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Question et réponse écrite n° : 0442 - Législature : 54


Auteur Olivier Chastel, MR
Département Secrétaire d'Etat à la Lutte contre la pauvreté, à l'Égalité des chances, aux Personnes handicapées, et à la Politique scientifique, chargée des Grandes Villes, adjointe au ministre des Finances
Sous-département Lutte contre la pauvreté,Égalité des chances,Personnes handicapées, Politique scientifique
Titre L'application "sexisme".
Date de dépôt09/01/2017
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai10/02/2017

 
Question

Vous avez annoncé le 4 janvier 2017 le lancement durant l'été d'une application qui doit permettre de signaler plus d'infractions à la loi contre le sexisme. À peine 25 plaintes ont été introduites dans le cadre de la loi de lutte contre le sexisme. 1. Comment fonctionnera concrètement cette application? Quel sera le suivi réalisé suite aux signalements réalisés via l'application? Y aura-t-il un suivi policier et/ou judiciaire? 2. Vous prévoyez aussi une campagne de sensibilisation devant encourager les victimes à porter plainte en cas d'infraction, mais qui doit également faire connaître les comportements punissables. Quand cette campagne sera-t-elle lancée? 3. Une application contre le gaybashing avait vu le jour il y a plusieurs années mais n'est plus d'application aujourd'hui. Envisagez-vous de la relancer? Quel bilan tirez-vous de son utilisation?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B105
Date publication 10/02/2017, 20162017
Réponse

1. Les femmes ne se sentent plus en sécurité dans la rue, subissent des intimidations et doivent souvent accepter cette situation comme une partie "normale" de la condition féminine. C'est pourquoi j'entends lancer une application qui permettrait aux femmes d'indiquer rapidement et clairement un endroit où elles auraient été victimes d'intimidation sexuelle, d'être mises facilement en contact avec la police si nécessaire et de pouvoir faire entendre leur voix. L'application doit également donner la possibilité aux fonctionnaires de police de détecter les zones à problèmes et d'en dresser la carte. Ainsi, la police peut également assurer un suivi indirect, même si les victimes ne souhaitent pas déposer plainte. Si elles souhaitent le faire, l'application leur facilitera les choses et la police et la justice pourront directement assurer le suivi de la plainte. 2. Après une rencontre avec les acteurs de terrain et sur leur demande, j'ai décidé de coupler l'application à une campagne de sensibilisation. Je suis par ailleurs d'accord avec eux lorsqu'ils disent qu'une application pour les victimes et un outil pour la police, ce n'est pas assez et que nous devons confronter et sensibiliser le grand public à la réalité quotidienne à laquelle font face de nombreuses femmes. Tant l'application que la campagne seront lancées aux alentours de cet été. 3. En effet, il y a quelques années, une application de ce genre a été lancée. Celle-ci était consacrée au harcèlement des gays. L'initiative venait exclusivement des acteurs de terrain. Et donc pas du gouvernement. Ce n'est donc pas à moi de la relancer. Mais, s'il apparaît que l'application dédiée au signalement des actes d'intimidation sexuelle en rue rencontre un beau succès et si une demande en ce sens vient des acteurs de terrain ou de la population elle-même, je serai prête à envisager d'élargir cette application au harcèlement des gays.

 
Descripteurs EurovocDISCRIMINATION SEXUELLE | LUTTE CONTRE LA DISCRIMINATION | EGALITE HOMME-FEMME
Mots-clés libresPLAINTE