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Bulletin n° : B064 - Question et réponse écrite n° : 0685 - Législature : 54


Auteur Philippe Blanchart, PS
Département Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique
Sous-département Affaires sociales et Santé publique
Titre La prise en charge des troubles psychiques en cas de crise de grande ampleur.
Date de dépôt26/01/2016
Langue F
Publication question     B064
Date publication 29/02/2016, 20152016
Statut questionRéponses reçues
Date de délai26/02/2016

 
Question

Suite aux attentats perpétrés le 13 novembre 2015 à Paris, des milliers de personnes se sont retrouvées endeuillées ou blessées physiquement et/ou psychiquement. La France a ainsi mis en place un dispositif visant à prendre en charge les troubles psychiques de ces nombreuses personnes. Les entreprises et mutuelles ont également apporté leur aide dans ce cadre. Ces prises en charge précoces par les cellules d'urgence médico-psychologique visaient évidemment à désamorcer les angoisses des personnes traumatisées et si possible à éviter d'éventuelles séquelles psychologiques, dont l'état de stress post-traumatique (ESPT) est le plus emblématique. 1. Quel est le pourcentage de personnes touchées par un évènement traumatisant au cours de leur vie en Belgique? Des études ont-elles déjà été réalisées sur le sujet? 2. Quel regard portez-vous sur le dispositif mis en place en France? 3. La Belgique est-elle préparée à pouvoir développer ce genre d'initiatives dans l'éventualité d'une crise importante à gérer sur notre territoire? Existe-t-il un plan de cohésion entre associations, centres de crise, centres de soins et services de santé mentale pour pouvoir assurer un soutien psychologique en urgence à un nombre important de personnes?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B068
Date publication 04/04/2016, 20152016
Réponse

Il n'existe pas d'étude belge concernant le pourcentage de personnes touchées par un évènement traumatisant au cours de leur vie. Des études menées dans des populations comparables demontre que l'on peut estimer que 5 % des hommes et 10 à 12 % des femmes souffrent ou ont souffert de PTSD (Posttraumatic stress disorder ou état de stress post traumatique (ESPT)). En ce qui concerne le dispositif mis en place en France, il est difficile de donner un jugement sur un dispositif encore en pleine démarrage. La France dissocie l'aide sociale (pratique) réalisée essentiellement par la Croix-Rouge ou des organismes similaires, de l'aide psychologique voire psychiatrique par des cellules d'Urgences Médico Psychologiques, des CUMP. Nous pourrions comparer les CUMP à des SMUR "psys" où ce sont des praticiens hospitaliers de santé mentale (psychologues, psychiatres, infirmiers psys, etc.) qui sortent de l'hôpital à la demande pour réaliser du soutien psychologique.   Le choix n'est pas celui qui a été fait par la Belgique. Dans le cadre du plan d'intervention psychosociale pour les situations d'urgence collectives le SPF Santé Publique pilote au niveau local par le biais des Inspecteurs d'Hygiène Fédéraux et les Psychosociaux Managers des réseaux et des outils locales pour une éventuelle gestion de crise psychosociale. Les recommandations de l'IASC (interagence Onusienne) vont dans le sens du modèle belge: - intervention très tôt; - intervention très simples; - interventions peu couteuses; - avec du personnel non spécialisé (pas forcément des psychologues ou psychiatres); - mais de manière collective.

 
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Descripteurs EurovocPOLITIQUE DE LA SANTE | SANTE MENTALE