij hoogdringendheid nemen om ervoor te zorgen dat er een positief gevolg wordt gegeven aan dit vonnis teneinde de betaling van de opgelegde veroordeling te voorkomen?

 

20.02 Minister Annelies Verlinden: Mevrouw Dillen, de rechtbank van eerste aanleg  van Oost-Vlaanderen, afdeling Gent, oordeelde op 11 september dat de structurele en jarenlange overbevolking van de gevangenis van Gent een aan de Belgische Staat toerekenbare schending van artikel 3 van het EVRM uitmaakt. Budgettaire, organisatorische of infrastructurele moeilijkheden kunnen volgens de rechtbank geen rechtvaardiging vormen voor een schending van het absolute verbod op onmenselijke of vernederende behandeling. De Staat wordt veroordeeld om binnen zes maanden na de betekening van het vonnis de bezettingsgraad terug te brengen tot maximaal 110 % van de reële capaciteit. Dat komt inderdaad neer op 288 gedetineerden.

 

De dwangsom bedraagt 500 euro per dag en per gedetineerde boven die grens tijdens het eerste jaar, 750 euro tijdens het tweede jaar en 1.000 euro tijdens het derde jaar, met een totaalplafond van 45 miljoen euro. De Orde van Vlaamse Balies had respectievelijk 1.000, 2.000 en 4.000 euro gevorderd, zonder plafond. De rechtbank heeft die vordering op dat punt dus getemperd.

 

Twee andere vorderingen werden afgewezen, namelijk de publicatie in het Belgisch Staatsblad en de mededeling van het vonnis aan alle correctionele magistraten, omdat die volgens de rechtbank geen betekenisvolle bijdrage leveren aan het herstel van de vastgestelde toestand. Ook een plaatsopneming in de gevangenis of de aanstelling van deskundigen achtte de rechtbank niet noodzakelijk.

 

Het vonnis wordt momenteel bestudeerd. De beslissing over een hoger beroep wordt genomen binnen de wettelijke termijn.

 

Voor de maatregelen die de regering neemt om de overbevolking terug te dringen, verwijs ik naar mijn tussenkomst in het actualiteitsdebat, waarin ik uitvoerig op die maatregelen ben ingegaan.

 

20.03  Marijke Dillen (VB): Ik dank u voor uw antwoord. Er is dus nog geen beslissing genomen, mevrouw de minister, over de vraag of er al dan niet hoger beroep wordt aangetekend. Ik hoop dat daar snel duidelijkheid over komt, want u verwijst naar de wettelijke termijn, maar die begint natuurlijk pas te lopen vanaf de betekening van het vonnis. Dat weet u beter dan ik.

 

Ik dring er werkelijk op aan – en ik denk samen met mij de hele bevolking – dat de nodige maatregelen worden genomen wanneer er geen hoger beroep wordt aangetekend om binnen zes maanden de nodige initiatieven te nemen om te voorkomen dat de limieten niet meer worden overschreden. Het is voor de bevolking immers totaal onbegrijpelijk dat een gedetineerde binnen zes maanden mogelijk 500 euro per dag zal kunnen krijgen.

 

20.04 Minister Annelies Verlinden: Die krijgt dat toch niet? Dat is de calculatie van de hoogte van de dwangsom. Dat wil niet zeggen dat de gedetineerde dat bedrag krijgt.

 

20.05  Marijke Dillen (VB): Uit de media bleek nochtans dat het om de gedetineerden ging. Ik zou dan graag inzage krijgen in dat vonnis, mevrouw de minister, maar ik zal dat op een andere manier doen. Ik ken het vonnis niet en heb het uiteraard niet gelezen. Ik was geen betrokken partij. Volgens de berichtgeving in de media ging het om 500 euro per dag per gedetineerde gedurende het eerste jaar. Ik zeg niet dat de Orde van Vlaamse Balies dat heeft meegedeeld. Die informatie kwam van de journalisten.

 

Ik had dus graag meer toelichting gekregen over het vonnis, maar ik zal een kopie opvragen of vragen of ik het bij u mag komen inkijken.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

21 Vraag van Marijke Dillen aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De federale taskforce tegen drugscriminaliteit" (56018867C)

21 Question de Marijke Dillen à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "La task force fédérale de lutte contre la narcocriminalité" (56018867C)

 

21.01  Marijke Dillen (VB): ​Op 21 februari 2025 kondigde de Regering een federale taskforce aan tegen drugscriminaliteit en drugsgerelateerd geweld en dit onder leiding van Eerste Minister De Wever. Het was de bedoeling een gecoördineerde aanpak van de drugsproblematiek uit te werken met bijzondere aandacht voor het drugsgeweld. De inbreng vanuit Justitie is hierbij uiteraard bijzonder belangrijk. We zijn ondertussen anderhalf jaar verder maar op het terrein moet de vraag worden gesteld: wat heeft deze taskforce inmiddels reeds concreet opgeleverd? Het drugsgerelateerd geweld blijft op het terrein aanzienlijk toenemen.

 

Wat is de stand van zaken betreffende de oprichting en werking van deze taskforce?

Wat is de inbreng geweest vanuit het Departement Justitie? Hoeveel keer is de taskforce inmiddels samengekomen?

Kan de minister een overzicht geven van de concrete doelstellingen die bij de oprichting van deze taskforce wat Justitie betreft werden vastgelegd? Graag een gedetailleerd overzicht met per doelstelling de huidige stand van uitvoering.

Wat heeft deze taskforce intussen daadwerkelijk gerealiseerd? Welke concrete operationele maatregelen zijn er vanuit deze taskforce reeds genomen die betrekking hebben op het beleid van Justitie?

Hoe verklaart de minister dat ondanks deze taskforce het drugsgeweld en de verwevenheid tussen drugshandel, witwassen en de georganiseerde criminaliteit in onze samenleving nog zo manifest aanwezig zijn?

 

21.02 Minister Annelies Verlinden: Mevrouw Dillen, de taskforce CrimOrg werd opgericht door de premier, in nauwe samenwerking met minister Quintin en mezelf. Intussen werden ook andere ministers betrokken bij deze taskforce, want uiteraard hebben de ministers van Asiel en Migratie en van Financiën ook een rol in dezen.

 

Het opzet is om alle bepalingen uit het regeerakkoord die impact hebben op de strijd tegen de georganiseerde criminaliteit in kaart te brengen en versneld uit te voeren. Doordat verschillende ministers en diensten rond de tafel zitten, is het makkelijker om interdepartementale obstakels weg te werken.

 

De stuurgroep komt grosso modo om de drie maanden samen, terwijl de taskforce zelf minstens één keer per maand samenkomt. De ministers waken over de uitvoering van de acties onder hun bevoegdheid. Voor Justitie gaat het om een aantal prioritaire acties, waarvan de meeste ofwel al uitgevoerd zijn, zoals bepaalde strafverzwaringen die werden voorzien in het regeerakkoord, ofwel in uitvoering zijn.

 

De taskforce helpt niet alleen om obstakels weg te werken, maar ook om acties te coördineren en te versnellen. Zo werd binnen de scope van de taskforce nauw samengewerkt om een akkoord te bereiken over de oprichting van het financiële parket en de DFO, waarmee we op een meer structurele manier en met de bijkomende middelen die werden toegekend de strijd kunnen aangaan met de grote georganiseerde financiële en economische criminaliteit.

 

Er zijn dus wel degelijk concrete resultaten. De strijd tegen de georganiseerde criminaliteit zal echter blijvend engagement en gecoördineerde actie vergen.

 

Uiteraard kunt u voor verdere vragen ook nog bij de premier terecht, die daar vanochtend al duiding bij heeft gegeven. Dank u.

 

21.03  Marijke Dillen (VB): Dank u voor uw antwoord.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

22 Vraag van Marijke Dillen aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De beslissing van de Brusselse KI om de pleitduur voor advocaten te beperken" (56018868C)

22 Question de Marijke Dillen à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "La décision de la CMA de Bruxelles de limiter le temps de plaidoirie des avocats" (56018868C)

 

22.01  Marijke Dillen (VB): De Franstalige Kamer van Inbeschuldigingstelling van het Hof van Beroep te Brussel heeft de beslissing genomen om de pleitduur voor advocaten te beperken tot 10 minuten. Wanneer er conclusies worden neergelegd, kan de pleitduur zelfs nog worden ingekort. Als motivatie van deze beslissing wordt de overbelasting vermeld. De voorzitter baseert zich blijkbaar op een arrest van het Hof van Cassatie van 14 maart 2023 waarbij werd geoordeeld dat er geen algemeen recht bestaat om onbeperkt lang te pleiten maar ook dat hierbij rekening dient te worden gehouden met de aard, complexiteit en betwisting van de zaak en dat de rechten van verdediging niet mogen worden miskend. Gezien deze aspecten kan een KI niet voor iedere zaak vooraf een algemene limiet opleggen, gezien in complexe dossiers een langere pleitduur kan worden verantwoord. Het mondelinge verweer is een basisrecht in strafzaken. Deze beslissing doet afbreuk aan de rol van de advocaat en de vrijheid van pleidooien. Er is dan ook terechte kritiek van de Orde van Vlaamse Balies.  Een algemene standaardlimiet van 10 minuten voor dossiers waarin de voorlopige hechtenis en de vrijheid van een persoon ter discussie staan, roept ernstige vragen op, zeker gezien de argumentatie van deze beslissing waaruit duidelijk blijkt dat de KI onvoldoende capaciteit heeft om haar werklast te verwerken wat een politieke verantwoordelijkheid betreft. Antwoorden op deze vraag heeft dus duidelijk niets te maken met de onafhankelijkheid van de rechterlijke orde.

 

Is de minister op de hoogte van deze beslissing van de Brusselse KI en de argumentatie om dit te verantwoorden? Zo ja, wat is haar standpunt? Graag duidelijke toelichting.

Kan de minister meer informatie geven betreffende het aantal magistraten, griffiers en andere personeelsleden die er momenteel ontbreken om de werklast van deze KI op een normale manier te kunnen verwerken? Is de minister bereid bij hoogdringendheid de structurele capaciteitsproblemen aan te pakken zodat de werking van deze KI terug naar behoren kan verlopen?

Heeft de minister kennis van cijfers over de achterstand en overbelasting van deze KI?

Deelt de minister de kritiek van de OVB dat het recht op verdediging door deze beslissing in het gedrang komt, zeker in omvangrijke en complexe dossiers?

 

22.02 Minister Annelies Verlinden: Collega Dillen, ik bevestig dat ik geïnformeerd ben over deze werkwijze.

 

Met betrekking tot uw eerste en vierde vraag verwijs ik u naar de cassatierechtspraak waarop de voorzitter zijn beslissing baseert. Ik moet eraan herinneren dat het niet tot mijn bevoegdheid behoort om de rechtspraak van het hof te interpreteren, noch om een beslissing van de voorzitter te becommentariëren.

 

Meer algemeen kan ik ten volle onderschrijven dat korpschefs zoeken naar een efficiënte procesvoering binnen hun wettelijke bevoegdheid. Het is in het belang van Justitie, ook van de personen die in verdenking worden gesteld, dat we de beschikbare middelen zo goed mogelijk inzetten. Uiteraard moet daarbij steeds rekening worden gehouden met de rechten van de verdediging.

 

Het College van de hoven en rechtbanken bevestigt me dat het aantal nieuwe zaken voor de KI van het hof van beroep van Brussel tussen 2023 en 2025 is gestegen met 27 % aan de Franstalige kant. Ook al probeert de kamer van inbeschuldigingstelling gelijke tred te houden in het aantal beslissingen, de uitstroom blijft de voorbije jaren een klein stuk onder het niveau van de instroom, waardoor het aantal hangende zaken tussen 2023 en 2025 steeg.

 

Met betrekking tot de personeelsmiddelen, mijn administratie volgt, in samenwerking met de steundiensten van het College van de hoven en rechtbanken, de personeelsbezetting van de hoven en rechtbanken periodiek op en dus ook de bezetting van het hof van beroep van Brussel.

 

De personeelsbehoeften worden evenwel beoordeeld op het niveau van de hoven en rechtbanken als geheel, niet uitsluitend voor één welbepaalde kamer of dienst. De korpschef heeft de bevoegdheid om de magistraten aan de verschillende kamers toe te wijzen. Een exact aantal ontbrekende magistraten, griffiers of andere personeelsleden dat specifiek aan de betrokken KI kan worden toegeschreven, is dan ook niet beschikbaar.

 

22.03  Marijke Dillen (VB): Mevrouw de minister, zowel de voorzitter als uzelf verwijzen naar dat fameuze cassatiearrest van 14 maart 2023. Daarin werd echter wel geoordeeld dat er geen algemeen recht bestaat om onbeperkt lang te pleiten, maar – en dat is het tweede gedeelte van dat arrest – dat er rekening moet worden gehouden met de aard, de complexiteit en de betwisting van de zaak en dat de rechten van de verdediging zeker niet mogen worden miskend.

 

Gezien deze belangrijke aspecten is het onaanvaardbaar dat er vooraf voor iedere zaak, groot of klein, een algemene limiet wordt opgelegd. In complexe dossiers met verschillende partijen kan het soms noodzakelijk zijn om gedurende lange tijd te pleiten, want het gaat hier toch ook wel over het al dan niet vrijlaten van personen. We mogen niet vergeten dat het mondelinge verweer een basisrecht is in strafzaken. Ik denk dan ook dat er vanuit de Orde van Vlaamse Balies terecht kritiek is gekomen. Een standaardlimiet moet ter discussie staan. Dat is onaanvaardbaar in complexe, grote dossiers.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

23 Questions jointes de

- Sofie Merckx à Bernard Quintin (Sécurité et Intérieur, chargé de Beliris) sur "Les propos du ministre Francken sur l'apologie du terrorisme en marge de ManiFiesta" (56018908C)

- Koen Metsu à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "L'intervention de Hasan Piker à ManiFiesta" (56018913C)

- Alexander Van Hoecke à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "La possible apologie du terrorisme lors de ManiFiesta" (56018977C)

23 Samengevoegde vragen van

- Sofie Merckx aan Bernard Quintin (Veiligheid en Binnenlandse Zaken, belast met Beliris) over "De uitspraken van minister Francken over het 'verheerlijken van terrorisme' m.b.t. ManiFiesta" (56018908C)

- Koen Metsu aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "Het optreden van Hasan Piker op ManiFiesta" (56018913C)

- Alexander Van Hoecke aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "Het mogelijk verheerlijken van terrorisme op ManiFiesta" (56018977C)

 

Le président: En toute transparence, Mme Merckx avait déposé une question pour le groupe PTB et cette question était normalement inscrite en commission de l’Intérieur. Celle-ci a visiblement été déplacée en dernière minute. Étant donné les différentes commissions en cours actuellement, j’autorise, de manière très exceptionnelle, M. Ribaudo à poser la question à la place de Mme Merckx. Je pense que c’est la manière la plus saine et la plus souple de travailler pour que cela fonctionne. C’est normalement assez exceptionnel, mais je pense que c’est la manière la plus correcte de fonctionner.

 

23.01  Julien Ribaudo (PVDA-PTB): Je vous remercie, monsieur le président, pour la flexibilité et pour nous avoir autorisé à parler.

 

Madame la ministre, ce week-end avait lieu à Ostende ManiFiesta. Il s'agit d'un magnifique festival accessible que je vous recommande chaudement et qui est possible grâce au travail de plus de 2 000 bénévoles. C'était une belle édition: du monde, des familles, des enfants, de la musique, du théâtre, du sport et des débats. Des débats, comme chaque année, avec des invités dont nous ne partageons pas forcément toutes les opinions.

 

L'an dernier, Axel Ronse et Kim De Witte débattaient sur la politique des pensions du gouvernement. Nous n'étions pas d'accord et nous avons débattu. Madame la ministre, 17 000 personnes ont passé un très bon week-end. Une seule personne, visiblement, n'a pas profité de ce moment: le ministre de la Défense, Theo Francken. Avant même que le festival ne commence, il s'énervait déjà sur X. Il préférerait que ManiFiesta n'existe pas. Et il pense avoir trouvé le moyen d'y parvenir: il veut que l'on applique le nouveau Code pénal pour apologie du terrorisme. Si ce n'était qu'un coup de colère sur X d'un quidam, on laisserait passer. Mais il s'agit du ministre de la Défense. C'est grave pour l'état de droit et pour notre démocratie. Un ministre de la Défense qui veut utiliser la législation antiterroriste pour faire taire un mouvement social, un festival.

 

Madame la ministre, êtes-vous d'accord avec le ministre Francken pour considérer que le nouveau Code pénal devrait s'appliquer dans ce cas?  En quelle qualité le ministre de la Défense est-il compétent pour l'exécution de la loi pénale, notamment de l'article 376? Le gouvernement a-t-il pris des dispositions concernant l'application de cet article? Enfin, vos services mènent-ils déjà des enquêtes ou préparent-ils des dossiers en vue de condamnations sur la base de l'article 376? Et, si oui, contre qui?

 

23.02  Alexander Van Hoecke (VB): Mevrouw de minister, de Turks-Amerikaanse Hasan Piker was op zaterdag 12 september te gast als spreker op ManiFiesta in Oostende, een door de PVDA georganiseerd evenement, bijna een gezellig familiefeest, als ik collega Ribaudo mag geloven. Hij vergat wel erbij te vertellen waarom die Piker zo controversieel is en waarom er zoveel te doen was rond ManiFiesta.

 

Piker is iemand die een carrière heeft opgebouwd met uitspraken die minstens controversieel te noemen zijn. Op zich is daar natuurlijk niets mis mee. Als we zijn uitspraken echter onder de loep nemen, schort daar toch wel wat aan. Hij vindt onder andere dat de Verenigde Staten de terroristische aanslagen van 11 september, waarbij meer dan 3.000 mensen het leven lieten, hebben verdiend. Hij stelde eveneens dat Hamas, verantwoordelijk voor de verschrikkelijk bloederige terreuraanslag van 7 oktober 2023 in Israël, waarbij meer dan 1.200 burgers om het leven kwamen, duizend keer beter is dan een fascistische koloniale apartheidsstaat.

 

Niet alleen Piker was te gast op dat festival, maar ook de Franse rapper Médine. Die staat ook bekend om erg veel zaken, die ik hier niet allemaal kan opsommen. In essentie komt het erop neer dat hij een bloedhekel heeft aan het Franse secularisme, aan de scheiding tussen kerk en staat. In zijn songteksten roept hij onder meer op om verdedigers van het laïcisme te kruisigen zoals op Golgotha.

 

Sinds de inwerkingtreding van het nieuwe Strafwetboek op 1 september is het verheerlijken van terrorisme een strafbaar feit. De vorige spreker verwees daarnaar. De minister van Defensie, Theo Francken, wees erop dat de uitspraken van Hasan Piker en Médine mogelijks onder de nieuwe strafwetgeving zouden kunnen vallen.

 

Wat is uw visie op de uitspraken van de minister van Defensie? Is het mogelijk dat uitspraken zoals die van Piker en Médine strafbaar zijn onder de nieuwe strafwetgeving?

 

Heeft het parket meldingen of klachten ontvangen van mogelijke verheerlijking van terrorisme tijdens ManiFiesta? Zo ja, hoeveel klachten en via welke kanalen werden die ontvangen? Zijn er processen-verbaal opgesteld? Zijn er onderzoeken geopend?

 

Bestaan er richtlijnen of omzendbrieven voor politie en parketten over de toepassing van die nieuwe strafbaarstelling van het verheerlijken van terrorisme? Zo ja, welke? Hoe vermijden we dat het een spel van twee maten en twee gewichten wordt? Welke maatregelen worden er genomen om een uniforme toepassing van het nieuwe artikel in het Strafwetboek te verzekeren?

 

Tot slot, kan artikel 376 worden toegepast wanneer eerder gedane uitlatingen na de inwerkingtreding van het nieuwe Strafwetboek opnieuw publiekelijk worden herhaald of verspreid, bijvoorbeeld tijdens een optreden op ManiFiesta, in een toespraak, op sociale media enzovoort?

 

23.03 Minister Annelies Verlinden: Dank u wel, collega. Wat uw vragen over de inhoud van het optreden op ManiFiesta betreft, komt het de gerechtelijke autoriteiten toe om, rekening houdend met de precieze inhoud van de uitlatingen, de context waarin ze werden gedaan en de elementen van het dossier, te beoordelen of aan de toepassingsvoorwaarden van de nieuwe strafbaarstelling van de verheerlijking van terrorisme is voldaan. Ik kan ook niet bevestigen dat de uitlatingen die aan Hasan Piker of Médine worden toegeschreven strafbaar zijn op basis van deze wetgeving. Alleen de gerechtelijke beoordeling van de betrokken verklaringen, geplaatst in een specifieke context, kan tot een dergelijke conclusie leiden.

 

Wat uw vragen over artikel 376 van het nieuwe Strafwetboek betreft wordt de eenvormige toepassing van de strafwetgeving verzekerd door de vaststelling van richtlijnen inzake strafrechtelijk beleid, door overleg tussen het College van procureurs-generaal en de parketten, evenals door de gebruikelijke mechanismen voor coördinatie, uitwisseling van goede praktijken en opvolging van rechtspraak. Wanneer specifieke richtlijnen of rondzendbrieven zouden worden uitgewerkt met betrekking tot artikel 376 van het nieuwe Strafwetboek, zouden die er in het bijzonder op gericht zijn een coherente toepassing van deze bepalingen op het gehele grondgebied te waarborgen.

 

Collega Van Hoecke, overeenkomstig het beginsel van de niet-retroactiviteit van de strafwet kunnen uitlatingen die voor de inwerkingtreding van het nieuwe Strafwetboek werden gedaan, in principe niet worden beoordeeld op basis van artikel 376. Daartegenover staat dat een nieuwe verspreiding of openbare herhaling van die uitlatingen na de inwerkingtreding wel kan worden beoordeeld in het licht van deze bepalingen. Deze beoordeling hangt af van de concrete omstandigheden, met name van de inhoud van de uitlatingen, de context waarin ze werden gedaan, hun publieke draagwijdte en de aanwezigheid van de constitutieve bestanddelen van het misdrijf. Deze beoordeling behoort tot de bevoegdheid van de bevoegde gerechtelijke autoriteiten.

 

Wat uw vraag over lopende onderzoeken betreft, is het OM onafhankelijk in de individuele opsporing en vervolging. In dat kader vallen de beslissingen van het parket, of het nu gaat om het instellen, voortzetten of seponeren van een zaak, volledig onder de beoordeling van de betrokken magistraten.

 

Wat het onderscheid tussen strafbare feiten en de vrijheid van meningsuiting betreft, dat berust op een concrete beoordeling van de feiten door de gerechtelijke autoriteiten, in het licht van de constitutieve bestanddelen van het misdrijf en de waarborgen van de vrijheid van meningsuiting.

 

Die vrijheid, die onder meer wordt beschermd door de Grondwet en artikel 10 van het EVRM, omvat ook uitingen die kunnen choqueren of kwetsen. Bepaalde gedragingen, zoals het aanzetten tot terrorisme of het verheerlijken van terrorisme, genieten echter niet langer die bescherming wanneer ze voldoen aan de wettelijke voorwaarden van het misdrijf. Het komt in dat geval aan de rechter toe om alle omstandigheden van het geval te beoordelen, waaronder de inhoud van de uitlatingen, de context, de wijze van verspreiding en de intentie van de auteur.

 

Het uiten van een mening, zelfs wanneer ze polemisch of choquerend is, volstaat op zich niet om een misdrijf uit te maken. Doorslaggevend blijft of aan de wettelijke criteria van het Strafwetboek is voldaan. Op die manier wordt een evenwicht beoogd tussen de bestrijding van terrorisme en de eerbiediging van de vrijheid van meningsuiting.

 

Zoals u overigens aangeeft, is het nieuwe Strafwetboek op 1 september 2026 in werking getreden. Er bestaat dan ook nog geen rechtspraak over het nieuwe strafbare feit.

 

23.04  Julien Ribaudo (PVDA-PTB): Madame la ministre, si vous étiez venu à ManiFiesta, vous auriez surtout entendu la conférence de Simon Gronowski, l'un des derniers rescapés des camps. Il a dit: “Je partage le combat contre l'antisémitisme avec le PTB et avec Raoul. On essaie de discréditer la gauche en disant qu'elle est antisémite, mais les vrais antisémites sont ceux d'extrême droite”. 

 

Le ministre Franken nous fait la leçon sur l'antisémitisme. Il y a quelques années, il assistait à l'anniversaire de Bob Maes, fondateur du VMO et ancien membre de la Jeunesse nationale-socialiste flamande, un antisémite notoire. Et cela convient très bien à la N-VA! En revanche, s'agissant d'un festival populaire et familial, c'est l'antiterrorisme qu'il faut!

 

Alors, vous voyez le tableau: le vrai double jeu de la N-VA et du MR sur la liberté d'expression, c'est "grande ouverte pour certains propos racistes, et fermée pour ceux qui résistent". Et ce n'est pas un accident. C'est en fait une méthode, parce que le nouveau Code pénal, plus large sur le terrorisme, est utilisé politiquement pour la première fois par un ministre. Et contre qui?  Contre un influenceur de gauche. Alors, nous comprenons mieux à quoi va servir la loi Quintin: faire taire des organisations critiques et en finir avec la résistance. Madame la ministre, allez-vous vraiment laisser faire cela?

 

23.05  Alexander Van Hoecke (VB): Beste collega's van vooral de PVDA, het stoort me mateloos dat u altijd met twee maten en twee gewichten werkt en dat zelf niet lijkt te beseffen. Voor ons is het altijd glashelder geweest en ik heb dat ook altijd heel duidelijk gezegd: de vrijheid van meningsuiting eindigt maar op één plek, namelijk bij het oproepen tot geweld. Al de rest, of het nu kwetst of leuk is of niet, valt onder de vrijheid van meningsuiting.

 

Net dat vindt links altijd een schande. Woorden kwetsen en racisme is afschuwelijk. Dat moet allemaal stoppen en het moet vooral strafbaar zijn.

 

Als dan een van de extreemlinkse helden terrorisme - 9/11 in de Verenigde Staten, 7 oktober in Israël - verheerlijkt en daarbij een podium krijgt van diezelfde PVDA, en de vraag nog maar wordt geopperd of er mogelijk strafbare feiten zijn gepleegd, dan wordt er moord en brand geschreeuwd. Dan is het een schande en wordt men het zwijgen opgelegd. Ik ben vooral die dubbele moraal kotsbeu.

 

Mevrouw de minister, we hebben wel degelijk nood aan een duidelijk kader. Elke inperking van de vrijheid van meningsuiting heeft immers een duidelijk kader nodig. Ik ben voorstander van zo weinig mogelijk van die inperkingen. We hebben een kader nodig over wat er onder de verheerlijking van terrorisme valt.

 

Uw antwoord stelt mij niet echt gerust. U verklaart dat er richtlijnen worden vastgesteld, er zijn omzendbrieven of zo. Zover ben ik ook. Ik ken de theorie. Ik weet dat er dan omzendbrieven nodig zijn. De vraag was echter: wat zijn die richtlijnen? Hoe zullen we dat afbakenen? Hoe zullen we het parket een kader geven om ervoor te zorgen dat we niet gewoon à l'improviste zaken zullen vervolgen? Dat is een heel terechte bezorgdheid. Als er geen dergelijk kader is, ontstaat er willekeur. Dat is de ideale voedingsbodem voor een beleid van twee maten en twee gewichten, zoals dat maar al te vaak wordt gevoerd.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

Le président: La question n° 56018916C de M. Koen Metsu est reportée.

 

24 Vraag van Alexander Van Hoecke aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "IS-strijders met de Belgische nationaliteit die in Irak terechtstaan" (56018971C)

24 Question de Alexander Van Hoecke à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Les combattants de l'EI de nationalité belge jugés en Irak" (56018971C)

 

24.01  Alexander Van Hoecke (VB): Mevrouw de minister, ik verwijs naar de tekst van mijn vraag zoals ingediend.

 

De Iraakse justitie maakte recent bekend dat 5.704 personen die verdacht worden van betrokkenheid bij Islamitische Staat en eerder dit jaar vanuit Syrië naar Irak werden overgebracht, binnenkort zullen worden berecht. Onder hen zouden zich negen personen met de Belgische nationaliteit bevinden, of personen die voor hun vertrek naar Syrië in België verbleven.

 

De Iraakse justitie heeft inmiddels de verhoren en onderzoeksfase afgerond en zal de betrokkenen individueel, op basis van de elementen in hun dossier, voor de bevoegde rechtbank brengen.

 

België heeft zich er jarenlang voorstander van getoond dat mannelijke IS-strijders in de regio zelf zouden worden berecht. In Irak kan een veroordeling voor terrorisme leiden tot de doodstraf.

 

Heeft de minister van Buitenlandse Zaken of andere bevoegde diensten over deze negen dossiers reeds met u overleg gepleegd? Zo ja, wat werd daarbij besproken?

Beschikt Justitie over de identiteit en nationaliteitsstatus van de negen betrokken personen? Beschikken zij uitsluitend over de Belgische nationaliteit of bevinden zich onder hen personen met een dubbele of meervoudige nationaliteit? Zo ja, om hoeveel personen gaat het en over welke andere nationaliteiten beschikken zij? Heeft een eventuele dubbele nationaliteit gevolgen voor de consulaire bijstand die België aan hen kan of zal verlenen?

Werden deze negen personen in België, al dan niet bij verstek, reeds veroordeeld? Zo ja, hoeveel personen werden al veroordeeld en welke straffen werden daarbij uitgesproken?

Heeft België contact gehad met de Iraakse autoriteiten over de rechtsgang van deze personen?

Heeft België bij de Iraakse autoriteiten reeds een standpunt ingenomen over de mogelijkheid dat deze personen ter dood worden veroordeeld? Zal België bepaalde stappen ondernemen indien tegen een van hen effectief de doodstraf wordt uitgesproken?

 

24.02 Minister Annelies Verlinden: Mijnheer Van Hoecke, voor uw eerste vraag verwijs ik u door naar mijn collega, de minister van Buitenlandse Zaken.

 

Wat betreft uw vraag over de identiteit en nationaliteitsstatus van de betrokken personen, beschikken mijn diensten inderdaad over die informatie, maar die is geclassificeerd.

 

Wat betreft uw vraag over de veroordelingen van de betrokken personen: sommigen zijn inderdaad in België veroordeeld, maar ik kan, zoals u weet, niet ingaan op de details van die rechtszaken.

 

Ik wil graag verduidelijken dat in het kader van de Strategie T.E.R.-werking continu overleg plaatsvindt tussen de bevoegde diensten over de aan België gelinkte FTF in het buitenland, inclusief de aan België gelinkte FTF in Irak.

 

24.03  Alexander Van Hoecke (VB): Mevrouw de minister, met alle respect, mijn eerste vraag luidt: "Heeft de minister van Buitenlandse Zaken of hebben andere bevoegde diensten over die negen dossiers met u overleg gepleegd?" Uw antwoord luidt dat u me doorverwijst naar de minister van Buitenlandse Zaken. Dat is toch niet echt serieus te noemen? Ik denk niet dat u staatsgeheimen onthult door het Parlement te laten weten of u over die dossiers al dan niet overlegd hebt met een collega-minister. Dat is een logische vraag. Een eenvoudige ja of nee is het minste wat daarop zou kunnen worden geantwoord.

 

Ook op de andere vragen hebt u niet geantwoord.

 

Belangrijk om te weten, is het volgende. U zei dat bepaalde personen al in België veroordeeld zijn. Terroristen die naar Syrië zijn getrokken, zijn al in België veroordeeld, maar hebben nog altijd de Belgische nationaliteit. Daar zit natuurlijk ook de kern van het probleem. Ik vraag me heel vaak af hoe het in godsnaam mogelijk is dat die mensen nog altijd de Belgische nationaliteit hebben. Dat is trouwens ook een passage in het regeerakkoord, waarin heel expliciet wordt gesteld dat foreign terrorist fighters en Syriëstrijders de Belgische nationaliteit wordt ontnomen. Vóór de zomer was er een gerechtelijke uitspraak waarbij een Syriëstrijdster terug op ons grondgebied moest worden toegelaten. Dat kan, omdat die ruimte blijft bestaan, omdat ze de Belgische nationaliteit nog altijd heeft.

 

U en deze regering hebben daarin een belangrijke taak om er eindelijk voor te zorgen dat geen enkele buitenlandse terroristische strijders nog de Belgische nationaliteit heeft.

 

Ik zal mijn vragen aan de minister van Buitenlandse Zaken stellen, maar ik vind het zeer betreurenswaardig dat op een eenvoudige vraag, namelijk of de kwestie intern wordt besproken, zelfs geen eenvoudig ja-of-nee geantwoord kan worden.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

Le président: Nous repassons maintenant aux questions qui n'ont pas été traitées.

 

Les questions jointes n° 56018237C de M. François De Smet et n° 56018841C de Mme Claire Hugon Lecharlier sont reportées, tout comme les questions jointes n° 56018315C de M. François De Smet ainsi que n° 56018325C et n° 56018329C de Mme Claire Hugon Lecharlier.

 

25 Questions jointes de

- François De Smet à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "La mise en demeure du gouvernement en raison de la non-reconnaissance du culte bouddhiste" (56018551C)

- Alexander Van Hoecke à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Le nouveau cadre légal pour la reconnaissance de cultes et de philosophies non confessionnelles" (56018585C)

- Anthony Dufrane à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Le blocage de la reconnaissance du bouddhisme en Belgique" (56018672C)

25 Samengevoegde vragen van

- François De Smet aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De ingebrekestelling van de regering wegens de niet-erkenning van de boeddhistische eredienst" (56018551C)

- Alexander Van Hoecke aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "Het nieuwe wettelijke kader voor erkenning van erediensten en niet-confessionele levensbeschouwingen" (56018585C)

- Anthony Dufrane aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De blokkering van de erkenning van het boeddhisme in België" (56018672C)

 

25.01  François De Smet (DéFI): Monsieur le président, je me réfère au texte écrit de ma question.

 

De Standaard rapporte le 4 septembre 2026 que les représentants du bouddhisme en Belgique ont adressé au gouvernement une mise en demeure formelle en vue d'obtenir leur reconnaissance, estimant que le refus persistant de la leur accorder constitue une discrimination.

 

Il est rappelé que l'accord de gouvernement de septembre  2020 prévoyait déjà cette reconnaissance et indiqué que vous devez rencontrer les représentants du culte à la fin du mois de septembre.

 

La communauté concernée est estimée à plusieurs dizaines de milliers de pratiquants sur le territoire du Royaume. Un avant-projet de loi reconnaissant le bouddhisme comme communauté philosophique non confessionnelle avait pourtant été approuvé en Conseil des ministres en 2022, sous l’égide du Gouvernement Vivaldi , sans jamais être soumis au vote de la Chambre ni faire l'objet d'une communication officielle expliquant son abandon.

 

En conséquence, Madame la Ministre peut-elle me faire savoir:

 

1° Si elle confirme la réception de cette mise en demeure et la tenue d'une rencontre avec les représentants du culte bouddhiste à la fin du mois de septembre ?

 

2° Sur quels critères l'administration se fonde aujourd'hui pour instruire une demande de reconnaissance d'un culte ou d'une organisation philosophique non confessionnelle ?

 

3° Dans l’affirmative, si ces critères sont formalisés ?

 

4° Si une initiative législative est envisagée concernant le culte bouddhiste et si de manière générale il est envisagé de codifier de manière générale les critères et la procédure de reconnaissance, comme le recommandent depuis plusieurs années les travaux universitaires consacrés au financement des cultes en Belgique ?

 

25.02  Alexander Van Hoecke (VB): Mijnheer de voorzitter, ik verwijs eveneens naar de ingediende vraag.

 

De Boeddhistische Unie van België (BUB) zou op 15 juli u een brief gestuurd hebben waarin ze de federale regering in gebreke stellen, omdat ze nog steeds niet erkend zijn als niet-confessionele levensbeschouwing. Die erkenning was een belofte van de vorige regering die in het regeerakkoord werd neergeschreven. Met een dergelijke erkenning zouden ook boeddhistische afgevaardigden en consulenten een loon krijgen, betaald door de overheid.

 

In het regeerakkoord van de huidige regering, wordt vooropgesteld dat er een uniform wettelijk kader zou gecreëerd worden voor het erkennen van erediensten en niet-confessionele levensbeschouwingen. Die werkzaamheden lopen nog.

 

De BUB dreigt ondertussen met juridische stappen als ze geen sluitend antwoord krijgen op hun ingebrekestelling.

 

1. Kan u bevestigen dat u een schrijven van de BUB ontvangen heeft? Wat was uw reactie daarop?

2. U zou binnenkort in gesprek gaan met de BUB. Heeft een dergelijk gesprek al plaatsgevonden? Zo ja, wat was de uitkomst daarvan? Zo niet, wanneer plant u dat gesprek te voeren?

3. Hoe verlopen de werkzaamheden voor een uniform wettelijk kader voor de erkenning van erediensten en niet-confessionele levensbeschouwingen? Welke experten werden of worden daarbij betrokken? Kan u al vermelden wat de krijtlijnen ervan zullen zijn?

4. Kunnen we het wettelijk kader nog voor het eind van het jaar verwachten?

 

25.03  Anthony Dufrane (MR): Madame la ministre, l'Union bouddhiste de Belgique a introduit sa demande de reconnaissance officielle en tant qu'organisation philosophique non confessionnelle le 20 mars 2006, il y a plus de 20 ans, sur le fondement de l'article 181 de la Constitution.

 

Après l'octroi d'une dotation de pré-reconnaissance en 2008 et un engagement explicite figurant dans l'accord de gouvernement de 2020, un projet de loi a été validé par le Conseil des ministres en décembre 2023 avant d'être déposé à la Chambre des représentants en février 2024. Néanmoins, l'examen de ce texte a été suspendu brusquement au printemps 2024 en raison d'interrogations soulevées lors d'auditions parlementaires concernant la qualification du bouddhisme et la distinction entre culte et philosophie non confessionnelle.

 

Le 15 juillet 2026, l'Union bouddhiste de Belgique a adressé une mise en demeure formelle au gouvernement afin de dénoncer le maintien de ce blocage. S'appuyant sur l'avis rendu par le Conseil d'État le 12 juin 2023 ainsi que sur des analyses juridiques spécialisées, l'organisation rappelle que la neutralité de l'État interdit de subordonner la reconnaissance d'une conviction à l'accord d'une autre communauté.

 

De surcroît, la jurisprudence récente de la Cour européenne des droits de l’homme, notamment l'arrêt du 11 juin 2026, confirme que le fait de maintenir une organisation dans un statut inachevé pendant, je le rappelle, deux décennies, constitue une discrimination contraire aux articles 9 et 14 de la Convention européenne des droits de l'homme.

 

Madame la ministre, quel est l'état d'avancement exact du projet de loi et quelle suite le gouvernement entend-il donner à la mise en demeure signifiée le 15 juillet dernier par l'Union bouddhiste de Belgique?

 

De quelle manière le SPF Justice prend-il en considération l'avis du Conseil d'État du 12 juin 2023, qui confirme la compétence fédérale pour cette reconnaissance et le choix de l'organisation quant à son statut?

 

Pour quelles raisons de fond le gouvernement choisit-il de geler la procédure pendante 20 ans, au lieu de finaliser le parcours législatif entamé sous la précédente législature?

 

Comment le gouvernement s'assure-t-il du respect du principe de neutralité de l'État, sachant que la suspension du texte a fait suite aux objections d'un autre organisme philosophique lors des auditions de mars 2024?

 

Quelle est votre analyse concernant les risques de condamnation de la Belgique devant la Cour européenne des droits de l’homme au regard de l'arrêt du 11 juin 2026 sur les délais déraisonnables de reconnaissance des communautés convictionnelles?

 

Des démarches concrètes sont-elles prévues d'ici la date limite du 30 septembre 2026 fixée dans la mise en demeure afin d'éviter un contentieux judiciaire devant les juridictions nationales et européennes?

 

25.04 Minister Annelies Verlinden: Beste collega's, ik kan bevestigen dat de Boeddhistische Unie van België op 17 juli een schrijven richtte aan de federale regering over het vraagstuk van haar erkenning. Binnenkort ontvangen wij de vertegenwoordigers om daarover opnieuw verder in gesprek te gaan. Tijdens de vorige legislatuur werd, zoals bekend is, een wetgevende procedure doorlopen met een ontwerp tot erkenning van boeddhisme als niet-confessionele levensbeschouwelijke organisatie, maar dat ontwerp strandde, zoals u vermeldde, in de Kamer van volksvertegenwoordigers.

 

Le projet de loi visant à reconnaître l’Union Bouddhiste de Belgique (UBB) était fondé sur les critères de reconnaissance en vigueur. Ces critères de reconnaissance d’un culte ou d’une organisation philosophique non confessionnelle sont appliqués depuis des décennies et ont été exposés à plusieurs reprises dans des réponses à des questions parlementaires. Ils ne reposent, toutefois, sur aucune base réglementaire.

 

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la Belgique sur cette question dans son arrêt du 5 avril 2022. À la suite de cet arrêt, le gouvernement s’est engagé, tant dans l’accord de gouvernement que dans son plan d’action faisant suite à cette décision, à créer un cadre juridique uniforme pour la reconnaissance des cultes, en concertation avec les entités fédérées et les services de sécurité concernés.

 

Loyaal aan het regeerakkoord heb ik er bij mijn diensten op aangedrongen om spoedig werk te maken van dit uniforme wettelijke kader voor de erkenning. Ik kan u vandaag melden dat mijn administratie inmiddels een eerste ontwerp van wet over het erkenningskader heeft opgesteld. In het eerste ontwerp dat nu voorligt, wordt in het bijzonder rekening gehouden met de status van erediensten en niet-confessionele levensbeschouwelijke organisaties waarvan de vraag om erkenning al in een vergevorderd stadium verkeert. Dat ontwerp zou dit najaar voor advies moeten kunnen worden voorgelegd aan de betrokken overheidsinstanties, waarna het verdere politieke besluitvormingsproces kan worden doorlopen. Het spreekt voor zich dat aansluitend ook het doorlopen van de procedure voor het boeddhisme spoedig moet worden voortgezet.

 

25.05  François De Smet (DéFI): Je remercie madame la ministre. Je suis assez curieux de voir le projet du gouvernement en matière de reconnaissance des cultes, parce que l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme nous dit tout simplement que "le système actuel ne peut plus perdurer".

 

Le problème, dans le cas des bouddhistes, c’est qu’ils demandent quelque chose qui a été accordé à tous les autres, pour de bonnes raisons de leur point de vue. Mais si nous le leur accordons dans le cadre actuel, nous perpétuons un système dont nous savons théoriquement qu’il ne peut plus perdurer.

 

Je sais bien que cela pose d’immenses questions, notamment à l’égard des cultes déjà reconnus: la laïcité etc. Notre système actuel n’est juste pour personne. J’espère donc que ce gouvernement ne procrastinera pas sur ce dossier, qui est, je le reconnais, extrêmement complexe, et qu’il parviendra à nous proposer une solution égalitaire.

 

25.06  Alexander Van Hoecke (VB): Mevrouw de minister, ik dank u voor uw antwoord.

 

Het is goed te horen dat er eindelijk schot in de zaak zit en dat er een wettelijk kader komt.

 

Ik heb het eerder al in de commissie aangegeven en stel dit met heel veel respect tegenover de Boeddhistische Unie van België. Ik blijf het jammer vinden dat wij de gelegenheid niet aangrijpen om een veel fundamenteler debat te voeren over de verhouding tussen religie en staat in België. Ik weet dat het om een grondwettelijke kwestie gaat, maar ons systeem is echt volledig gedateerd en stamt uit twee andere eeuwen.

 

Waarom zijn wij veroordeeld door het Europees Hof voor de Rechten van de Mens? Dat is omdat wij niet iedereen gelijk behandelen. Dat is inderdaad logisch. Lossen wij dat echter op door de Boeddhistische Unie van België te erkennen, waarna iemand anders ook subsidies en overheidsgeld wil ontvangen? Dan zitten wij opnieuw met hetzelfde probleem.

 

Uiteindelijk zullen wij die fundamentele discussie moeten voeren over waar wij naartoe willen met de verhouding tussen staat en religie. Is dat echt het systeem dat wij in stand willen houden, waarbij alle priesters en imams worden betaald? Willen wij echt dat dat allemaal met belastinggeld wordt betaald, bovendien uit het budget van de FOD Justitie? Ik meen dat wij de gelegenheid moeten aangrijpen om die discussie echt eens fundamenteel te voeren.

 

Ik betreur het dan ook dat de aanzet daartoe niet wordt gegeven. Wij kijken echter alleszins uit naar het wettelijke kader en naar de adviezen die daarop zullen volgen. Het is immers in ieder geval goed dat er enig schot in de zaak zit.

 

25.07  Anthony Dufrane (MR): Je vous remercie, madame la ministre, pour ces réponses. Cependant, je n'ai pas eu de réponse à toutes mes questions. J'en avais notamment une relative à votre analyse sur les risques de condamnation de le Belgique par la Cour européenne de Justice. J'entends bien votre réponse.

 

Si je me souviens bien, vous me dites que vous allez à nouveau rencontrer les autorités de l'Union bouddhiste belge la semaine prochaine. Cependant, avec tout le respect que je vous dois, vous les avez déjà rencontrées il y a près d'un an. Vous leur aviez alors annoncé que le dossier avançait bien.

 

Si, aujourd'hui, elles perdent patience, c'est parce qu'elles ne voient rien venir. Quant au fameux cadre légal que vous évoquez, il n'en est encore qu'à ses prémices. Il se trouve toujours au niveau de votre administration et il prendra encore beaucoup de temps. Personnellement, je ne le vois pas aboutir avant la fin de la législature. Cela signifie encore plusieurs années d'attente pour l'Union bouddhiste belge.

 

Pourtant, une solution toute faite existe dès aujourd'hui: reprendre le projet de loi qui avait été validé par le précédent gouvernement et permettre la reconnaissance de l'Union bouddhiste belge, tout en poursuivant parallèlement le travail d'élaboration de ce cadre légal. Je voudrais connaître votre avis sur cette question, car nous prenons également le risque d'une condamnation. J'attends votre réponse par rapport à une éventuelle condamnation.

 

Enfin, madame la ministre, pour terminer sur une note un peu plus positive – enfin, pas tout à fait –, je vous demande vraiment, du fond du cœur, de faire avancer ce dossier. Ce serait sans doute la meilleure manière de mettre à rude épreuve la patience et la sérénité de nos légendaires bouddhistes.

 

Je vous remercie encore pour vos réponses, madame la ministre.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

Le président: Voilà qui clôture notre séance de questions orales pour aujourd'hui. La question n° 56018934 de Mme Sophie Thémont concernant la lutte contre les mutilations génitales féminines est considérée comme sans objet, étant donné que je n'ai pas reçu de nouvelles. Nous en avons donc terminé.

 

Je remercie madame la ministre ainsi que les collègues qui sont encore parmi nous pour leur présence. Je remercie également, bien entendu, les services pour leur soutien.

 

Je lève la séance. Bonne fin de journée.

 

La réunion publique de commission est levée à 18 h 15.

De openbare commissievergadering wordt gesloten om 18.15 uur.